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jeudi, 27 août 2015

En Côte d’Ivoire la jeunesse de l’opposition annonce une manifestation le 10 septembre 2015

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La jeunesse de la Coalition nationale pour le changement (CNC, opposition ivoirienne) a annoncé mercredi une manifestation le 10 septembre pour exiger des élections transparentes, à deux mois de la présidentielle en Côte d’Ivoire, à une cérémonie à Abidjan.

« Nous prendrons les rues le jeudi 10 septembre et nous y resterons jusqu’à ce que Dramane Ouattara se plie » aux exigences de la CNC, a affirmé Abraham Diédi, président de la Coalition Nationale de la Jeunesse pour le Changement (CNJC).

La principale plateforme de l’opposition en Côte d’Ivoire souhaite rencontrer le chef de l’Etat Alassane Ouattara pour « discuter des conditions » d’organisation du scrutin, prévu en octobre 2015.

Elle remet en cause la composition de la Commission électorale indépendante (CEI), structure chargée d’organiser les élections en Côte d’Ivoire, qu’elle juge « déséquilibrée » au profit du président ivoirien, candidat à sa propre succession.

Plusieurs candidatures ont été enregistrées au sein de la CNC dont celle de l’ex-Premier ministre, Charles Konan Banny, chef de file de la coalition.

Début juin, à l’appel des responsables des structures de jeunesse, des manifestations ont été organisées dans certaines villes du pays entraînant une perte en vie humaine et d’importants dégâts matériels.

Par Anselme BLAGNON

10:24 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

mercredi, 26 août 2015

Côte d’Ivoire climat d’insécurité et de violence avant les élections: Le Fpi accuse le parti de Dramane Ouattara

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Dans une déclaration ce jour, le Fpi dénonce le climat de violence et d’insécurité qui prévaut à deux mois de l’élection présidentielle. Pour ce parti, le Rdr au pouvoir en est le principal instigateur. Ci-dessous la déclaration intégrale

1- Les faits
Des organes de presse nationaux, crédibles et jouissant d’une bonne audience, ont porté récemment à la connaissance de l’opinion des faits d’une extrême gravité, qui témoignent du climat de grande tension, de violence et d’insécurité quotidiennes en Côte d’Ivoire. Il s’agit des quotidiens « Soir Info », « LG Info », « Le Nouveau Courrier » et « Connexion ivoirienne.net ».
Le quotidien « Soir Info », dans sa parution n° 6253 du mercredi 12 août 2015, a rapporté deux faits qui se sont déroulés respectivement à Bouaké, le mercredi 05 et le jeudi 06 août et à Ferkessédougou, le lundi 10 août. Pour Bouaké, ville située à 400 km d’Abidjan, dans le centre du pays, il est fait mention de tirs nourris entre militaires mécontents du fait de la promotion accordée à un groupe de soldats. A Ferkessédougou, à plus de 600 km d’Abidjan, dans le nord du pays, de violents affrontements ont opposé des gendarmes à des jeunes démobilisés munis d’armes de guerre. Ces affrontements ont été consécutifs à la mort, dans les locaux de la gendarmerie, du nommé Yéo Kidjoufoloko Sékou, un présumé « coupeur de route ». La brigade de gendarmerie a été attaquée ; ce qui a occasionné la fuite des gendarmes de la ville. Il y a eu un (01) mort, des blessés par balles, des véhicules saccagés, des corridors incendiés.
Le quotidien « LG Info », dans sa parution n°1100, du vendredi 14 août 2015, relate qu’une étudiante du nom de Claude Larissa Abogny, âgée de 23 ans, a été sauvagement assassinée dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 août 2015, à Yopougon, quartier Maroc, par une bande de gamins âgés de 12 à 17 ans, communément appelés « Microbes », armés de gourdins, de couteaux et de machettes. Ces assassins seraient d’anciens enfants-soldats ayant combattu dans l’ex rébellion.
Le quotidien « Le Nouveau Courrier », dans son édition n°1333, du lundi 17 août 2015, a fait état des actes de barbarie perpétrés par les militants du Rassemblement des Républicains (RDR), le parti dirigé par Alassane Ouattara. En effet, ces militants du RDR et leurs miliciens, armés de gourdins, d’armes blanches et d’armes à feu, se sont attaqués aux organisateurs du meeting, non interdit, de la Coalition Nationale pour le Changement (CNC), le samedi 15 août 2015, à Korhogo, dans le nord du pays. Ces militants agresseurs ont détruit les abris, cassé les chaises et ont emporté les appareils de sonorisation. Par ailleurs, ils ont brutalisé, blessé et dépouillé les militants et sympathisants de cette coalition venus prendre part à ce rassemblement. Ils ont également dressé des barricades en ville en vue d’empêcher l’accès au lieu de la manifestation, mais aussi dans le but d’empêcher les animateurs de la rencontre de sortir de la ville.
« Connexion ivoirienne.net », une publication en ligne sur Internet, a rapporté, le mardi 18 août 2015, que les « Microbes » ont attaqué une église dans la commune d’ABOBO, au nord d’Abidjan, le dimanche 12 août. L’édifice a été mis à sac et les fidèles ont été agressés et dépouillés de leurs biens.

2- L’analyse
Le FPI note que depuis l’intrusion d’Alassane Dramane Ouattara sur la scène politique ivoirienne, la violence, sous toutes ses formes, aussi bien verbale, physique qu’armée, est apparue en Côte d’Ivoire et est devenue endémique. Alassane Dramane Ouattara s’est très tôt signalé aux Ivoiriens par des propos et attitudes où la violence a toujours été en première place. Lorsque qu’il est parvenu à la tête du RDR, suite au décès de DJENI KOBINAN, le fondateur dudit parti, son discours a régulièrement été émaillé de propos guerriers, violents et déstabilisateurs. Ce furent des déclarations à l’emporte pièce du genre : « Je vais mélanger ce pays, … Je frapperai ce pouvoir moribond et il tombera…, Je rendrai ce pays ingouvernable, on ne veut pas que je devienne Président parce que je suis musulman…, », Dans la même logique, ses fidèles lieutenants lui ont emboité le pas : ainsi, le Secrétaire Général du RDR, son parti, Amadou Soumahoro déclara que « tous ceux qui s’attaqueront à Alassane Ouattara se retrouveront au cimetière… ». Quant à Hamed Bakayoko, l’actuel ministre de l’intérieur, il a indiqué : « Nous sommes les sofas d’ADO (Alassane Dramane Ouattara). Quiconque voudrait nuire à ADO devra passer sur nos corps… ».
Par ailleurs, la pratique politique du RDR et de son mentor est jalonnée de nombreux actes de déstabilisation du pouvoir établi. On peut citer le coup d’Etat du 24 décembre 1999 : ce jour-là, des soldats proches d’Alassane Dramane Ouattara ont renversé le régime du président Henri Konan Bédié ; les putschistes ont alors installé, sous la direction du général Robert GUEI, un régime militaire qui échappa rapidement au contrôle des commanditaires. C’est alors que ces soldats proches d’Alassane Dramane Ouattara tentèrent, à plusieurs reprises, de renverser ce régime. Les tentatives les plus marquantes sont celles de juillet et septembre 2000. L’élection présidentielle d’octobre 2000, remportée par Laurent Gbagbo, qui a mis fin au régime militaire, n’a pas cependant arrêté les velléités guerrières d’Alassane Dramane Ouattara.
Le premier gouvernement de la deuxième République, à la fin du régime militaire, a subi des tentatives de coups d’Etat qui sont, c’est aujourd’hui prouvé, le fait d’Alassane Dramane Ouattara et des siens : une première a eu lieu les 7 et 8 janvier 2001 et la seconde, en février 2001. La troisième tentative de coup d’Etat, intervenue les 18 et 19 septembre 2002, s’est muée en une rébellion armée, et a scindé la Côte d’Ivoire en deux (02) zones, jusqu’au 11 avril 2011, où la communauté internationale, sous la houlette de la France de Nicolas Sarkozy, est parvenue à imposer Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire par les armes, parachevant ainsi ce long coup d’Etat.
Depuis l’installation d’Alassane Ouattara à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire, les Ivoiriens en général, les militants du FPI et les proches du Président Laurent Gbagbo, en particulier, subissent toutes sortes d’exactions : déportation, enlèvements, exécutions extrajudiciaires, arrestations et emprisonnements arbitraires, expropriation, exil, le tout sous la conduite d’une politique ethnocentrique dite de « rattrapage ethnique ».
Dans cette atmosphère, les activités des partis politiques de l’opposition significative sont systématiquement interdites ou réprimées. C’est le cas des meetings du FPI, avec les exemples, en 2011 à Koumassi, le 8 octobre 2012 à Port-Bouet, le 22 novembre 2012, où des militants du RDR ont saccagé les abris et les chaises, incendié des véhicules et blessé des participants à la manifestation ; le 21 janvier 2012, à Yopougon, à la place Ficgayo, où, en plus des casses de la logistique et de nombreux blessés, il y a eu mort d’homme, en la personne d’APENI Innocent assassiné par les militants du RDR. Dans le même contexte, il faut citer les incidents graves survenus lors des marches éclatées organisées par la jeunesse de la Coalition nationale pour le changement (JCNC), le 9 juin 2015, où l’on a enregistré de nombreux blessés et plusieurs décès dont celui de BAH DIE Raphaël à Guiglo, et ceux de trois (03) bébés à Gagnoa. Enfin, le samedi 15 août 2015 à Korhogo, le meeting de la CNC a sauvagement été attaqué par les militants du RDR.

3- La position du FPI
Le FPI, toujours attaché à la démocratie, à la cohésion sociale, à l’harmonie entre les populations ivoiriennes et à la paix:
Dénonce énergiquement le climat de violence et d’insécurité qui sévit en Côte d’Ivoire depuis l’irruption d’Alassane Ouattara sur la scène politique ;
Condamne fermement les actes de violence sous toutes leurs formes, commis par les militants du RDR et leur mentor Alassane Ouattara ;
Interpelle la communauté internationale sur son mutisme face aux nombreux actes de violation des droits et d’agression commis par le RDR et ses militants ;
Invite les organisations de défense des Droits de l’homme à s’impliquer conséquemment dans la normalisation de la vie sociopolitique en Côte d’Ivoire ;
Exige du régime Ouattara le désarmement et l’encasernement effectif de tous les éléments des FRCI et autres forces parallèles, le désarmement de toutes les milices dont les « microbes » et le démantèlement des dépôts clandestins d’armes et de munitions à travers le pays ;
Affirme que les conditions de violence et d’insécurité créées et érigées en mode de gouvernement par le régime Ouattara et son parti le RDR, rendent impossible la tenue de l’élection présidentielle à venir ;
Exige des conditions d’organisation et de déroulement d’une élection véritablement démocratique, juste, transparente et équitable.

Fait à Abidjan le 26 Août 2015

Pour le Front Populaire Ivoirien
Le Secrétaire Général Adjoint,
Porte-parole par intérim du Parti
Koné Boubakar

 

 

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26 août 1973: le mystère de l’assassinat du Tchadien Bono intact

 

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Le 26 août 1973, le Tchadien Outel Bono était assassiné à Paris.

Ce médecin et homme politique était en France pour annoncer

la création d’un mouvement politique d’opposition au

président Tombalbaye. Il est encore impossible de déterminer

le commanditaire et les raisons de cet assassinat.

 

Outel Bono est assassiné à Paris par un tueur professionnel,

rue de la Roquette, alors qu’il montait dans sa voiture,

le 26 août 1973. Il était à Paris pour annoncer la naissance

du Mouvement démocratique de rénovation tchadienne (MDRT).

« Outel Bono a été assassiné dans le quartier de la Bastille

un dimanche matin. Alors qu’il monte dans sa voiture, le 26 août

au matin, il est abattu de deux balles de revolver par un

inconnu qui s’enfuit en 2CV et puis on perd sa trace »,

explique l’historien Jean-Pierre Bat.

 

« Il faut rappeler qu’à ce moment-là, le Tchad était en

pleine guerre civile, en pleine rébellion et qu’il proposait

une troisième voie entre le régime de Tombalbaye, qui avait

été soutenu militairement par la France, et les rebellions du

Front de libération nationale du Tchad (Frolinat). Il proposait en

fait une solution politique qu’on appellerait une troisième voie

entre la guerre et la rébellion », contextualise l’historien, auteur

des ouvrages Le syndrome Foccart et La Fabrique des barbouzes.

 

Une confession comme seul élément tangible

 

L'homme était donc connu pour être un opposant politique

au régime du président François Tombalbaye, qui a dirigé le

Tchad de 1960 à 1975, avec le soutien de la France. Après

ses études à Toulouse, ce médecin rentre au pays en 1972 et

avec quelques amis, il dénonce les dérives autoritaristes du

pouvoir en place : parti unique, arrestation des opposants, culte

de la personnalité. Il est incarcéré à plusieurs reprises.

Persécuté par le régime, il s’exile en France en 1972.

 

Un grand flou entoure cette affaire et l'auteur de l'assassinat.

« La seule certitude, c’est que cet individu est un agent

des services secrets tchadiens. Alors, comment sait-on cela ?

Parce que lors de sa captivité en 1974-1975, le

commandant Galopin confesse au journaliste du Figaro

Thierry Desjardins que les serviceas secrets tchadiens, dont il

était le numéro 2, étaient impliqués dans l’assassinat d’Outel

Bono », souligne Jean-Pierre Bat.

 

Des ramifications avec le pouvoir français ?

 

« Premièrement, continue l'historien, on sait que l’assassin,

qui travaille sous pseudonyme, est un agent contractuel

des services tchadiens. Ces services tchadiens sont dirigés par

un certain Camille Gourvenec, qui est un homme lige du

président Tombalbaye. La première conclusion à laquelle

on pourrait aboutir serait que c’est une initiative tchadienne.

Reste une deuxième question à laquelle il n’y a pas de

réponse encore claire aujourd’hui : pourquoi l’avoir assassiné

en France ? »

 

« Vous me direz parce qu’il s’y trouvait, répond lui-même

M. Bat, mais cela pose une deuxième question : est-ce que

la France était au courant de cet assassinat, dans la mesure où

les services secrets tchadiens étaient très proches en termes

de politique et de personnels des services secrets français,

puisque le commandant Gourvenec était un des contacts de

Maurice Robert, le célèbre patron du secteur Afrique du SDECE ? »

 

« Clarifier la mort du docteur Outel Bono »

 

Lorsqu'il parle du SDECE, Jean-Pierre Bat fait référence au

Service de documentation l'assassinat d'Outel Bono reste

entière, même si le régime tchadien est en premier lieu

soupçonné. Tombalbaye aurait d’ailleurs proféré, en privé,

des menaces de mort à l’encontre de l'opposant. Mais le

meurtrier pourrait-il être un Français déjà employé dans le

passé par le régime tchadien pour mener des « coups » en

France ? Balam Facho, ancien ministre au Tchad, nie

être au courant d’un tel complot envers le médecin Outel Bono :

 

« Médecin en ce temps-là, il n’y en avait pas beaucoup, note-t-il.

Et au Tchad, surtout pays enclavé, on n’avait pas beaucoup

de cadres. Quand il est arrivé au Tchad en 1962, il y avait

le Frolinat, on voulait voir un peu : est-ce qu’il y avait

d’autres opinions que celles pour Frolinat ? Et c’est à ce moment-

là que je me suis intéressé à lui. Il était en prison, il était

condamné à mort par Tombalbaye, et donc il est revenu pour

une formation complémentaire de spécialisation en France.

Pendant ce temps, il était recherché, il se préparait à créer un

parti de l’opposition, mais d’autre part on dit aussi qu’il

voulait adhérer à la franc-maçonnerie. Nous, on aurait

souhaité quand même qu’on aboutisse un jour à clarifier la

mort du docteur Outel Bono. »

 

Aucune thèse ne l'emporte sur les autres

 

Certains voient dans cet assassinat la main cachée de

Jacques Foccart. Pour Jean-François Bat, c'est l'une

des hypothèses. Mais il fait remarquer : « Pourquoi Foccart

aurait-il pris le risque de laisser assassiner sur le territoire

français un opposant tchadien ? Il s’avère qu’il a plus à perdre

qu’à gagner à ce que l’assassinat ait lieu en France. Il

s’avère également qu’il est l’objet d’une campagne de

dénigrement au Tchad, il est baptisé le " Dopelé au cou pelé "

. C'est-à-dire que Tombalbaye en a fait un peu la bête noire de

son régime, et on voit mal pourquoi à ce moment-là, il

jouerait cette carte. »

 

« Reste une option, continue l'historien, qui est à mi-chemin

entre ces deux versions, en tout cas qui pourrait alimenter

un entre-deux, qui serait que l’initiative parte de Gourvenec et

des services spéciaux tchadiens ; qu’une fois mis devant le

fait accompli, Foccart ait été un petit peu pris en otage par ce

geste ; et il s’avère que lorsque des responsables des

services tchadiens, notamment Gourvennec, sont de passage

en France, on se débrouille pour qu’ils aient réussi à rembarquer

en direction de Ndjamena avant que la commission rogatoire

qui devait les retrouver ne parvienne à les toucher. »

 

Jusqu’à présent, aucune version n’a pu être confirmée.

« La seule source tangible que l’on ait de toute façon reste

la confession du commandant Galopin, qui reconnaît sans

en donner les détails, avoir été parmi les responsables de

cette affaire », rappelle l’écrivain.

 

Source: rfi.fr_afrique

 

 

16:33 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg