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jeudi, 30 juillet 2015

Côte d'Ivoire: Le coup de fil de l’Elysée qui propose une porte de sortie honorable à Dramane Ouattara

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Début mars, probablement le 5 mars de cette année, François Hollande a eu un entretien téléphonique avec son homologue ivoirien. Selon la DGSE qui livre cette information dans un rapport confidentiel rédigé par l’ancien ambassadeur de France à Abidjan Jean-Marc Simon, le président français a, à cette occasion, proposé une porte de sortie honorable au chef de l’état ivoirien qui bénéficierait également d’une amnistie s’il consent à partir sans bruit.

Sur la foi d’un rapport de la DGSE daté du 16 mars 2015, la France s’active à faire partir Ouattara du pouvoir en organisant une asphyxie de son régime. Ironie de l’histoire, c’est dans les mêmes conditions que Paris avait préparé la chute de Laurent Gbagbo avant de se résoudre, faute d’avoir réussi, à bombarder son palais. Mais le président français a également utilisé les vieilles ficelles habituelles pour demander à son homologue ivoirien d’accepter de partir. Selon ce document, Hollande a téléphoné à Ouattara, probablement le 5 mars de cette année, le document de la DGSE parle de onze jours avant sa rédaction, pour lui proposer une porte de sortie honorable. Le président français avait également utilisé le même stratagème contre l’ex-président burkinabé Blaise Compaoré qui n’avait ensuite pas ménagé sa peine pour lui dire non. C’est d’ailleurs la même détermination qu’on lit chez le chef de l’Etat Alassane Dramane Ouattara qui, selon ledit document, se mobilise à la tête de son régime pour parer aux difficultés. A commencer par trouver les milliards nécessaires au fonctionnement de l’état chaque mois. A cette fin, le chef de l’état a élaboré des mesures de rétorsions visant en particulier les entreprises françaises qui sont désormais astreintes à payer cash leurs impôts. « Toutes les entreprises (essentiellement françaises) doivent désormais payer leurs impôts en cash ou sur un compte uniquement accessible par le frère cadet d'Alassane Ouattara qui se trouve être Directeur financier à la présidence et ministre chargé des affaires présidentielles. Ce circuit hermétique de collecte des fonds publics échappe ainsi au trésor public et au ministre du budget puis à celui de l'économie et des finances, tous réputés pourtant proches du clan Ouattara. Certaines des grandes entreprises françaises s’y plient parfois aussi. L’apprenant l’avocat JeanPaul Benoit a pu approcher, à Paris, le groupe de contact qui a découvert qu'il est notoire que son entreprise alimentait Ouattara en cash via des commissions sur ses activités caractérisées par un système de prédation entretenu par le clan familial grâce à de multiples sociétés domiciliées dans des états réputés peu regardant aux règles d'orthodoxie financière », précise le document. Mais l’Elysée mise sur le blocage des financements internationaux contre Ouattara dont les prévisions d’entrées d’impôts ne constituent que 51% du budget national. « Les rentrées fiscales s’annoncent mauvaises car elles sont en deçà des prévisions, ne représentant que 51% des lignes budgétaires prévues pour les marchés publics. La seule solution pour Ouattara réside dans les emprunts sur les marchés. Ouattara doit improviser des parades pour trouver les milliards de francs CFA supplémentaires nécessaires chaque mois au fonctionnement de l’administration et au financement des lourds projets d'infrastructures qui résument l’essentiel de son quinquennat finissant… Le gouvernement ivoirien vient de trouver des parades pour s'opposer au financement total de la dette intérieure et ne rembourse que partiellement ses dettes, à commencer par 130 millions de dollars d’intérêts qu’il devait verser à un consortium de banques français dont le versement prévu pour fin décembre 2014 n'a toujours pas été honoré », souligne le rapport. Mais l’Elysée n’est pas dupe ; elle sait également que le régime de Ouattara bénéficie encore de soutiens actifs en France pour l’aider à lutter et à sortir de l’eau. Hollande sait par ailleurs qu’il n’est pas Sarkozy pour faire intervenir l’armée contre le palais du chef de l’état ivoirien. « La France ne devrait pas être en première ligne dans ce nouveau dossier qui pourrait s'annoncer épineux; parce que nous ne sommes plus dans la Françafrique. Et il y a les compagnons de route d'Alassane Ouattara encore aux affaires en France qui, refusant de renier leur amitié, probablement de bonne foi », note le document. Pour cette raison, le rapport préconise que L’Elysée envisage « de prendre pour nouvelle initiative d’écrire une lettre à Alassane Ouattara. Y sont (alors) reprises en fait les propositions qui lui ont été soumises par téléphone onze jours plus tôt-par François Hollande afin de lui offrir une porte de sortie honorable ». En guise de pressions supplémentaires, le rapport recommande à Hollande d’obtenir le soutien des autres chefs d’état africains de la Cedeao pour obtenir le départ du chef de l’état ivoirien. A cet égard, le rapport note clairement que « l’Elysée devra obtenir des autres pairs africains de la Cedeao et l'UA, qu’ils fassent de même ». Mais le groupe de contact, qui représente l’ensemble des multinationales françaises opérant en Côte d’Ivoire a sa propre opinion de ce qui pourrait être le dénouement de cette crise politique majeure à venir. Il propose un changement d’alliance, notamment au profit de la CNC et une amnistie au profit du chef de l’état qui ne serait alors pas contraint à l’exil s’il accepte de jouer le jeu. « Le groupe de contact suggère au ministre des Finances, une rencontre avec ses pairs de la coalition internationale ayant soutenu Ouattara contre Gbagbo à Paris avec, pour feuille de route, l’organisation de soutien international à la nouvelle coalition en Côte d'Ivoire. Les tractations devront se concentrer donc sur la personne même de Ouattara en précisant qu’il ne sera pas, en cas de retrait contraint à l’exil, puisqu’une amnistie pourrait être prononcée en sa faveur qui lui fera bénéficier d’un statut d’ancien chef d’Etat. La coalition, explique qu’elle n’envisage pas une guerre contre le régime, mais ‘‘une opération spéciale, ‘‘non violente’’ pour s’emparer de Ouattara ». Voilà qui est dit. L’histoire se répète donc en Côte d’Ivoire.

Sévérine Blé
Source: Aujourd’hui / N°939

15:24 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Côte d’Ivoire – Soro Guillaume, du « chrétien polygame » au « diable nomade religieux »

 

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Les jours pairs il dit à la CEI qu’il est politologue, les jours impairs il dit qu’il est enseignant. Un jour il fait croire qu’il estmusulman, un autre jour qu’il est chrétien catholique, à l’occasion il se présente comme mormon et chrétien polygame. Il est même capable de se présenter comme juif avec une Kippa (calotte) sur la tête, s’il le faut, tant que ça peut rassurer un électorat potentiel ou des soutiens politiques qu’il cherche.

Cet homme est un caméléon équilibriste qui change au gré des circonstances, en fonction de ses intérêts. Il n’a aucune conviction fixe, encore moins une foi et une fidélité à une religion ou à une croyance donnée. De toutes les façons, il faut voir dans ce nomadisme religieux, la grandeur du tourment qui mine son âme, car le zèle qu’un individu met à chercher Dieu dans toutes les religions à la fois, est fonction du degré et de la grandeur des tourments dont souffre son âme.
Quand on a l’esprit tourmenté par de nombreux morts dont le nombre est aussi élevé qu’un chapelet de marabout Tidjanites sénégalais, il est normal qu’on soit à la poursuite du pardon de Dieu partout où on nous dit qu’il se trouve. 
La religion est une affaire qui relève de la sphère privée, et c’est une relation intime entre un individu et son Dieu. 
Quand quelqu’un en fait l’objet d’ostentation, il le fait non pour Dieu à qui il veut montrer sa foi, mais pour les yeux des croyants qu’il voit comme des électeurs potentiels qu’il pense ainsi manipuler. 
Il se présente comme l’un des leurs, pour bénéficier de leur pardon et de leur clémence, à cause des casseroles publiques de crime qu’il traîne et qu’il a accumulé tout le long de son parcours.
 Ce que ce monsieur oublie ou qu’il ne sait peut-être pas, c’est que Dieu n’aime pas l’ostentation et les hypocrites. Ca c’est écrit, et tous les croyants qui voient un pareil comédien qui pense jouer avec Dieu s’adonner à ce type de spectacle ostentatoire, ne peuvent que le regarder que comme un diable qui veut s’habiller d’une peau d’ange pour les tromper.
 Le diable a un esprit malin et le bon croyant sait le détecter !
 C’est à ses fruits qu’on détecte les faux et bon prophètes.

Doumbia Major

15:21 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Côte d’Ivoire: Les Ivoiriens déterminés à faire respecter leur Constitution, les menaces n’y changeront rien

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Des Ivoiriens ont fait l’effort, ces jours-ci, de consulter leurs anciens numéros de “Fraternité Matin”. Ce voyage dans le journal gouvernemental de la fin des années 1990 leur a permis de découvrir des perles aussi surprenantes que croustillantes. Dans le numéro du 4 septembre 1998, par exemple, on peut lire ceci: “Le Président BEDIE avait dit dans son premier discours de Chef d’État qu’il était intolérable que le commerce ivoirien soit entièrement aux mains des étrangers. Il nous appartient désormais, à nous Ivoiriens de faire en sorte qu’il nous revienne”. Dans un autre numéro daté du 9 juillet 1999, on trouve les lignes suivantes:“Lors du congrès de son parti, Monsieur Alassane Ouattara a exhibé sa carte d’identité ivoirienne et celle de sa mère. Et l’on s’est aperçu que la sienne n’a été établie qu’en 1982, alors qu’il avait déjà 40 ans. Sous quelle identité avait-il donc vécu jusque là ?… L’on s’est aperçu également que, sur sa carte d’identité, sa mère s’appelle Nabintou Ouattara. Et pourquoi, celle qu’il a présentée et dont il a montré les papiers s’appelle Nabintou cissé, née à Dabou. D’autre part, sur sa demande de carte d’identité formulée en 1990, il est précisé que son père est à Kong et sa mère à Odienné. Et pourtant, sur leurs cartes d’identité, ils sont nés respectivement à Dimbokro et Dabou. Que signifie tout cela ? Aujourd’hui, ce qui est en question est l’avenir de la Côte d’Ivoire. Et cet avenir, personne n’a le droit de jouer avec… Pourquoi, alors qu’il avait refusé de se présenter en 1995 à cause du code électoral, il décide de le faire maintenant sans que ce code n’ait changé? Aujourd’hui, nous entendons ici et là des menaces à peine voilées du genre « si ADO n’est pas candidat on va voir »…Certains se disent prêts à mettre ce pays à feu et à sang si la candidature d’ADO n’est pas retenue.” Quand Venance Konan s’exprimait ainsi, était-il fou, sous l’emprise de la drogue ou bien était-il possédé par Satan? Écrire des choses aussi justes à l’époque (1998-1999) et en vouloir aujourd’hui au professeur Simon-Pierre Ekanza d’avoir soutenu que la Constitution ivoirienne d’août 2000 interdit à Dramane Alassane Ouattara de briguer la magistrature suprême, traiter Ouattara d’imposteur en 1998-1999 parce qu’il avait deux mères différentes et parce qu’il avait été tantôt voltaïque, tantôt ivoirien et accuser aujourd’hui les Ivoiriens opposés à la participation de Ouattara au scrutin présidentiel d’octobre 2015 de “mener un débat nauséabond qui a divisé notre peuple et failli détruire notre pays”, c’est ce qu’on appelle manquer de cohérence.

Mais Venance Konan n’excelle pas seulement dans l’incohérence. Il brille également par le mensonge, une des choses qu’il a en commun avec son nouveau maître. Il ment lorsqu’il écrit, par exemple, que les Ivoiriens se sont fait la guerre, ce qui voudrait dire que le Sud et le Nord ont guerroyé l’un contre l’autre. Or, entre 1993 et 2015, jamais les gens du Sud n’ont attaqué le Nord, ni obligé les fonctionnaires du Nord à quitter le Sud, ni installé des miliciens dans les villes et villages du Nord. Ce ne sont pas eux qui ont fait passer les danseuses d’Adjanou de vie à trépas ou commis des massacres à Nahibly, Guitrozon, Petit Duékoué et Anonkoua-Kouté. Un autre mensonge de Venance Konan est relatif au fameux “redécollage” de la Côte d’Ivoire “sous la direction de celui que certains voulaient rejeter”. Notre pays redécolle-t-il alors qu’on enregistre de plus en plus de pauvres et de chômeurs et que les étudiants sont constamment en grève? L’émergence consiste-t-elle à emprisonner quiconque ne pense pas comme le régime, à ne promouvoir que les gens d’une certaine région et d’une certaine religion? C’est mentir que d’affirmer que la Côte d’Ivoire est en train de redécoller sous Dramane. Un tel mensonge est d’autant plus inacceptable que le nouvel adepte du messie Dramane oublie d’ajouter que le pays a été déstabilisé et bloqué entre 1999 et 2011 par le même Dramane qui avait juré de le mélanger, c’est-à-dire de le rendre ingouvernable si sa candidature était rejetée.

Venance Konan avoue, dans son dernier éditorial, qu’il croyait que, après la fermeture des banques, l’embargo sur les médicaments et le bombardement de la capitale économique par la France sur ordre de Dramane, les Ivoiriens ne parleraient plus de l’inéligibilité de son nouveau patron. On peut lui rétorquer qu’il connaît mal ses compatriotes car il est illusoire de penser qu’il suffit de bombarder un peuple, de lui donner des billets de banque ou de lui construire deux à trois routes et ponts pour le soumettre ou l’amener à renoncer à ce qui compte pour lui. Ce qui compte aujourd’hui, pour les Ivoiriens, c’est le strict respect de leur Loi fondamentale, le fait d’être maîtres chez eux et d’occuper les premières places comme cela se fait partout ailleurs. Même si Dramane osait larguer la bombe atomique sur eux (c’est la seule chose qu’il lui reste à faire), ils-ne cèderaient pas sur l’idée que toute personne qui désire les diriger doit se conformer à l’article 35 de leur Constitution. Ce ne sont donc pas les puériles menaces proférées par Dramane lors de sa visite dans le Nord qui feront reculer les Ivoiriens déterminés à faire respecter leur Constitution. Tous les Ivoiriens ne sont pas achetables ou corruptibles, tous ne sont pas prêts à se prostituer ou à aliéner leur dignité pour un plat de lentilles. La peur de la mort ne les pousse pas tous à accepter l’inacceptable. Celui qui n’a pas compris cela, n’a rien compris au problème de la Côte d’Ivoire
Que Venance Konan ait décidé d’adorer ce qu’il brûlait hier, qu’il dise et se dédise aussi facilement, juste pour diriger “Fraternité Matin” et jouir des avantages matériels attachés à ce poste, qu’il ait choisi de faire la “politique du ventre” (Jean-Francois Bayart), qu’il chante les louanges d’un individu qu’il vouait aux gémonies il n’y a pas longtemps, tout cela est son droit. Mais qu’il reconnaisse à d’autres Ivoiriens le droit de ne pas se coucher devant Dramane et ses parrains occidentaux, le droit de défendre leur Constitution dans son intégralité. Qu’il accepte surtout qu’on lui rappelle le beau texte qu’il publia dans “Frat Mat” du 29 novembre 1994 et dont voici un extrait: “Pendant longtemps nous avons tous baigné dans un certain laxisme, nous avons tous fermé les yeux, et tout le monde a fait ce qu’il voulait dans notre pays. Aujourd’hui, nous ouvrons les yeux et nous constatons que notre pays a au moins 40% d’étrangers, que notre économie ne nous appartient plus, que des assassins libériens font la loi dans l’Ouest de notre pays et que si nous n’y prenons garde nous confierons notre pays à quelqu’un qui n’est pas ivoirien ou pas suffisamment pour souffrir ou mourir avec lui.”

Les Libériens ont été remplacés par les Burkinabè. Quant à Venance Konan, il a retourné sa veste depuis. Peu lui importe désormais que son pays soit dirigé par un individu capable de souffrir ou de mourrir avec lui et pour lui. Faut-il en inférer qu’il fait partie de ces “prostitués des médias qui ont pour sexe l’information ou la vérité qu’ils gardent, fardent, déforment et allongent au lit des médias pour de l’argent, pour des avantages”? Chacun répondra comme il veut à cette question. Pour ma part, j’ai foi que passera la dictature que subissent les Ivoiriens depuis le 11 avril 2011 car tout passe; je suis certain que le vent tournera un jour. Mais, quand il aura tourné, que se passera-t-il pour les traîtres? Pour Léon Tuam, “les Africains doivent arrêter leurs traîtres, les juger, les condamner à de lourdes peines d’emprisonnement” (L. Tuam, “L’Afrique doit anéantir ses traîtres pour s’épanouir ou continuer de gémir pour périr” in www.Cameroonvoice.com du 17 décembre 2013).

Jean-Claude Djereke
Cerclecad, Ottawa (Canada)

15:19 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg