topblog Ivoire blogs

mercredi, 23 décembre 2015

Affaire Johnny Patcheko : LE PRO-OUATTARA «TALIBAN CHOCO» DEFERE DEVANT LE JUGE

1450873957.png

«Taliban Choco » milicien pro-Ouattara connu sur la toile pour ses vidéos et photos où il fait l’apologie de la violence contre les pro-Gbagbo a été mis aux arrêts le dimanche 20 décembre dernier avec deux de ses acolytes. Il est poursuivi pour avoir mené une violente agression contre le cyber-activiste pro-Gbagbo Johnny Patcheko le 21 août 2015 à Paris…

Les faits. Le 21 août 2015, alors qu’ils prennent un pot dans un «Maquis» Parisien, Johnny Patcheko Antonio, activiste panafricain pro-Gbagbo et ses amis sont violemment attaqués à l’arme blanche et autres objets contondants par une horde d’assaillants conduite par un certain Taliban Choco se réclamant du président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. Johnny Patcheko qui est visé dans l’agression pour ses vidéos anti-Ouattara est sérieusement atteint.

Il prend sept (7) coups de couteau sur différentes parties de son corps. Grièvement blessé Johnny Patcheko est conduit en urgence dans une structure l’hospitalière de la place tandis que ses agresseurs prennent eux la fuite. Par la suite, avec l’appui de maître Habiba Touré, avocate au barreau de la Seine Saint Denis en France, Johnny Patcheko va porter plainte contre Taliban Choco et sa bande. Là s’arrête la genèse de l’affaire.

Depuis le dimanche 20 décembre 2015, celui qui se croyait intouchable en multipliant les attitudes de défi s’exhibant par des vidéos avec des armes de guerre sur les réseaux sociaux pour narguer sa victime et la justice française a été mis aux arrêts. Après avoir passé deux jours en cellule au Commissariat de la Courneuve, suite à une confrontation de deux heures avec sa victime, Taliban Choco a été déféré ce mardi 22 décembre au Palais de justice de Bobigny. Selon nos sources, Taliban Choco et deux de ses lieutenants devraient passer devant un juge ce mercredi 23 décembre pour être situés sur le sort qui leur est réservé. Nous reviendrons sur cette affaire.

AUGUSTIN Djédjé à Paris

15:00 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Bye bye le dollar: Les Zimbabwéens se convertissent au yuan chinois

Billet_de-Banque-Chinois-le-Yuan.jpg

Les Zimbabwéens, qui ont progressivement abandonné leur monnaie locale pour le dollar américain à cause d’une inflation galopante, vont désormais pouvoir payer dans la devise chinoise.

 Au Zimbabwe, le triple étiquetage sera sans doute bientôt en vigueur. Terminée l’époque des chariots de billets après l’hyper inflation débutée en 2003.

Depuis six ans, les Zimbabwéens ont progressivement échangé leurs millions de milliards de dollars zimbabwéens en dollars américains. Le rand sud-africain a lui aussi été accepté dans le pays. Il faudra compter sur une troisième devise, la Chine cherchant à accroître l’utilisation du yuan dans cette économie à monnaies multiples.

« Ils (la Chine) ont dit qu’ils annulaient nos dettes qui arrivaient à échéance cette année et nous sommes en train de finaliser les instruments de dettes et de les recalculer » a déclaré le ministre des Finances Patrick Chinamasa, dans un communiqué.

La Chine efface une dette qui ne valait plus rien

 Une dette de 40 millions de dollars zimbabwéens qui de doute façon ne valait plus rien ou presque. Patrick Chinamasa a aussi annoncé que le Zimbabwe allait accroître l’offre légale du yuan alors que le pays cherche à accroître ses échanges commerciaux avec Pékin.

« L’acceptation du yuan devrait nous offrir de nouvelles possibilités dès l’année prochaine », a déclaré ce mardi le président Robert Mugabe.

« Je suis heureux que le ministre des Finances et le gouverneur de la banque centrale cherchent d’autres stratégies pour réformer le secteur bancaire et injecter des liquidités dans notre marché », a-t-il ajouté alors qu’il s’exprimait lors de l’enterrement d’Aguy Georgias, un chef d’entreprise, ex-sénateur et vice-ministre.

 Le Zimbabwe a abandonné son propre dollar en 2009 après l’hyper-inflation qui avait atteint le chiffre de 500 milliards pour cent et donc l’avait rendu inutilisable. Le pays africain a alors commencé à utiliser plusieurs devises étrangères comme le dollar américain et le rand sud-africain. Le yuan fut ensuite ajouté a un panier de devises étrangères mais l’utilisation n’a pas été validée pour des transactions publiques dans un marché dominé par le billet vert.

La Chine, premier partenaire commercial

L’utilisation du yuan « sera fonction du commerce entre la Chine et le Zimbabwe et acceptable par les clients du Zimbabwe, » a ajouté le ministre. Le chef de la banque centrale du Zimbabwe, John Mangudya, a négocié avec la banque de la République populaire de Chine « pour voir si nous pouvions améliorer son utilisation ici » a précisé Patrick Chinamasa.

 La Chine est aujourd’hui le premier partenaire commercial du Zimbabwe. Boudé par ses anciens partenaires commerciaux occidentaux pour ses violations des droits de l’Homme, le président Robert Mugabé, au pouvoir depuis l’indépendance en 1980, a choisi d’adopter une stratégie tournée vers l’Orient, scellant de nouvelles alliances avec des pays d’Asie de l’est et renforçant les alliances déjà existantes.

Début décembre, le président chinois Xi Jinping a effectué une visite officielle au Zimbabwe, un évènement rare dans ce pays souvent boudé par les leaders mondiaux. Il a présidé à la signature de plusieurs accords, visant principalement à améliorer et à reconstruire les infrastructures du Zimbabwe notamment dans le domaine de l’énergie.

Source: L’Express

12:37 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Affaire Mandat d'arrêt contre Compaoré - Mariam Sankara à Ouattara sur RFI: "Gbagbo est à la CPI, Simone Gbagbo est jugée en C.I, Blaise Compaoré doit donc revenir au Burkina pour dire la vérité devant les tribunaux"

20151223_aujourdhui_1018.jpg

La veuve de Thomas Sanakara hier sur Radio France international, a affirmé que le Président ivoirien Alassane Ouattara, depuis sa prise du pouvoir en 2011, a fait de la lutte contre l’impunité, la priorité de ses priorités.
C’est la raison pour laquelle Laurent Gbagbo est à la Cour pénale internationale et Simone Gbagbo est en prison en Côte d’Ivoire.
Il doit donc permettre à Blaise Compaoré de revenir au Burkina Faso pour répondre de ses crimes comme l’exigent la justice burkinabé, le peuple, et la famille.
Elle a donc souhaité que le président Alassane Ouattara, facilite la procédure judiciaire enclenchée au Burkina en permettant à l’ex-président Blaise Compaoré sous le coup d’un mandat d’arrêt international été lancé depuis hier, de venir répondre des faits qui lui sont reprochés au sujet de l’ex-président Thomas Sankara.
Dans cet entretien accordé à la Radio France internationale (RFI) diffusé hier, Mariam Sankara s'est dite d'emblée "contente'' du mandat d'arrêt délivré par la justice militaire contre Blaise Compaoré, en exil en Côte d'Ivoire.

Elle a ensuite souhaité que le président ivoirien Alassane Ouattara permette à son "ami'' de revenir au Burkina afin de pouvoir "dire la vérité'' devant les tribunaux du pays.

"J'attends le jour où je le (Blaise Compaoré ndlr) verrai comparaître devant les tribunaux burkinabè (..) J'attends donc son rapatriement (…) Il nous dira enfin pourquoi. Il nous dira la vérité (…) pourquoi il a fait ça. Qu'il nous explique''.

Pour Mariam Sankara, "le peuple ivoirien et le peuple burkinabè sont des peuples frères''. Au regard des évènements récents qui ont frappés la Côte d'Ivoire, elle peut facilement tirer cette conclusion: "les autorités ivoiriennes ne cautionnent pas l'impunité''.

La veuve de Thomas Sankara ne s'est pas limitée aux autorités ivoiriennes, mais s'est également adressée au nouveau président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

"Depuis qu'il y a eu l'insurrection, le peuple burkinabè a émis certains souhaits : plus d'impunité dans ce pays. Et donc ce que Kafando (le président de la transition, ndlr) a commencé, je pense qu'il va être difficile pour Roch Kaboré de ne pas continuer dans ce sens'', a-t-elle affirmé.

Le capitaine Thomas Sankara, père de la Révolution burkinabè et président du Faso (1983-1987), a été assassiné le 15 octobre 1987, lors du coup d'Etat qui a propulsé Blaise Compaoré au pouvoir.

Dans le cadre de l'instruction judiciaire en cours sur son assassinat, un mandat d'arrêt international à été émis, en début décembre dernier, contre Blaise Compaoré, en exil en Côte d'Ivoire, depuis l'insurrection populaire de fin octobre 2014.

La police internationale Interpol, ainsi que les autorités ivoiriennes auraient déjà été saisies au sujet de ce mandat d'arrêt.

Pour le moment, les autorités ivoiriennes n'ont pas encore donné officiellement une suite à la demande de la justice militaire burkinabè. D'ailleurs, la réaction du président ivoirien Alassane Ouattara est très attendu sur ce coup.

Plus de détails dans nos prochains articles.

Serge Touré avec APA

 

11:24 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg