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mardi, 29 décembre 2015

CPI/ Procès de Gbagbo: Le juge Bertam Schmitt démissionne

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La Haye - Coup de théâtre au procès du Président Laurent Gbagbo. Une juge rend le tablier à un mois du procès.
En effet, le juge Bertram Schmitt démissionne à un mois du procès de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale.
Selon une source, les raisons de sa démission seraient liées aux conditions d'ouverture du procès du Président Laurent Gbagbo et du Ministre Charles Blé Goudé, dans un mois à la CPI.

Le Juge Bertram SCHMITT (Allemagne) est entré en fonction le 11 mars 2015, pour un mandat de neuf ans. Élu parmi les candidats du Groupe des États d'Europe occidentale et autres États (liste A).

Le juge Schmitt (1958) a plus de 23 années d'expérience en tant que juge pénal. À compter de 2005, il a siégé à la Cour fédérale de justice, qui est en Allemagne la juridiction suprême en matière civile et pénale. Au cours de sa carrière, il a conduit les procédures en tant que juge président au sein d'un tribunal régional, connaissant, dans le cadre d'une multitude de procès pénaux, de crimes tels que des homicides, des violences sexuelles à l'égard de femmes ou d'enfants et toutes les formes de criminalité organisée. En 2009, il a été nommé juge ad hoc à la Cour européenne des droits de l'homme. Depuis 2009, il représentait l'Allemagne au sein de l'Organe de contrôle commun d'Eurojust à La Haye. Le juge Schmitt possède une expérience universitaire considérable. Depuis 2000, il est professeur adjoint de droit pénal, de procédure pénale et de criminologie à l'Université de Wurtzbourg. Il est l'un des deux auteurs du commentaire de référence, en Allemagne, en matière de procédure pénale, ce qui inclut l'annotation de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Michèle Laffont

Correspondante permanente aux Pays Bas

 

11:53 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

lundi, 28 décembre 2015

Côte d’Ivoire – Zida lève les derniers doutes sur les enregistrements Soro-Bassolé « c’est authentique »

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La Transition burkinabè tire à sa fin. Le Premier ministre Zida a répondu lors d’un point de presse le 27 décembre à plusieurs questions dont l’affaire de la putschtape Soro-Bassolé.

Isaac Zida est revenu sur le sujet des écoutes téléphoniques entre le Général Djibrill Bassolé et le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, par la force des questions des journalistes. Et il ne s’est pas dédit sur leur authenticité. Au contraire, il ajoute d’autres informations quant aux moyens qui ont été utilisés pour ces écoutes :

«C’est authentique parce que nous avons obtenu ces écoutes à partir de moyens techniques et scientifiques. Pourquoi quand Angela Merkel dit que Obama l’écoute vous ne dites pas que c’est faux ? On a acheté ces outils avec l’argent du contribuable burkinabè, c’est pour que ça serve à sa sécurité ».

Sur un autre plan, interrogé quant à ses relations avec certaines organisations de la société civile qu’il financerait pour le soutenir, Isaac Zida a précisé qu’il n’a connu ces OSC que le 30 octobre 2014 au sein de l’état-major des armées avant d’aller déclarer que le Président Compaoré démissionnait. « Qui les finançait en ce temps ?», a demandé Zida en souhaitant que le niveau du débat soit élevé.

Pour le reste, à savoir le bilan de la transition, il estime que l’exécutif a fait ce dont il était capable (il fait la confidence qu’il a des trous de mémoire après avoir passé « 13 mois sans weekend » à la tête de l’exécutif) et a fait de son mieux pour laisser aux nouveaux gouvernants un pays assez bien en point.

Un audit de la transition ? Isaac Zida n’y voit aucun inconvénient, d’autant plus qu’à son arrivée, il a réclamé cela pour les départements ministériels du régime de Blaise Compaoré.

« Je suis très favorable et je pense que c’est même incontournable. Il est inadmissible que l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat passe sans faire l’audit de la transition. Nous encourageons fortement cet audit ».

Et si jamais il était mêlé à un dossier judiciaire, « c’est avec plaisir » qu’il ira répondre devant la justice. En attendant, que sera son prochain point de chute après la Primature ? Ambassadeur aux Etats-Unis comme cela se susurre ? Réponse :

« Oui, j’ai été consulté pour être ambassadeur. Mais l’ambassadeur représente le Chef de l’Etat. Au Burkina, nous sommes dans une phase où je ne pouvais pas abandonner mon poste plus tôt. Quand je vais terminer la transition, ce sera un autre chef d’Etat. Avoir été consulté par un Chef d’Etat pour représenter un autre chef d’Etat, ça fait dans la bizarrerie. Nous n’aimons pas les choses bizarres, c’est pour cela que nous mettons ce sujet de côté ».

Si tant est que cela est une « bizarrerie » d’être nommé ambassadeur par Michel Kafando pour le compte de Roch Marc Christian Kaboré, pourquoi Amina Billa, Moussa Nébié et Jacob Pasgo l’ont-ils alors été lors de l’avant-dernier conseil des ministres ? Le Premier ministre a une réponse :

« En dehors de la ministre Billa, les autres étaient déjà ambassadeurs. C’est la transition qui les a appelés au regard de leurs compétences. Ils auraient pu refuser. (…) Il est bon que vous compreniez qu’à la fin de la transition, ce ne serait que justice de les renvoyer là où ils étaient ».

Le lieutenant-colonel Isaac Zida est désormais Général de division. Une nomination qui est au centre de débat dans l’opinion nationale, mais aussi dans l’armée, selon certaines informations. Mais pour le concerné, cela n’est pas un problème. « Ce n’est pas la première fois qu’on nomme un Général dans l’armée burkinabè. Pourquoi ça va poser un problème à l’armée ? », questionne-t-il.

Du reste, il estime que retourner lieutenant-colonel au sein de l’armée pourrait gêner aux entournures ses frères d’armes :

«Après avoir assumé les fonctions de Président du Faso, Premier ministre, ministre de la défense, ça ne me gênerait pas de retourner dans l’armée lieutenant-colonel, mais je pense que ça va gêner l’armée que j’y retourne lieutenant-colonel ».

Abdou ZOURE

Source: Burkina24

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Albert BOURGI depuis Paris : «LA CÔTE D’IVOIRE VA MAL, LES IVOIRIENS ONT BESOIN DE LAURENT GBAGBO»

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Comme à leur habitude depuis un peu plus de 4 ans, les partisans du président Laurent Gbagbo de la Diaspora parisienne ont organisé une fête spéciale de la Noël en faveur de l’ex-président ivoirien incarcéré à la Haye. Ce fut un moment de forte mobilisation de grande émotion et de paroles fortes…

«2016 ne se terminera pas sans que Laurent Gbagbo ne soit parmi nous. C’est certainement le dernier Noël que nous fêtons pour Laurent Gbagbo alors qu’il est loin de sa famille biologique et politique. J’en suis entièrement persuadé. Il suffit d’observer la vie politique telle qu’elle se déroule aujourd’hui en Côte d’Ivoire pour s’en convaincre. La Côte d’Ivoire va mal. Les ivoiriens ont besoin de Laurent Gbagbo »

C’est par ces propos très engagés que le professeur Albert Bourgi, politologue français, ami de tous les temps de l’ancien président ivoirien a ouvert vendredi 25 décembre 2015 à Paris, la fête spéciale « Noël 2015 pour Gbagbo» la quatrième du genre depuis que Laurent Gbagbo est incarcéré à la Haye.

Venus en très grand nombre, les partisans de l’ancien président ivoirien ont communié avec plusieurs artistes qui ont donné une allure festive au rassemblement politique. Il faut dire que le thème de cette nouvelle rencontre libellé en ces termes : «POUR VOTRE ATTACHEMENT AU PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO ET A SON COMBAT» était en lui seul une sorte de sondage osé pour mesurer la popularité du président Gbagbo au regard des remous qui secouent son parti le FPI. Du coup, amis, partisans et admirateurs de l’ancien président ivoirien n’ont donc pas voulu se faire conter cette fête. Ils ont fait le déplacement en nombre pour montrer leur attachement à Laurent Gbagbo malgré l’éloignement qui dure maintenant 4 ans.

Pari réussi pour les organisateurs…

Cette année, le comité d’organisation a mis les petits plats dans les grands pour faire les choses en grand. Premièrement le choix du lieu de la cérémonie. Le 179 du Boulevard Serrurier du 19ème arrondissement de Paris. Cette adresse qui abrite un important lieu de culte a sans nul doute été choisie pour rester dans le tempo de la célébration de cette grande fête chrétienne qui rappelle la naissance du Christ, moment important de la foi chrétienne. Les Saintes Écritures ne disent-elles pas « Que là où s’arrête la main de l’homme, c’est là que commence celle de Dieu » ? Si les organisateurs avaient voulu mettre la libération de Laurent Gbagbo entre les mains du Seigneur, ils ont réussi leur pari.

Ensuite on a noté la qualité des invités qui ont fait le déplacement et la densité des discours qui ont meublé la cérémonie. Aux côtés du professeur Albert Bourgi venu avec son épouse, on a enregistré la présence de plusieurs autres personnalités. En l’occurrence, Dr Claude Koudou, Secrétaire National du Front populaire ivoirien chargé de la Communication et du Marketing politique, Pascal Logbo président du NPR, Arsène Touho, secrétaire général adjoint de l’UNG chargé de la diaspora et du projet de société accompagné d’une forte délégation, Dagbo Raphaël de l’association «Les amis de Laurent Gbagbo», le ministre Eric Kahé de l'AIRD, Willy Bla, président du Cri-Panafricain, Maître Habiba Touré, avocate de la famille Gbagbo fortement ovationnée par le public, Jean N’dré représentant Mme Assalé Hortense de la représentation du FPI en France, Abel Naki, président-fondateur du Cri panafricain et vice-président de la CNC et Jo Mamadou cousin et chargé de mission du président Gbagbo. Tous ont fait chorus pour faire de la libération du président Laurent Gbagbo la priorité des priorités de cette année 2016.

Gagneront-ils leur pari face à une cour pénale internationale aujourd’hui décriée pour son parti pris flagrant dans cette affaire Gbagbo? Toujours est-il que vue la mobilisation de ce vendredi 25 décembre 2015, le procès de Laurent Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé qui s’ouvre en janvier 2016 à la Haye risque de refuser du monde./.

AUGUSTIN Djédjé à paris
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14:30 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg