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lundi, 28 décembre 2015

Affaire "Tentative d'évasion de Dienderé et Bassolé": Il s'agissait d'une grosse opération de déstabilisation du Burkina

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Après des investigations poussées sur la tentative de libération des présumés putschistes, les fins limiers des forces de sécurité commencent à découvrir ce qui semble une grosse opération de déstabilisation du pays.
En effet, loin du simple fait de vouloir libérer les putschistes du 16 septembre, le projet visait à s’attaquer aux forces loyalistes qui sont intervenues pour libérer le Camp Naaba Koom 2. L’opération avait été planifiée par des militaires de l’ancien RSP pour s’attaquer au Camp Naaba Koom 2, le Camp Paspanga de la Gendarmerie, l’Armée de l’Air, l’Armée de terre, etc., avant de se rendre au Camp Lamizana pour libérer les détenus de la MACA. Ils projetaient de passer à l’acte le 25 ou le 30 décembre. Tous les présumés auteurs ont été identifiés, des arrestations ont été opérées, dont le cerveau de l’affaire, et se poursuivent.
Les éléments de l’ex-RSP doivent comprendre une bonne fois pour toute que si le peuple a accepté leur repentir, ils doivent également rentrer définitivement dans les rangs. Tout cela participe à la cohésion au sein des forces armées et au niveau de la Nation pour un futur heureux du pays. Il n’y a pas lieu de vouloir se venger de quoi que ce soit. Ils n’ont pas été recrutés dans l’Armée pour servir un homme ou un régime mais pour défendre la Nation. Des projets du genre doivent être bannis de leur tête car leur mise à exécution n’a pas de chance de réussir sauf à déstabiliser le pays. Ils ne feront qu’en rajouter à la douleur de leurs familles.

Source: Les Echos du Faso

 

10:48 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Noël pour Gbagbo/ Albert BOURGI depuis Paris : «LA CÔTE D’IVOIRE VA MAL, LES IVOIRIENS ONT BESOIN DE LAURENT GBAGBO»

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Comme à leur habitude depuis un peu plus de 4 ans, les partisans du président Laurent Gbagbo de la Diaspora parisienne ont organisé une fête spéciale de la Noël en faveur de l’ex-président ivoirien incarcéré à la Haye. Ce fut un moment de forte mobilisation de grande émotion et de paroles fortes…

«2016 ne se terminera pas sans que Laurent Gbagbo ne soit parmi nous. C’est certainement le dernier Noël que nous fêtons pour Laurent Gbagbo alors qu’il est loin de sa famille biologique et politique. J’en suis entièrement persuadé. Il suffit d’observer la vie politique telle qu’elle se déroule aujourd’hui en Côte d’Ivoire pour s’en convaincre. La Côte d’Ivoire va mal. Les ivoiriens ont besoin de Laurent Gbagbo »

C’est par ces propos très engagés que le professeur Albert Bourgi, politologue français, ami de tous les temps de l’ancien président ivoirien a ouvert vendredi 25 décembre 2015 à Paris, la fête spéciale « Noël 2015 pour Gbagbo» la quatrième du genre depuis que Laurent Gbagbo est incarcéré à la Haye.

Venus en très grand nombre, les partisans de l’ancien président ivoirien ont communié avec plusieurs artistes qui ont donné une allure festive au rassemblement politique. Il faut dire que le thème de cette nouvelle rencontre libellé en ces termes : «POUR VOTRE ATTACHEMENT AU PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO ET A SON COMBAT» était en lui seul une sorte de sondage osé pour mesurer la popularité du président Gbagbo au regard des remous qui secouent son parti le FPI. Du coup, amis, partisans et admirateurs de l’ancien président ivoirien n’ont donc pas voulu se faire conter cette fête. Ils ont fait le déplacement en nombre pour montrer leur attachement à Laurent Gbagbo malgré l’éloignement qui dure maintenant 4 ans.

Pari réussi pour les organisateurs…

Cette année, le comité d’organisation a mis les petits plats dans les grands pour faire les choses en grand. Premièrement le choix du lieu de la cérémonie. Le 179 du Boulevard Serrurier du 19ème arrondissement de Paris. Cette adresse qui abrite un important lieu de culte a sans nul doute été choisie pour rester dans le tempo de la célébration de cette grande fête chrétienne qui rappelle la naissance du Christ, moment important de la foi chrétienne. Les Saintes Écritures ne disent-elles pas « Que là où s’arrête la main de l’homme, c’est là que commence celle de Dieu » ? Si les organisateurs avaient voulu mettre la libération de Laurent Gbagbo entre les mains du Seigneur, ils ont réussi leur pari.

Ensuite on a noté la qualité des invités qui ont fait le déplacement et la densité des discours qui ont meublé la cérémonie. Aux côtés du professeur Albert Bourgi venu avec son épouse, on a enregistré la présence de plusieurs autres personnalités. En l’occurrence, Dr Claude Koudou, Secrétaire National du Front populaire ivoirien chargé de la Communication et du Marketing politique, Pascal Logbo président du NPR, Arsène Touho, secrétaire général adjoint de l’UNG chargé de la diaspora et du projet de société accompagné d’une forte délégation, Dagbo Raphaël de l’association «Les amis de Laurent Gbagbo», le ministre Eric Kahé de l'AIRD, Willy Bla, président du Cri-Panafricain, Maître Habiba Touré, avocate de la famille Gbagbo fortement ovationnée par le public, Jean N’dré représentant Mme Assalé Hortense de la représentation du FPI en France, Abel Naki, président-fondateur du Cri panafricain et vice-président de la CNC et Jo Mamadou cousin et chargé de mission du président Gbagbo. Tous ont fait chorus pour faire de la libération du président Laurent Gbagbo la priorité des priorités de cette année 2016.

Gagneront-ils leur pari face à une cour pénale internationale aujourd’hui décriée pour son parti pris flagrant dans cette affaire Gbagbo? Toujours est-il que vue la mobilisation de ce vendredi 25 décembre 2015, le procès de Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé qui s’ouvre en janvier 2016 à la Haye risque de refuser du monde./.

AUGUSTIN Djédjé à paris
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samedi, 26 décembre 2015

Burkina Faso : déclaration de la Comicodi relative au mandat d’arrêt international et la demande d’extradition contre le criminel le plus répugnant de l’histoire

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En cette fin de l’année 2015, des millions d’Africains de tous les âges, des millions d’hommes et de femmes à travers le monde, des anonymes de toutes les races et de toutes les confessions religieuses, retiennent leur souffle, et pour certains, refont le deuil de Thomas Sankara, en attendant de faire enfin de véritables funérailles et de lui réserver pour l’éternité, la gloire, le mérite, l’affection, et les honneurs qui lui reviennent dans une histoire commune de toute l’humanité.

La nouvelle du mandat d’arrêt international et de la demande d’extradition contre l’ancien usurpateur de la légitimité populaire du peuple burkinabé, monsieur Blaise Compaoré, homme lige, criminel patenté et servile exécutant des ordres d’un Occident qui a orchestré la destruction de tous les nationalistes éloquents de l’Afrique, n’est pas seulement un événement, c’est une renaissance pour nous.

Jamais assassinat de leader nationaliste africain, n’avait autant traumatisé autant de générations et porté un coup aussi sévère à l’émancipation des peuples. Jamais à travers le monde, crime n’avait été aussi bouleversant, aussi odieux dans son essence et aussi troublant dans ses implications et ses effets collatéraux. Ni l’assassinat dans l’ordre l’assassinat de Ruben Um Nyobè, de Patrice Lumumba, de Barthélémy Boganda, de Che Guevara, d’Amilcar Cabral, de Steve Biko et de Salvador Allende, n’eurent le même impact et les mêmes conséquences.

L’assassinat du jeune capitaine révolutionnaire et visionnaire promoteur d’un projet exceptionnellement novateur pour la reconstruction de la dignité souillée de l’homme noir, fut l’œuvre d’un criminel d’une rare méchanceté et d’une extraordinaire cruauté. Une seule phrase dit tout : Répondant à ceux qui lui présentaient les preuves du complot de Compaoré pour l’éliminer, Sankara déclara :

« si c’est Blaise qui veut me tuer, je n’y peux rien. J’irai simplement l’attendre au ciel.

Et le père de Sankara à son tour, de déclarer à un journaliste venu l’interviewer :

« Voilà la place de Blaise, cette chaise tout à côté de vous. C’est un enfant de la maison au même titre que Thomas. Je l’attends toujours. La porte lui est toujours ouverte et sa place garantie. Quand Thomas venait me rendre visite, ils étaient toujours ensemble et ils s’asseyaient là tous les deux, côte à côte ».

Pathétique, vraiment pathétique. C’est cet homme donc, ce Compaoré, qui a éliminé celui qui était comme son frère jumeau, son sang, ses yeux, ses oreilles et sa bouche, celui avec qui il faisait tout ensemble depuis le célèbre camp des parachutistes de Po où ils avaient préparé le coup d’Etat et élaboré le projet de transformation radicale de la Haute Volta coloniale en Pays des hommes intègres new look Africa, Burkina Faso. Le criminel éliminera par la suite, les deux autres membres de l’équipe de quatre, en l’occurrence les capitaine Lingani et Zongo, dans un même élan de traîtrise sanguinaire, d’avidité du pouvoir absolu, d’exécution des ordres des maîtres néocoloniaux et impérialistes.

Thomas Sankara arrive au pouvoir en 1984, au moment où le vaste mouvement de revendication des pays du sud pour « un nouvel ordre économique mondial » et pour une redéfinition globale des termes de référence de la coopération autant que la contestation des règles du droit international, est essoufflé et vaincu par une Amérique redevenue flamboyante et dominatrice grâce à Ronald Reagan, et l’affaiblissement de l’URSS. Le jeune leader représente alors un nouveau salut, un sursaut utile, une nouvelle espérance. Son assassinat en 1987, marquera un coup d’arrêt brutal et replongera le continent dans le désespoir qui aboutit aux confusions et aux conférences nationales ratées de la décennie 1990. Compaoré nous a fait mal, très mal.

Nous avons tellement attendu ce moment, vivant toutes ces années avec le cœur serré, le désir de vengeance tenace, le couteau dans la poche du pantalon, et le regard sur l’avenir agacé et confus. Durant ces années, les maîtres d’Occident, champions d’une idée des droits de l’homme et de justice sectaire, d’une proposition démocratique qui n’inclus pas hélas les peuples sauvages que nous sommes, ont assuré la protection, la promotion et la garde du criminel au point de l’exfiltrer au dernier moment de la scène de tous ses crimes. Durant ces années, Compaoré, marchant sur le sang de ses victimes et souillant la mémoire et la sépulture de Thomas, s’est pavané en faiseur de paix mandaté et adulé par les donneurs d’ordre étrangers, au point de se prendre pour un être normal, et de vouloir se vêtir du costume d’immortel.

Le vaillant et brave peuple du pays des hommes intègres comme l’avait rêvé Sankara, a lavé l’affront ce 30 octobre 2014 en sonnant la révolte puis la nouvelle révolution. Avec le mandat d’arrêt et la demande d’extradition, c’est la renaissance de l’Afrique pour laquelle nombre de nos penseurs, savants, leaders et dirigeants ont travaillé et travaillent encore, qui a pris corps.

Le geste est fort, et ses répercussions solides, larges, immenses et profondes à la fois. Nous sommes dorénavant convaincus que nous mettrons tôt ou tard aux arrêts et les jugerons, les assassins de tous nos glorieux martyrs, les Um Nyobè, Lumumba, Biko et autres. Nous ferons alors le deuil, et nous organiserons des funérailles en règle.

Ni les tintamarres des puissances dominantes, ni les machinations d’une idéologie de la pensée unique qui ne prône les droits de l’homme et la démocratie que pour la Syrie en laissant des criminels s’imposer à vie à la tête des Etats en Afrique, et ni les sectes mafieuses et autres réseaux de criminels organisés en centres d’intérêts autour de quelques grands groupes industriels néocoloniaux qui contrôlent nos ports, aéroports, chemins de fer, champs pétroliers et ressources minières, n’empêcheront la justice finale et l’avènement d’une nouvelle Afrique.

Ce n’est pas l’Occident qui continue de pourchasser ses criminels nazis et autres, qui nous endormira avec le discours du pardon sélectif qui ne s’applique qu’ailleurs, en Afrique du sud où ils veulent nous imposer Mandela comme modèle non pas en réalité pour sa résistance, mais pour avoir laissé impuni les auteurs criminels de l’apartheid, les instigateurs des massacres de Sharpeville et de Soweto. L’Amérique n’a lésiné ni sur les moyens, ni sur le temps, ni sur le sacrifice pour retrouver et liquider Ben Laden. L’Afrique ne fera pas autrement que comme cela, pour retrouver et châtier les criminels.

Il demeure que la leçon à tirer de la tragédie du couple Sankara- Compaoré, réside dans la fermeté sur les principes, et la liquidation impitoyable des traîtres à la cause, des salauds et des mécréants sournois ou arrogants qui violent les codes éthiques et profanent les buts et objectifs des projets, des orientations, des programmes et des codes de conduite. La tolérance ne doit pas être admise pour les traîtres à la cause, dès lors qu’ils ont été démasqués à la suite des déviations avérées, ou des soupçons consolidés par des témoignages concordants.

La Commission indépendante contre la corruption et la discrimination félicite sincèrement et fraternellement les dirigeants légitimes du pays des hommes intègres, pour toutes leurs initiatives et leur exprime son soutien total.

La Commission espère que le sort du criminel Blaise Compaoré servira de leçon à quelques dictateurs du genre, qui se prennent pour des immortels, et que ces derniers, au moins pour certains, saisiront l’occasion pour s’ajuster opportunément avant qu’il ne soit trop tard.

Vive le vaillant et brave peuple du pays des hommes intègres,

Vive la révolution africaine

Vive le droit des peuples à disposer effectivement d’eux-mêmes

Vive le droit inaliénable des peuples à disposer de leurs ressources naturelles

Vive la souveraineté permanente des peuples

Vive le pouvoir des peuples

Vive l’union et la solidarité des peuples africains

Vive la mémoire de Thomas Sankara

Vive la mémoire de tous les martyrs africains

Yaoundé, le 24 décembre 2015

Le Président de la Commission

SHANDA TONME

Médiateur universel

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