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mercredi, 28 octobre 2015

LETTRE OUVERTE AUX MEDIAS FRANCAIS A PROPOS DE LA COTE D'IVOIRE

 

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Ce n est pas la première fois que des médias occidentaux, qui ils soient publics ou privés, s alignent en temps de crise sur les positions de leur gouvernement. La servilité et l obéissance est particulièrement remarquable quand le pays est engagée dans une opération militaire extérieure, et ce phénomène de « journalisme en uniforme », selon l expression de Daniel Schneidermann, a été marquée depuis 2000, 2002 ,2004 dans le cas ivoirien ; l alignement et la désinformation ont culminé en 2010-22011, puis s est poursuivie en mineur les 5 dernières années ; la désinformation connaît à nouveau un pic depuis une dizaine de jours- le temps médiatique de la crise ivoirienne- et se cristallise aujourd’hui autour des chiffres de participation et du pourcentage des voix de chaque candidat.

Mais pas seulement . Ainsi reconnaître ou non les 400 prisonniers politiques et les 150 disparus(prisonniers exécutes de manière extrajudiciaire) du régime Ouattara, analyser son alliance avec Affi N guessan pour essayer de démanteler le FPI de Laurent Gbagbo et aller à des élections en trompe l œil, comprendre les appuis multiformes au régime si ce n est la mise sous tutelle du pays par l administration d Etat française en grande continuité depuis Sarkozy et Hollande constituent des points cruciaux de l alignement des médias français sur le régime d Abidjan.

Journaliste de fortune( mieux vaudrait il dire d' occasion tant les enjeux matériels sont loin de mes pratiques!) , politologue informé de ce pays à des titres divers depuis 1986, j ai couvert les précédentes présidentielles avec l accréditation de deux organes de presse français, et effectué de nombreuses interventions médiatiques ou de recherche : j ai eu ainsi l occasion- redoublée par l enseignement et la recherche, de comprendre mieux le fonctionnement de la presse écrite et audiovisuelle.

Insider/outsider observer...de mes antécédents anthropologiques me reste cette belle formule qui permet de déceler la « bonne place » pour comprendre et parler d'un milieu limité.. En effet,le milieu journalistique est on le sait un village médiatique d'interconnaissance incestueuse et de solidarité parfois maffieuse : tout le monde sait que tel journaliste corrompu d'une radio internationale vient de faire- moyennant finances- l apologie du régime Ouattara sur telle télévision du service public, ou que tel journaliste ivoirien de la « résistance » revient d un voyage clandestin à Abidjan après avoir touché des subsides de la compromission...

Pour parler en termes sartriens de l affaire ivoirienne, il y a moins d imbéciles que de salauds : ce dernier terme, pour Sartre, signalant la mauvaise foi de celui qui sait et affirme par veulerie et corruption le contraire du réel : la trahison des clercs, sur le mode schizophrénique du Sujet clivé et de la double conscience , est aussi une pathologie.

Précisons ces analyses pour la crise ivoirienne. La plupart des entorses à l'éthique et à la déontologie journalistiques sont a posteriori réglées d 'ordinaire par des reniements, abjurations et auto critiques spectaculaires qui font couler autant d encre que les articles pro gouvernementaux- principe d ailleurs du double gain journalistique. C est , dans le cas français, largement le cas pour les guerres coloniales et les interventions néocoloniales anciennes et plus récemment pour l’Irak et la Libye. On trouve des critiques sur l intervention au Mali, ou en Centrafrique. Pas pour la guerre en Cote D Ivoire et le coup d état franco-onusien d avril 2011. Pourquoi ? J ai démontré ailleurs que la conquête militaire des deux corps expéditionnaires Licorne et Onuci, aidés par l armée de mercenaires de Ouattara et Soro n a été possible que par un double mouvement d action politico -médiatique concomitant, et de longue date : dévalorisation du régime Gbagbo, valorisation des « smiling rebels » puis de la gouvernance Ouattara. La presse Rothschild, les médias dEtat, les hebdomadaires « pan-africains » corrompus ont été les plus actifs dan ce processus, avec une galerie de « journaleux » désormais bien identifies : agent franco américain et sa cohorte de suivistes dressant l opinion contre le régime Gbagbo, rédaction d une grande radio internationale d'Etat travaillant depuis des années dans le sens( non sans oppositions internes), officier des services en poste dans les médias...un roman n y suffirait pas, mais peut être sera t il écrit !

Mais dans ces derniers jours d octobre 2015, il ne suffit plus- comme longtemps le couple Ouattara à Paris- de tenir table ouverte aux journalistes français ,ni de glisser des enveloppes : c est là la grande erreur des corrompus et des corrupteurs.

Les temps ont changé . Les dictateurs finissent, comme Compaoré et combien d autres à venir.Les réseaux sociaux, leur massivité et instantanéité d’information ont changé la donne, permettant de connaître dans l instant le faible taux de participation dans les bureaux de vote ivoiriens ; ce contre pouvoir se mue en autant de médias parallèles et interconnectés.

Le mantra de l' AFP, ressassé ad nauseam, est reconnu pour ce qui il est : une intoxication massive et réitérée ; non, la crise ivoirienne n est pas due « à la volonté de Laurent gbagbo de ne pas reconnaître sa défaite », mais à une volonté étatique bien parisienne de déstabilisation de longue durée ; journaliste contre journaliste, - et ceci aussi est nouveau- on préférera l ouvrage de référence de François Mattei. Non ce n est pas « 3000 victimes » civiles qu a causé la prétendue crise post électorale, mais 16000 selon la CNVR de l ancien premier ministre Konan Banny- et sans doute plutôt 20 000 depuis 2002 selon l auteur de ces lignes, et à 90% causés par les sbires de Ouattara.

Quand le taux de participation se suite entre 10 et 20% selon le FPI (je parle des loyalistes du parti dirigé en l'absence de Laurent Gbagbo par Sangaré et Akoun, et non du groupuscule d Affi Nguessan, fut il adoubé par Ouattara et Hollande), quand les observateurs de l UNION africaine affirment que ce taux ne peut dépasser 40% ,une constatation s impose :du point de vue de l éthique journalistique, tous les journalistes et médias qui ont annoncé (sur ordre ? En voulant comme en 2011 forcer l avenir?) ceux qui ont proclamé dans les medias 60% de participation ont commis une faute professionnelle s'ils ne l ont pas sourcé( ce chiffre vient de qui à la CEI?), mis en rapport avec les chiffres de l' opposition, ni avec les données des observateurs de terrain constatant une abstention massive.

Et au delà il d' agit bien d'une forfaiture, dont ils devraient répondre, , si ce n est devant leur conscience- ce qui est douteux ! -, ou devant un tribunal d honneur ainsi qu il est d’usage journalistique. Peut être, après Coup( c est le cas de le dire : ces formes de désinformation équivalent à des coups d’État politico- médiatiques) ces pratiques honteuses se traduiront peut être à la longue par des sanctions, mutations ou déqualifications, car encore une fois tout ce sait dans le très petit milieu médiatique , de la corruption , des fautes , et des compromissions. Mais ils devront en tout cas répondre devant l Histoire, et ce ne sera pas en leur honneur, si tant est qui ils en ont encore.

 

Michel Galy

15:42 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

MESSAGE DE CONDOLÉANCES DE LA COORDINATION FPI EN EXIL À LA DIRECTION 0N DU PARTI

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C'est avec tristesse, émoi et désolation que nous avons apris‚ très tôt Ie matin de ce samedi 24 octobre 2015, Ie décès du camarade Sylvain Miaka Ouretto, Vice-président du FPI. La Coordination FPI en exil et l'ensemble de la communauté des réfugiés ivoiriens au Ghana sont consternés et pleurent cette grande figure du Parti.

 

Malgré la maladie qui Ie rongeait, Ie camarade Miaka n'a jamais fléchi, ni abandonné, privilégiant toujours l'intérêt du Parti. Propulsé à la tête du FPI suite à la démission inattendue de Mamadou Koulibaly, il s'est battu avec courage et détermination pour sauvegarder Ie parti dont certains avaient prédit la mort au Iendennin de la crise post-électorale de 2010-2011 et cela dans un contexte de répression systématique et de terreur

du régime Ouattara. Le FPI lui doit sa survie dans les flots des vagues.

 

La Coordination FPI en ein n'oublie pas que Ie camarade Miaka Ouretto a conduit en 2012 dans les moments difficiles et en tant Président intérimaire, une délégation du Parti à Accra en vue d'apporter Ie soutien du Parti aux réfugiés ivoiriens. La communauté des exilés a été sensible à cette marque de solidaité et garde un grand souvenir de ce passage d'un homme de devoir.

 

La Coordination FPI en exil salue la mémoire d'un conbattant intrépide, d'un homme de sacrifice, d'un symbole qui a tout donné au Parti, meme au détriment de sa santé donc de sa vie. Sa mort constitue une grande perte pour Ie FPI.

 

La Coordination s'associe à la profonde douleur et exprime toute sa solidarité et adresse ses sincères condoléances à sa famille, aux militants et à la direction du FPI. Elle se tient disposée à apporter sa contribution aix obsèques afin de lui rendre un hommage digne de.ce qu'il a été et du combat qu'il a mené.

 

Repose en paix camarade Président Miaka.

 

Pour la Coordination FPI en exil

Le Président

 

Le Ministre Emile GUIRIEOULOU

14:54 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Côte d'Ivoire : Cinq ans après . Le roi est nu, plus nu que jamais !

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Voilà ce qui arrive quand Affi imite Ouattara dans sa manière d'acheter les voix : son QG de campagne à Dabou a été saccagé dimanche soir par des membres de sa propre formation politique, mécontents de n'avoir pas été payés pour leur temps de permanence dans les bureaux de vote lors de la journée de dimanche.

Lui qui, depuis son retour en politique, a distribué quelques billets par ci et par là pour étoffer son équipe de militants, n'a pas compris qu'il ne recrutait pas des disciples, mais des suiveurs, des gens qui ne s'intéressent pas à l'homme, mais à ses billets de banque. Dire que l'affection n'est même pas allée au delà du jour des élections! Pitoyable.

Les communicateurs sur la toile devraient en tirer les leçons, eux pour qui la source aux billets est sur le point de se tarir aussi, une fois terminée la kermesse électorale, rangés les manèges et digérées les sucreries empoisonnées : Affi n'a rien engrangé sur les terres de Gbagbo, la récolte de KKB a été meilleure que la sienne, même là où il n'avait pas semé. Pathétique, tout cela...

Où chercher la consolation maintenant ? Tiens donc, même les affiches ont été arrachées par les gens de la maison, alors que certains accusaient le véritable FPI du président Gbagbo de sabotage, il y a quelques jours.

Que va-t-il se passer maintenant ? Allez-vous rester coincés dans cette bulle sans avenir aux couleurs d'Affi, l'homme qui ne va rien contester, pour s'accommoder au mieux du verdict des urnes, ou plutôt du verdict de la CEI aux ordres? Un Affi d'ores et déjà disposé à se contenter des miettes dont on lui fera l'aumône... Peut-être lui sera-t-il octroyé un poste de sous-secrétaire d'état ou d'ambassade, comme adjoint de Philippe Mangou, pourquoi pas ? Il pourrait même éventuellement, s'il est très sage, remplacer Kandia Kamara, car il s'exprime en un français nettement supérieur au sien.

Chers Affidés, quand comprendrez-vous enfin que ce n'est pas avec quelques piécettes que l'on se forge une identité politique, un idéal et un objectif pour la Côte d'Ivoire ? Quel changement préconisez-vous maintenant ? Où est votre horizon ? La seule marche à laquelle vous aspiriez s'est-elle arrêtée dimanche, jour des élections? N'avez-vous jamais réalisé que les dés étaient pipés?

 Avez-vous sérieusement cru un seul instant que c'était au FPI de Sangaré, de feu Miaka Ouretto, de Béchio, de Mme Lorougnon, de Marthe Ago, d'Assoua Adou, de Lida Kouassi, de Koné Boubakar, de Simone Gbgbo – et de tous les autres – c'est-à-dire au Prési lui-même de revenir à vous ? De quel film ou mauvaise série télévisée vous voulez-vous les figurants ?

Quelle est votre réalité? Votre seule ambition était-elle et reste-t-elle de vous transformer en suiveurs d'un has been aux occasionnels "lâchers des billets", – à la manière d'un Bédié hors circuit, qui ne continue d'occuper le terrain qu'à coups de millions semés sur le chemin –; d'un homme qui aurait pu entrer la tête haute dans l'histoire et qui va en sortir par la petite porte, même s'il a encore la sympathie d'une France embourbée dans son irrationnelle abhorration de Laurent Gbagbo? Si Ouattara n'est pas arrivé à se faire aimer et accepter, croyez-vous que les portes du cœur des Ivoiriens vont s'ouvrir pour lui ?

Le président Gbgabo vous a-t-il habitué à cette forme de prostitution intellectuelle et morale ? Oseriez-vous lui affirmer droit dans les yeux qu'Affi a fait tout ce qu'il pouvait pour le faire libérer, alors qu'il n'est même pas en contact avec lui ? Chers amis, revenez à la vie et à la force de la lutte pour la vérité et la liberté.

Contestez dès aujourd'hui ce simulacre d'élections et ralliez-vous à la seule cause véritable, celle de la reconquête inflexible des libertés bafouées, moquées, violées et piétinées; mettez votre enthousiasme à la disposition de la vraie contestation, de la véritable opposition, celle dont Ouattara ne pourra jamais comptabiliser les membres à son actif.

Montrez-vous dignes de celui qui n'en finit pas de subir l'humiliation, la prison et l'isolement, tandis que le seul vrai méchant continue à se draper dans le manteau d'une dignité qu'il n'a jamais eue, s'apprêtant à voler aux Ivoiriens, pour la seconde fois en cinq ans, la reconnaissance d'une légitimité imaginaire. Associez dès aujourd'hui vos efforts à ceux de cette foule innombrable et grondante qui va très vite faire comprendre à l'usurpateur qu'il a définitivement perdu le pouvoir.

Comment oseriez-vous accompagner passivement la réélection d'un président élu par – soyons généreux ! – 80% de 15% des 6 millions 300 000 électeurs théoriquement inscrits, savoir 756 000 voix apparentes, sans évoquer même les étrangers qui pendant ces dernières années sont rentrés par convois entiers de bus ? Et cela sans compter toutes les autres irrégularités : urnes se promenant de nuit sur des toits de voiture, votes redoublés, gonflement artificiel du taux de participation.

(Même des enfants en gestation, nés entre 2022 et 2026 auraient participé au vote!) Alors oui, comment oseriez-vous entériner ce nouveau rapt du pouvoir par un faussaire, qui, même s'il obtient en définitive 80% des suffrages, ne représentera jamais que 750 000 Ivoiriens; au plus 750 000, sur les 25 millions d'habitants que compte aujourd'hui la Côte d'Ivoire ?

Persisterez-vous à vouloir jouer les fou du roi Ouattara, qui pavoise déjà alors qu'il ne peut mathématiquement pas – compte tenus des bulletins nuls, des voix de KKB, Affi et autres candidats – sortir victorieux d'un scrutin boycotté par plus de 85% des électeurs ?

Quant aux chiffres officiels – nous venons de l'apprendre, non par le Golf-hôtel, mais par la TCI nouvelle, à l'image de l'ivoirien nouveau aux ordres –, ils sont de 60 % de votants, grâce à n'en pas douter au concours des morts, des enfants et des prisonniers, venus prêter main forte aux étrangers. Youssouf Bakayoko ne prend même plus la peine de parler lui-même, c'est régie-dictature qui l'annonce via un communiqué de Koné Sourou, le représentant RDR de la CEI.

Alors, faut-il baisser les bras, se résoudre à ce qu'il n'y ait rien à faire devant ce Ouattara vieillissant, qui n'ouvre plus les yeux qu'à grand peine, au propre comme au figuré ? Faut-il en prendre son parti, et le laisser entamer un nouveau mandat frauduleux, assisté par sa dynamique épouse, fidèle accompagnatrice de sa calamiteuse politique de restauration de la nation ?

Frères ivoiriens, n'ajournez plus le rendez-vous ! Le temps est venu, de vous souder tous ensemble, du nord au sud, de l'est à l'ouest, toutes ethnies confondues : que pèse en effet le tyran face au grand peuple que vous formez ? Comment ce triste sire étrangement solitaire et sa clique squelettique pourraient-il encore raisonnablement vous menacer, ou seulement vous intimider?

Bannissez la peur, bannissez la crainte, dressez-vous comme un seul homme ! Votre jour est s'est levé. N'acceptez pas un seul mensonge de plus de ce club de marionnettes téléguidées depuis Paris et Washington ! Et que paraisse au grand jour cette Côte d'Ivoire dont vous rêvez, depuis que Laurent Gbagbo vous a appris à le faire en vous montrant le chemin : chemin des rêves inspirés, de leur réalisation certaine.

Shlomit Abel, le 26 octobre 2015

Shlomit Abel

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