topblog Ivoire blogs

vendredi, 29 janvier 2016

Côte d’Ivoire « la libération de Gbagbo » serait « bénéfique pour la réconciliation » selon Essy Amara

Essy et Gbagbo.jpg

L’ex-diplomate ivoirien, Essy Amara, estime que la « libération » de Laurent Gbagbo, en détention à La Haye pour « crimes contre l’humanité », serait « bénéfique pour la paix et la réconciliation » en Côte d’Ivoire, dans un entretien à Mediapart.
Essy Amara

« Sa libération et le retour de tous les exilés seraient bénéfiques pour la paix et la réconciliation des Ivoiriens », a déclaré M. Essy au site d’information français Mediapart, estimant que « la détention de Gbagbo à La Haye entache l’image de la Côte d’Ivoire en Afrique ».

L’ex-diplomate ivoirien a fait observer que « de nombreux chefs d’Etat estiment qu’il (M. Gbagbo) n’a fait que défendre l’intégrité territoriale de son pays qui était divisé, avec une partie occupée par une rébellion ».

Répondant à la question de savoir ce qu’il pensait de la détention de M. Gbagbo à La Haye, Essy Amara a dit que l’ex-président ivoirien « a inscrit son nom dans l’histoire de la Côte d’Ivoire ».

Pour M. Essy, l’ancien chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo est une personnalité « populaire, charismatique » qui « a réussi à attacher à sa personne de nombreux Ivoiriens qui ne sont même pas membres de son parti, le FPI (Front populaire ivoirien) ».

« Son ethnie et sa région ne vont jamais l’oublier, tout comme tous les Africains qu’il a côtoyés en France et en Afrique », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que son score de « près de 47% » à la présidentielle de 2010 « est une force qu’on ne peut pas ignorer dans le paysage politique ».

En outre, à La Haye, aux Pays-Bas, « il reçoit des visiteurs de tous les pays africains, qui voient en lui un patriote, un africaniste ». Par conséquent, étant « en prison, sa popularité ne peut que grandir, comme celle de Mandela ou de Thomas Sankara », a-t-il poursuivi.

M. Essy (71 ans), s’était présenté à l’élection présidentielle du 25 octobre 2015, avant de se retirer, estimant que les conditions n’étaient pas réunies pour un scrutin « crédibles ».

L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, et l’un de ses proches, Charles Blé Goudé, accusés de « crimes contre l’humanité » par la Cour pénale internationale (CPI), ont plaidé jeudi « non-coupable », à l’ouverture de leur procès qui devrait durer plusieurs mois.

Par Patrice Allégbé

09:36 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Côte d’Ivoire: Blé Goudé et Gbagbo plaident « non coupable » à l’ouverture de leur procès

CPI1.jpg

Laurent Gbagbo a plaidé non coupable jeudi à l’ouverture de son procès devant la Cour pénale internationale, cinq ans après des violences postélectorales qui ont déchiré une Côte d’Ivoire toujours en quête de « vérité ».

La procureure de la Cour pénale internationale a affirmé avoir obtenu « un grand nombre de preuves » démontrant la culpabilité de l’ex-président ivoirien dans les violences ayant déchiré son pays en 2010-2011.

« Nous avons obtenu un grand nombre de preuves contre les deux accusés », M. Gbagbo et son co-accusé Charles Blé Goudé, ancien chef de milice, a déclaré la procureure Fatou Bensouda.

M. Gbagbo est le premier ex-chef d’Etat poursuivi par la CPI. Son procès est un vrai test pour la Cour, entrée en fonction en 2003.

Lui et son co-accusé Charles Blé Goudé, 44 ans, ancien chef de milice, sont poursuivis pour leur rôle dans la crise née du refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, à l’issue de l’élection présidentielle de fin 2010.

M. Ouattara avait été reconnu vainqueur notamment par les Etats-Unis et l’Union européenne.

Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois, transformant en champ de bataille certaines zones du premier producteur mondial de cacao, moteur économique de l’Afrique de l’Ouest.

« Je plaide non coupable », a déclaré Laurent Gbagbo, 70 ans, après lecture des charges par un représentant du greffe : meurtres, viols, actes inhumains et persécutions. M. Blé Goudé l’a imité quelques instants plus tard.

M. Gbagbo, portant un costume bleu foncé, était apparu souriant et détendu à l’ouverture de l’audience, vers 09H35 (08H35 GMT).

L’accusation devrait avoir la parole la majorité de la journée de jeudi. Suivront dans l’après-midi les représentants des 726 victimes admises aux procédures, puis, vraisemblablement vendredi, la défense.

– ’Libérez Gbagbo’ –

Quelques centaines de partisans de l’ex-président avaient fait le déplacement et chantaient jeudi matin leur soutien devant la bâtiment de la CPI, arborant des écharpes, chapeaux et autres apparats aux couleurs de la Côte d’Ivoire : vert, blanc et orange.

« Libérez Gbagbo ! », « Procès de la honte ! », « Gbagbo président ! » scandaient-ils au rythme de tambours, se réchauffant dans la fraîcheur matinale néerlandaise.

L’ex-président ivoirien est accusé d’avoir fomenté une campagne de violences pour tenter, en vain, de conserver le pouvoir. Charles Blé Goudé aurait, lui, été à la tête d’hommes ayant tué et violé des centaines de personnes dans le but de maintenir l’ex-chef de l’Etat au pouvoir.

Mais pour le camp Gbagbo, ce dernier est un chantre du multipartisme et la France, ancienne puissance coloniale, est derrière le « complot » qui a entraîné la chute de ce farouche nationaliste.

Reporté à plusieurs reprises, ce procès est attendu autant par le camp Ouattara que par celui de Gbagbo, d’autant qu’il repose la question cruciale des rapports entre justice et réconciliation.

En Côte d’Ivoire, dans les bastions des deux accusés, des écrans géants ont été installés pour que la population puisse suivre les procédures.

Devant la CPI, les partisans de M. Gbagbo ont leur idée de la vérité. « Notre rêve de voir notre président retrouver sa liberté commence aujourd’hui », affirme à l’AFP Marius Boué, qui a fait le déplacement depuis le nord de la France.

Le juge président Cuno Tarfusser a de son côté mis en garde contre toute « instrumentalisation politique » du procès, qui porte sur un conflit qui divise encore la Côte d’Ivoire.

« Ce n’est pas un procès contre la Côte d’Ivoire ou contre le peuple ivoirien, mais contre deux personnes physiques », a-t-il dit, affirmant que la Cour travaillera en toute « impartialité ».

– ’Justice des vainqueurs’ –

Cette « vérité » tant attendue par les Ivoiriens, accusation et défense ont promis mercredi de la faire « éclater ».

L’avocat de M. Gbagbo, Emmanuel Altit, avait par exemple assuré que son client « veut que toute la vérité soit dite, pour que les Ivoiriens puissent se réapproprier leur propre histoire ».

Laurent Gbagbo, dont la santé est « fragile », selon ses avocats, avait été livré à la CPI en 2011. Charles Blé Goudé avait, lui, été transféré à La Haye en 2014.

L’accusation assure disposer de 138 témoins, qui ne seront pas tous appelés en audience. Elle compte présenter plus de 5.300 éléments de preuve dans un procès qui devrait durer entre trois et quatre ans.

Simone Gbagbo, épouse de Laurent, a été condamnée à 20 ans de prison en Côte d’Ivoire pour son rôle dans la crise, en compagnie de 78 autres personnes.

Aucun membre du camp Ouattara n’a encore été inquiété par la CPI, ce qui lui vaut parfois d’être taxée de « justice des vainqueurs », mais le bureau du procureur a promis d’intensifier son travail d’enquête, alors que les avocats d’un millier de victimes présumées s’inquiètent de « l’impunité » dont jouissent les partisans de l’actuel président ivoirien.

« Village après village, dans l’ouest lointain, des membres des forces républicaines loyales à Ouattara ont tué des civils de groupes ethniques associées à Gbagbo », dénonce l’ONG Human Rights Watch dans un communiqué.

AFP

 

09:24 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

jeudi, 28 janvier 2016

Côte d’Ivoire / CPI: Gbagbo “attend son procès avec confiance’’

Gbagbo CPI.jpg

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, accusé de “crimes contre l’humanité’’ par la Cour pénale internationale (CPI), “attend avec confiance’’ son procès qui doit s’ouvrir jeudi, a assuré mercredi son avocat Me Emmanuel Atit.

“Le président Gbagbo a surmonté les événements. Il espère que ce procès sera l’occasion pour tous les Ivoiriens de s’unir. Le président Laurent Gbagbo attend son procès avec confiance’’, a affirmé Me Emmanuel Altit, lors d’une conférence de presse au siège de la Cour, à La Haye.

Interrogé sur les moyens dont dispose la défense pour travailler, l’avocat français a déclaré que son équipe recevait de la Cour “une enveloppe budgétaire pour mener ses enquêtes’’.

Cependant, il a indiqué que ses “moyens ne sont pas à la hauteur de ceux du procureur’’.

Laurent Gbagbo, incarcéré depuis novembre 2011, est accusé par la CPI d’être responsable de “crimes contre l’humanité’’ commis lors des violences post-électorales de novembre 2010-avril 2011 qui ont officiellement fait près de 3.000 morts en Côte d’Ivoire.

Son procès s’ouvre jeudi à La Haye.

Serge Alain KOFFI

09:32 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg