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mardi, 22 septembre 2015

Côte d'Ivoire-CNC: Les 4 candidats à la présidentielle appellent à une marche de protestation le lundi 28 septembre sur la RTI et la CEI

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Conférence de presse des 4 candidats à l’élection présidentielle 2015 Charles Konan Banny, Kouadio Konan Bertin, Mamadou Koulibaly et Amara Essy.

 

DECLARATION LIMINAIRE

 

Abidjan, le 21 septembre 2015

Chers Ivoiriennes et Ivoiriens,

Mesdames et messieurs les représentants des médias nationaux et internationaux,

Chers amis de la Côte d’Ivoire,

Depuis le 9 septembre 2015, le Conseil constitutionnel a publié la liste des 10 candidats définitivement retenus pour participer à l’élection présidentielle du 25 octobre 2015 en Côte d’Ivoire. Les trois candidats que nous sommes, signataires de la charte de la CNC ont, sans surprise et sans contestation aucune, été retenus.

En Afrique en général, et dans notre pays en particulier, la période électorale est malheureusement trop souvent synonyme de conflits, de violences, de tensions et de pertes de vies humaines. Les élections de 1995, de 2000 et de 2010 n’ont hélas pas dérogé à cela. Cette situation s’accentue lorsque les acteurs politiques refusent de s’engager résolument dans la voie du dialogue en vue du consensus qui permet au processus électoral de se dérouler de façon convenable, selon les règles de l’art et les standards démocratiques.

Si l’on regarde les statistiques des élections sur ces vingt dernières années, nous nous apercevons que le véritable enjeu n’est pas de mettre en place une commission électorale au sein de laquelle toutes les composantes politiques du pays sont représentées, mais qu’il s’agit de rechercher la meilleure formule pour garantir l’expression du suffrage universel et du consentement collectif dans notre pays.

Le mal profond de l’organe chargé des élections, au-delà de sa composition actuelle qui viole la loi ivoirienne, réside notamment dans les attributions de la commission, ses modalités de fonctionnement et ses relations avec les autres institutions de la République.

L’élection présidentielle de 2010 a couté la vie à des milliers de personnes. Cette funeste crise avait pour source des élections organisées et des résultats proclamés en dehors de tout cadre légal. Nous, candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2015, avons tiré les leçons de cette crise meurtrière, et ne voulons plus qu’une seule personne perde la vie à cause d’une élection en Côte d’Ivoire.

Réunis au sein de la Coalition Nationale pour le Changement (CNC), nous avons mis en place une charte qui énonce les points sur lesquels un consensus doit être trouvé pour permettre aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens d’aller voter en toute sérénité lors des élections à venir, et de voir leur choix, exprimé dans les urnes, respecté.

Pour cela, il nous semble judicieux de confier l’organisation des élections à une commission électorale véritablement indépendante, constituée de personnalités au-dessus de tout soupçon, issues de la société civile, comme nous le proposons déjà depuis de nombreux mois. Ces personnalités travailleront avec un régime financier qui ne les instrumentalise pas.

Dotées de prérogatives spécifiques, ces profils nouveaux devraient se soustraire du diktat de l’Exécutif. Ces personnalités pourront s’appuyer sur un code électoral qui garantit la sincérité ainsi que la transparence de toutes les opérations liées au vote.

Il nous semble adéquat que l’opposition en général et les candidats en particulier disposent d’un accès équitable aux médias de service public, depuis cinq ans entièrement dédiés à la propagande du candidat-président de la République sortant, de sa famille et de son gouvernement.

Il nous semble pertinent que le financement des candidats se fasse de façon équitable et transparente, ce qui n’est pas le cas actuellement, quand les candidats sont étouffés financièrement, en violation des lois, leurs soutiens menacés, leurs partisans poursuivis, alors que le candidat-président de la République sortant, sa famille et tout son gouvernement utilisent sans retenue tous les moyens de l’Etat pour battre campagne depuis plusieurs mois, excluant de fait, par de telles manœuvres, les autres candidats.

Dans tout pays démocratique, la mise à jour de la liste électorale se déroule, en temps ordinaire et annuellement. La commission chargée des élections a failli à cette obligation depuis 2011 en excluant de la liste des pans entiers d’électeurs, et la diaspora ivoirienne, notamment du Libéria.

Il nous semble à propos de réclamer que la sécurité des électeurs, des candidats et des élections ne soit pas confiée à des éléments qui sont, en réalité, des milices armées d’un parti politique ou d’un candidat, fut-il chef de l’Etat.

Depuis le 26 mai 2015, nous avons transmis copie de la charte de la CNC au président de la République, qui est également candidat, afin de solliciter une rencontre.

A toutes ces propositions légitimes que nous avons réitérées dans tous les forums de discussions qui s’offraient à nous, par toutes les voies démocratiques nécessaires, le candidat–président sortant a opposé un silence méprisant et le gouvernement a fait la sourde oreille.

Nous ne pouvons pas rester plus longtemps dans l’inaction. Nous sommes tenus de prendre nos responsabilités parce que les populations de Côte d’Ivoire et d’ailleurs attendent de nous que nous leur offrions, des élections sans contestation, sans bain de sang, et une alternance apaisée à la tête de l’Etat, lors de laquelle le président sortant et perdant ne sera ni en prison, ni en fuite, ni décédé.

C’est la raison pour laquelle, nous, Charles Konan Banny, Kouadio Konan Bertin, Mamadou Koulibaly et Amara Essy, candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2015, demandons solennellement :


la recomposition de la CEI ;


la révision de ses attributions et de son mode de fonctionnement afin qu’elle soit conforme à la Constitution ;


la remise à plat du code électoral, avec des modalités de dépouillement, de publication, de transport permettant la transmission, en temps réel des résultats à la commission électorale, aux observateurs et aux QG des candidats ;


l’accès équitable pour tous les candidats à l’élection Présidentielle aux média de service public ;


le financement transparent et équitable des candidats ;


la sécurité des électeurs, des candidats et des élections.

En conséquence de tout ce qui précède, Nous demandons, dans l’intérêt supérieur de la Côte d’Ivoire, l’ouverture immédiate d’un dialogue réunissant tous les candidats pour asseoir le consensus autour des questions liées au processus électoral.

Nous n’avons pas d’armes et ne souhaitons pas de violence.
Nous avons un double devoir de responsabilité et de vérité.

Juste à côté de nous, l’exemple du peuple Burkinabè nous conseille et nous invite à la sagesse. A plusieurs reprises durant les douze derniers mois, chaque fois, que les gouvernants se sont cru au-dessus des lois et des populations, chaque fois que les tenants du régime ont tenté un passage en force, chaque fois que le pouvoir a voulu utiliser l’intimidation et la force pour s’accrocher, biaiser les règles, piétiner la démocratie et les espérances, lorsque tout semblait perdu, la volonté populaire et l’audace ont retourné la situation et renversé la donne.

Militantes et militants, sympathisantes et sympathisants de nos partis politiques, membres de la CNC, citoyennes et citoyens, démocrates ivoiriens, l’heure est venue de nous mobiliser pour sauver la démocratie.

C’est pourquoi, ici et maintenant, nous appelons toutes les forces vives, toutes les candidates et tous les candidats à nous rejoindre dans la marche que nous organisons sur la RTI el la CEI, le lundi 28 septembre 2015. Il ne faut jamais pousser le peuple à bout !

Merci.

Conférence de presse des 4 candidats à l’élection présidentielle 2015

Charles Konan Banny, Kouadio Konan Bertin, Mamadou Koulibaly et Amara Essy

10:38 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Coup de théâtre/ Burkina: Gilbert Diendéré jette l’éponge. Ses excuses à la Nation et l’intégralité de sa déclaration

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Le chef de file des putschistes annonce sa reddition dans une interview avec VOA Afrique.

Sous la pression du reste des unités de l’armée qui s’est mise en branle pour contrer de force le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) à Ouagadougou, le général de brigade Gilbert Diendéré, qui a pris le pouvoir mercredi dernier, déclare vouloir éviter un bain de sang dans la capitale burkinabè.

Le général de brigade Gilbert Diendéré a été joint par Idriss Fall.

Le numéro un du RSP confirme que des unités de l’armée ont presque fait le siege de la capitale Ouagadougou.

"Nous pensons qu’il faut éviter cette confrontation possible et nous avons entamé quelques discussions avec les responsables de ces unités-là pour éviter un bain de sang inutile", affirme-t-il. " Nous sommes en train de discuter pensons trouver une décision heureuse".

Le général explique que la décision de rendre le pouvoir au président de la transition Michel Kafando était prise lors de la rencontre, dimanche, avec les médiateurs de la Communauté économique des Etats de l’afrique de l’Ouest (Cédéao).

Rendre le pouvoir à M. Kafando …" était déjà prévu dans l’accord que nous avions signé avec la Cédéao", réaffirme-t-il.

Quant à savoir si les putschistes acceptaient de se rendre armes et biens, le général Diendéré soutient que la question est en discussion mais également celle de son avenir.

Un peu plutôt le general avait publie ce communique que nous reproduisons comme tel:

Les excuses de Diendéré à la Nation et l’intégralité de sa déclaration

"La lettre de Gilbert Diendéré

Présidence du Faso

DECLARATION

Après les négociations menées par la CEDEAO qui ont abouti à un projet d’accord et face à la gravité de la situation sécuritaire caractérisée par le risque d’affrontement pouvant entrainer le chaos, la guerre civile et la violation massive des droits humains.

Nous Général de brigade Gilbert DIENDERE, Président du CND, le Régiment de Sécurité Présidentielle,

- Déplorons les pertes en vies humaines, les blessées et les dégâts matériels, et présentons nos condoléances aux familles éplorées,

- Confirmons notre engagement à remettre, le pouvoir aux autorités civiles de la Transition, à l’issue de l’accord définitif de sortie de crise sous l’égide de la CEDEAO

- Acceptons la libération du Lieutenant-colonel Yacouba Isaac ZIDA en signe d’apaisement conformément au projet d’accord ;

- Nous engageons à œuvrer pour la cohésion de l’Armée ;

- Présentons toutes nos excuses à la Nation et à la Communauté internationale.

Ouagadougou le 21 septembre 2015

Général de Brigade Gilbert DIENDERE

Président du CND"

Lire la suite sur...http://m.voaafrique.com/a/gilbert-diendere-jette-l-eponge/2972576.html

 

 

10:34 Écrit par Lavane Murphy dans Blog, Film | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

lundi, 21 septembre 2015

L’AUTOPSIE DE THOMAS SANKARA : Quand les résultats précipitent un putsch

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Ce n'est sûrement pas la cause, ni même l’explication, du coup d’Etat mené ce jeudi 17 septembre par le régiment de sécurité présidentielle (RSP) et le général Gilbert Diendéré contre les autorités de transition. Mais ce hasard de calendrier interpelle. 

Dans une lettre officielle, le juge d’instruction militaire François Yaméogo, chargé de l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara, avait convoqué pour le jeudi à 9 h, les avocats des parties civiles impliquées dans ce dossier, pour «prendre connaissance des conclusions des rapports de l’expertise balistique et de l’autopsie après exhumation des restes présumés» de l’ancien président et de ses douze camarades assassinés le 15 octobre 1987 à Ouagadougou. 

Mariam Sankara, la veuve de Thomas, a elle aussi reçu cette convocation. Actuellement en France, elle n’avait pas prévu de s’y rendre, mais attendait que ses avocats la tiennent informée. 

Ces résultats d’enquête étaient attendus depuis près de quatre mois et l’ouverture des tombes supposées de Sankara et ses proches par des experts burkinabè et français, fin mai, au cimetière de Dagnoën, à Ouagadougou. 

Étouffée par le régime Compaoré, l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara avait été relancée par le régime de transition renversé jeudi par les militaires formant le Conseil national pour la démocratie (CND). Son président, le général Gilbert Diendéré, bras droit de Blaise Compaoré depuis plus de trente ans, est suspecté d’être impliqué dans l’assassinat de Thomas Sankara. 

Louis Mar (Times24.info)

16:07 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg