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mercredi, 26 août 2015

Attribution du marché de la liste électorale à kagnassi: Une grave accusation portée contre Youssouf Bakayoko

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Les lecteurs assidus de l’infernal quadrupède se souviendront certainement avoir lu dans ses colonnes un article sur les étranges tractations qui avaient lieu au sommet de la CEI (Commission Electorale Indépendante), au sujet de l’appel d’offres devant permettre la sélection d’une entreprise pour la révision de la liste électorale.

Nos lecteurs se souviendront avoir lu que l’Institut National de la Statistique, associé à un groupe français, avait soumissionné et, au regard de la qualité de son offre, était en droit d’espérer obtenir ce juteux marché. Mais c’était sans tenir compte de la gourmandise légendaire de Sidy Kagnassi et de son groupe Morpho (ex-Sagem) qui tenait coûte que coûte à rafler tous les gros marchés dans ce pays en s’appuyant sur ses solides relations avec quelques têtes d’huile au sommet de l’Etat ivoirien.

Comme « L’Eléphant » l’avait prédit, c’est Sidy Kagnassi qui a encore raflé le jackpot de la révision de la liste électorale, une opération qui est un véritable échec au regard du nombre de personnes attendues (environ 3 millions) et sur la base duquel, la facture a été établie. Chacun sait qu’au final, c’est à peine 400 mille nouvelles personnes qui se sont retrouvées sur la nouvelle liste électorale.

Colère des concurrents

Les conditions dans lesquelles ce marché a été attribué au groupe de Kagnassi continuent d’horrifier les concurrents qui pensaient tenir le bon bout et qui, pour exprimer leur mécontentement devant la façon dont les choses se sont déroulées, ont saisi l’Autorité de Régulation des Marchés Publics d’une requête fort embarrassante et qui, manifestement, n’a pas reçu de réponse satisfaisante.

«L’Eléphant» qui a étendu sa trompe pour vérifier certains éléments troublants contenus dans cette requête, s’étonne de voir que l’Autorité de Régulation n’ait pas réagi, du moins officiellement.

En effet, dans la requête introduite par le partenaire de l’INS, l’on peut lire, entre autres chose, les passages suivants : « 6/ Offre financière : la rumeur médiatique (« L’Eléphant Déchaîné NDLR) n’a pas manqué de souligner à juste titre, le caractère stupéfiant de la différence de prix entre les deux offres. L’offre de Morpho (22 milliards CFA) s’élève à plus du double de celle de l’INS (10 milliards CFA) alors que les budgets relatifs à ce type de prestations sont connus et reconnus par la Communauté internationale et se situent dans une fourchette de 3 à 5 Euros par personne identifiée, soit une enveloppe de 6 à 10 milliards CFA à prévoir, pour une population cible estimée à 3 millions de nouveaux requérants. Le Code des marchés Publics traite de cette question des offres anormalement basses ou anormalement élevées, en son article 73, qui stipule que, dans le cas d’espèce, il faut procéder à des investigations, en vue de les justifier… » S’émeut le partenaire de l’INS. Pas la peine d’investiguer, apparemment, puisque la population cible de 3 millions de personnes à identifier et qui aurait justifié la facture de Morpho n’a été retrouvée nulle part. Sans doute la CEI va sortir un communiqué pour donner aux Ivoiriens le montant qui a été ou qui sera versé à Morpho en raison de cette situation.

Mais continuons à parcourir la requête des mécontents.

«7/ Adjudication : Nous n’avons pas reçu de notification officielle concernant le résultat de la procédure d’attribution des marchés, alors que Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la CEI, a réceptionné du matériel de notre compétiteur, la société Morpho, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny le 13 mai 2015… »

Voilà qui est embêtant. Car, et «L’Eléphant» a pu le vérifier, le marché n’a été officiellement approuvé que le 15 mai 2015. Sidy Kagnassi et son groupe savaient donc qu’ils avaient obtenu le marché avant même son attribution officielle ? Il n’y a rien de mieux pour renforcer la confiance des opposants dans l’indépendance de la CEI et de son président.

 

Mais poursuivons avec la requête des mécontents : «Dans le même ordre d’idées, nous notons que nous n’avons reçu aucune réponse aux deux courriers de notre partenaire de Consortium, l’INS, demandant que nous soient indiquées respectivement les raisons qui justifient de tels écarts, qu’il s’agisse de la note technique ou de l’enveloppe financière…» C’est que pour répondre à un courrier à la CEI, il en faut du temps. Et quand il s’agit de deux courriers, il ne faut pas rêver. Surtout quand les arguments à développer dans ces réponses sont difficiles à trouver en raison de la transparence qui a entouré le processus d’attribution du marché à Morpho.

Il faudra bien qu’un jour, l’on explique aux Ivoiriens pourquoi, tant sous le régime Gbagbo que sous le régime Ouattara, tout le monde se plie en quatre dès que Sidy Kagnassi émet le moindre sanglot.

Les Ivoiriens se souviennent que ne connaissant rien au BTP, il a quand même obtenu le marché de rénovation des universités publiques. On connaît la suite. Près de 200 milliards engloutis dans une rénovation qui a rendu les universités encore plus démunies qu’avant la rénovation. Ce ne sont pas les enseignants et étudiants qui crient à l’arnaque qui diront le contraire…

Source: L’Eléphant déchaîné n°374

12:31 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Bachar al-Assad sur "France 2" : ce qu'il faut retenir de l'intervention du président syrien

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Bachar al-Assad était l'invité du Journal de "France 2", ce lundi 20 avril. Il y a accusé la France de soutenir les terroristes dans son pays.

Bachar al-Assad était l'invité du Journal de France 2, ce lundi 20 avril. Le président syrien a été interviewé par David Pujadas à propos de la situation dans son pays ainsi que sur les relations qu'il entretient avec la France.

La France soutient les terroristes

Selon Bachar al-Assad, la France soutient les terroristes syriens. Une situation qui l'empêche d'imaginer un avenir diplomatique avec les dirigeants français et occidentaux. "Ils doivent d'abord me convaincre qu'ils ne soutiennent pas les terroristes, avance-t-il. Nous n'avons tué aucun Français ou Européen. Nous n'avons jamais aidé les terroristes (...) Nous sommes toujours intéressés par le dialogue mais comment dialoguer avec un pays qui soutient les terroristes dans notre pays ? Le gouvernement doit cesser son appui aux terroristes dans mon pays".

La France doit me convaincre qu'elle ne soutient pas les terroristes

Bachar al-Assad  

Le Président assure également que les services de renseignement français ont pris contact avec les services de renseignement syriens. "Il y a des contacts mais pas de coopération (...) D'après vos politiques, il faudrait les aider alors qu'ils supportent les terroristes et tuent nos citoyens. La France a demandé ces rencontres (...) Nous n'avons rien à lui demander. Nous disposons de tous les renseignements sur les terroristes".

Le soutien du peuple

Le président syrien assure qu'il dispose du soutien du peuple, malgré les accusations de répression dont il fait l'objet. "Notre rôle est de défendre notre société et nos citoyens. Comment un gouvernement qui aurait agi de manière brutale envers ses populations aurait pu résister pendant 4 ans ? Est-il possible d'avoir le soutien de son peuple si on le tue ?", interroge-t-il.

Si les Syriens veulent de Bachar, il restera. S'ils n'en veulent plus, il partira

Bachar al-Assad  

Bachar al-Assad assure que la Syrie devra se servir de ce conflit "pour que les choses s'améliorent, pas pour qu'elles redeviennent comme avant". Et d'affirmer qu'il serait prêt à partir si les Syriens le lui demandaient : "S'ils veulent de Bachar, il restera. S'ils ne veulent plus de lui, il partira. Si je n'avais pas de soutien, le peuple n'aurait pas soutenu l'armée (...) Il y a 23 millions de Syriens, comment peuvent-ils avoir peur d'une seule personne, d'un seul service de renseignement ?"

Le chef de l'État syrien attaque également frontalement la France, lorsqu'il explique que son pays n'est pas encore une démocratie. "Nous étions sur la voie de la démocratie. C'est un long chemin, explique-t-il. Mais si vous nous comparez à votre ami le plus proche, l'Arabie Saoudite, alors nous sommes une démocratie".

Pas de lien avec l'État islamique

Accusé d'avoir favoriser la montée de l'État islamique afin d'apparaître comme seul rempart, Bachar al-Assad riposte : "Ce groupe a été créé en 2006 en Irak sous le contrôle des Américains. Il est venu en Syrie car le chaos est contagieux. Lorsqu'il y a le chaos dans un pays, il devient un terrain fertile pour les terroristes".

Pas d'armes chimiques ni aveugles

Selon Bachar al-Assad, l'armée syrienne n'utilise pas d'armes aveugles. "Aucune armée n'accepterait d'utiliser des armes qui ne permettent pas de cibler. Elles seraient inefficaces. D'ailleurs, les drones utilisés par les Américains en Afghanistan tuent plus de civils que de terroristes, pourtant ce sont les plus précises du monde. Tout dépend de la manière dont vous utilisez vos armes", assure-t-il.


Même son de cloche concernant l'utilisation d'armes chimiques, qualifiée de "faux récit de gouvernements occidentaux". Selon lui, "le chlore en Syrie est sous contrôle des rebelles. Les armes que nous possédons sont beaucoup plus efficaces que le chlore et nous n'en avons pas besoin (...) En réponse à toutes les allégations, c'est nous qui demandions aux institutions internationales de venir enquêter. Nos soldats ont été exposés au gaz Sarin. Nous avons demandé à l'ONU d'enquêter"

http://www.rtl.fr/actu/international/bachar-al-assad-sur-france-2-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-intervention-du-president-syrien-7777426925

12:24 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Côte d'Ivoire/ Election présidentielle 2015 : 15 jours francs au Conseil constitutionnel pour respecter strictement la Constitution et déclarer Dramane Ouattara inéligible

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La pression est du côté du président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné, qui a désormais la lourde et historique responsabilité de passer au tamis du droit tous les candidats, pour ne retenir que ceux aptes à briguer la magistrature suprême.
Depuis hier à 18h, la Commission Electorale Indépendante (CEI) a bouclé la liste des candidats à l’élection présidentielle du 25 octobre avec 19 dossiers de candidatures réceptionnés. Des étudiants de 28 ans et 30 ans, des chefs de partis politiques, des indépendants et le chef de l’Etat sortant, Alassane Ouattara sont engagés dans la course à la présidence de la République. Selon une source proche de la CEI, sur les 19 dossiers de candidature reçus, seulement neuf candidats ont pu s’acquitter de la caution de 20 millions de FCFA exigée par la constitution. Après la période d’exception de 2010 soumis à l’accord de paix de Pretoria, le fonctionnement régulier des institutions de la République, à l’occasion des élections de cette année, doit inévitablement passer par le strict respect des dispositions constitutionnelles en vigueur. Dans le souci d’éviter une éventuelle crise qui mettrait en péril l’avenir du pays et donnerait une légitimité à tous ceux qui brigueraient la magistrature suprême en Côte d’Ivoire. Le Conseil constitutionnel, seul juge de la constitutionnalité des lois et organe régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics, au regard de l’article 88 de la constitution ivoirienne, a désormais la lourde responsabilité de statuer sur les différentes candidatures déposées chez Youssouf Bakayoko. Tous les regards sont désormais tournés vers Mamadou Koné, le président du Conseil constitutionnel, qui, au regard des conditions d’éligibilité définies à l’article 35 de la constitution, a la lourde responsabilité, selon l’article 90 de la Constitution ivoirienne de remplir fidèlement sa fonction en toute indépendance et en toute impartialité. « Vu la loi n°2000-513 du 1er août 2000 portant constitution de la Côte d’Ivoire.
Vu le Titre III de la constitution ivoirienne du 1er août 2000 consacré au président de la République.

Vu l’article 35 de la constitution ivoirienne du 1er août 2000.
Vu l’alinéa 2 de l’article 35 de la Constitution ivoirienne du 1er août 2000 qui dispose que « le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de quarante ans au moins et de soixante-quinze ans au plus ».
Vu l’alinéa 3 de l’article 35 de la Constitution ivoirienne du 1er aout 2000 qui dispose que « le candidat à l’élection présidentielle doit être ivoirien d'origine, né de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens d'origine ».

Vu l’alinéa 5 de l’article 35 de la Constitution ivoirienne du 1er aout 2000 qui dispose que « le candidat à l’élection présidentielle ne doit s'être jamais prévalu d'une autre nationalité ». A ces conditions d’éligibilité s’ajoutent le bulletin de santé de chaque candidat et une attestation de régularité vis-à-vis des impôts.
Depuis hier donc le sort de la Côte d’Ivoire est entre les mains du Conseil constitutionnel qui a le choix entre dire le droit pour sauver la Côte d’Ivoire d’une autre tragédie électorale après celle de 2010 ou refuser de dire le droit et exposer la Côte d’Ivoire au chaos. Mamadou Koné va-t-il tenir compte des recommandations du peuple de Côte d’Ivoire, des partis d’opposition et des observateurs de la scène politique ivoirienne dont la France et les Etats-Unis, qui exigent le respect scrupuleux de la loi fondamentale ? En attendant le verdict dans 15 jours, la Côte d’Ivoire retient son souffle en cette période de tous les dangers.

Serge A. Badet

 

12:17 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg