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vendredi, 30 octobre 2015

Scandale/ Côte d’Ivoire: La Commission électorale annonce un nouveau taux de participation de 52% après 60 et 54%

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Le président de la CEI, Youssouf Bakayoko a annoncé en effet un taux de participation de 54,63% (3.330.928 votants sur 6.301.189 d’électeurs inscrits sur la liste), lors de la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle de dimanche.

Lundi, le premier vice-président de la CEI, Sourou Koné avait annoncé un taux de participation provisoire « autour de 60% » qui devrait être affiné avec les résultats au fur et à mesure. Ce chiffre avait été contesté par l’opposition et des journalistes, et suscité plusieurs commentaires.

EFI

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09:28 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

jeudi, 29 octobre 2015

Élection présidentielle: Alassane Dramane Ouattara encore battu par Laurent Gbagbo

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Avec tant d’irrégularités et ce taux de participation considérablement bas enregistrés lors du scrutin présidentiel du 25 octobre 2015, Ouattara Dramane Alassane est plus que jamais un président illégitime. Autant dire qu’il y a vacance du pouvoir à Abidjan! Afin d’éviter le chaos à la Côte d’Ivoire, le peuple doit appeler à la mise en place d’un gouvernement de transition doté d’une feuille de route claire et précise : l’organisation de nouvelles élections transparentes, crédibles et démocratiques.

Les analyses sur le déroulement de l’élection présidentielle de ce dimanche seront faites à foison et à profusion. À l’heure qu’il est à ma montre (23 h 47 locales), il est néanmoins aisé d’avancer avec un risque très minime d’erreur que Ouattara Dramane Alassane n’a pas été élu en 2010. Il est tout de même curieux de constater qu’un chef d’État sortant qui a si bien travaillé en quatre ans, comme en témoignent les nombreuses infrastructures routières, dont le pont Henri Konan Bédié (du nom de l’auteur de l’appel de Daoukro) ne réussisse pas à mobiliser massivement ses compatriotes autour d’un acte civique majeur comme l’élection présidentielle. Et pourtant les Ivoiriens n’ont pas la culture de l’incivisme.

En réalité, ce qui s’est passé était inéluctable : quand dans un pays le chef de l’État admet que la majorité des citoyens peut vivre de mendicité ou mourir d’inanition; quand il permet que des centaines d’autres citoyens soient jetés en prison sans chef d’accusation sérieux et sans jugement; quand il fait du rattrapage ethnique un axe important de son programme de gouvernement; quand dans une République les libertés fondamentales sont étouffées et abolies, eh bien, tout cela engendre un anticivisme d’autodéfense compréhensible. L’adhésion et la participation, garanties de la liberté des citoyens, ne sont possibles qu’à condition que le « vivre ensemble » ait un sens. Je crois qu’il s’en faut de beaucoup que Ouattara Dramane Alassane comprenne ça.

Monsieur Ouattara Dramane Alassane, vous me permettrez de vous interpeler ici : qu’est-ce qui n’a pas marché ce dimanche? Qui a déplacé le curseur ? Il me semble en effet que votre ancien rival devenu votre ennemi juré, Laurent Gbagbo (dont l’ombre a plané sur ce scrutin du 25 octobre), vous a encore battu à plate couture. De fait, c’est en son nom que ce boycott massif a été réclamé. Nonobstant les moyens gigantesques qui sont les vôtres, confondus avec ceux de l’État, vous n’avez pas réussi à faire en sorte que cet appel à l’abstention fasse flop. Comme vous êtes faible! Plutôt, comme vous êtes impopulaire! Ce second échec électoral doit vous amener à prendre la pleine mesure de cette impopularité et à en tirer les conséquences qui s’imposent, s’il vous reste encore un peu de dignité.

Soyez prévenu que nous autres, patriotes (au sens noble du terme) ivoiriens, nous ne nous soumettrons pas à votre train de sénateur. Depuis ce dimanche dont les dernières heures s’évanouissent au moment où j’écris ces lignes, nous décrétons que vous ne méritez plus de diriger la Côte d’Ivoire. Ce pays est un éléphant, et vous flottez dans son costume qui n’est pas fait pour vous.

Vous connaitrez les modalités d’application de ce décret dans les heures ou les jours qui suivront la proclamation des résultats du simulacre d’élection que vous venez de nous servir.

Une contribution de Jacques Mian d’Anomatuepin

 

14:26 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

A peine élu grâce à la fraude, Ouattara déclare la guerre au Fpi: «Ce parti sera vidé de sa substance».

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Dramane Ouattara a reçu la presse étrangère hier mercredi à la présidence de la République. Dans un entretien qui a suivi cette réception, Alassane Ouattara a été, on ne peut plus clair sur les orientations de son nouveau mandat de cinq ans. Sa vision de la réconciliation, ses rapports avec le Fpi, la modification constitutionnelle envisagée…

Avec le Fpi, particulièrement, les choses s’annoncent ombrageuses puisque Ouattara II n’entend pas se plier aux désidératas de ce parti et de ses alliés. Ceux qui anticipent une entrée du Fpi dans son futur gouvernement, Alassane Ouattara les invite à déchanter. «Aujourd’hui, je peux dire que je ne crois plus du tout en ces gouvernements d’union. Je suis un libéral et qu’est-ce que j’aurais à faire avec des gens du FPI qui sont socialo-marxistes? Si c’est le prix à payer pour qu’il n’y ait pas de réconciliation politique, je suis prêt à le payer», prend-il position. Alassane Ouattara, qui ne veut certainement plus perdre de temps sur le chantier de la réconciliation croit à une réconciliation naturelle des Ivoiriens. «La réconciliation politique se réglera toute seule, car notre coalition représente plus de 85 % des Ivoiriens et le FPI sera bientôt vidé de sa substance», se convainc-t-il; les 15% de la population ivoirienne représentant cette petite frange de la population qui n’a, aux yeux du chef de l’Etat, d’autre choix que se jeter dans la paix des Houphouétistes.

«Je n’ai pas à m’adresser à Laurent Gbagbo en particulier. Laurent Gbagbo a eu un comportement qui a amené une grave crise dans ce pays et qui a fait 3 mille morts. Il est entre les mains de la justice internationale, il sera jugé et puis après, la vie continue.»

A TV5 en particulier, Alassane Ouattara a émis l’idée d’une nouvelle Constitution. Il l’a dit comme suit: «Je ne propose pas une modification constitutionnelle juste par rapport à cet article (article 35, Ndlr). Moi je veux une refonte constitutionnelle. La présente Constitution a été faite par un régime militaire qui avait ses objectifs. Ils se sont octroyés une immunité et ont introduit une série de dispositions incohérentes qui nous ont créés des problèmes à un moment donné au niveau du Conseil constitutionnel. C’est une nouvelle Constitution pour passer à la troisième République en Côte d’Ivoire. Ce n’est pas pour essayer de briguer un 3e mandat. La limitation de deux mandats sera respectée dans la nouvelle Constitution. Mais il faut maintenant renforcer les institutions, clarifier un certain nombre de choses, enlever tout ce qui est confligène et abandonner ces histoires de stratification des Ivoiriens.»

Qu’en sera-t-il de sa succession ? Sur le sujet, Ouattara a son idée, celle de l’introduction dans la Constitution, d’une vice-présidence. Il en donne les raisons : «Si après trois ou quatre ans, ça va bien, pourquoi ne pas demander à un vice-président de prendre les choses en main? J’ai vu que partout où il y a des postes de vice-président, cela a bien marché. Au Ghana et au Nigeria, quand le président est décédé, cela a bien marché.» Un signal prémonitoire ?
Dans son interview, le nouvel élu malmène ses opposants dont Banny, Essy et Koulibaly, y compris Laurent Gbagbo qui, même loin d’Abidjan, continue d’être un de ses sujets de prédilection. «Je n’ai pas à m’adresser à Laurent Gbagbo en particulier. Laurent Gbagbo a eu un comportement qui a amené une grave crise dans ce pays et qui a fait 3 mille morts. Il est entre les mains de la justice internationale, il sera jugé et puis après, la vie continue», charge Alassane Ouattara quand la journaliste lui demande d’adresser un message à Gbagbo.

La Tribune Ivoirienne

 

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