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mardi, 02 février 2016

CPI/ Me Altit pulvérise les accusations "bancales" de Bensouda: "Elle veut faire disparaître les crimes des forces pro-Ouattara"

 

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Me Emmanuel Altit, conseil du Président Laurent Gbagbo, détenu à la Cour pénale internationale (CPI) pour « crimes contre l’humanité », a ridiculisé lundi la procureure Fatou Bensouda, qualifiant ses accusations de "bancales qui ne reposent que sur du vent", et l'accusant de "vouloir faire disparaître les crimes des forces pro-Ouattara" les véritables bourreaux de la crise ivoirienne.
Pulvérisant les accusations du procureur, il a assené ses flèches à son endroit, faisant effondrer ses mensonges et manipulations.
"Pas un mot sur la tentative de prise du pouvoir par la force pro-Alassane Ouattara, pas un mot sur l’attaque menée contre la résidence de Gbagbo", dira Me Altit très offensif.
La gène se lisait sur le visage de la procureure, prise visiblement la main dans le sac.
"Faire disparaître les bourreaux, c’est faire disparaître leurs crimes", a ensuite déclaré Me Emmanuel Altit, pour qui "c’est dommage que Fatou Bensouda "ne se soit pas intéressée aux rebelles pro-Ouattara et à leurs assauts qui ont ravagé le nord" de la Côte d’Ivoire pendant des années, après le coup d’Etat manqué du 19 septembre 2012.

Pour Me Emmanuel Altit, le scenario de la procureure ne résiste pas à l'analyse.
"Le procureur est tellement mal à l’aise avec son scénario sans fondation, qu' il passe sous silence tous les évènements de l’histoire ivoirienne", notamment "les tentatives de prise de pouvoir par la force d'Alassane Ouattara et ses partisans", lesquelles tentatives disparaissent comme par enchantement du dossier du procureur.

Pas un mot de la bataille d'Abidjan

Pour le Conseil de Gbagbo, "le procureur veut faire disparaître les protagonistes de la bataille de la prise d’Abidjan", au point qu'elle n'ait "même pas pris la peine de s’intéresser aux rebelles pro-Ouattara, à ceux qui ont ravagé le Nord du pays pendant des années".

"Ce sont ces mêmes chefs de guerre qui ont été impliqués depuis 1999 dans toutes les tentatives visant à placer au pouvoir Alassane Ouattara par la force et qui sont aujourd’hui au pouvoir en Côte d’Ivoire", dira-t-il.

Et de poursuivre que « leurs armes étaient la clé de leur pouvoir et le moyen qu’ils avaient trouvé pour s’enrichir au dépend des populations, parce que s’en tenir à la réalité conduirait à remettre en question le portrait du procureur de présenter M. Gbagbo comme un président despote".

Pas un mot de la base arrière du Burkina

Selon Me Altit, Fatou Bensouda a pris soin de ne jamais mentionner que les rebelles pro-Ouattara avaient été logés, nourris, et blanchis au Burkina, d'où ils portèrent le glaive contre la mère patrie. Il s'est par ailleurs dit très sceptique à propos d'un éventuel transfèrement de ces derniers à la Cour pénale internationale, afin de répondre de leurs crimes et exactions.

"Les forces pro-Ouattara avaient le soutien du Burkina Faso, leur base arrière située au camp de Pô", précisera-t-il, tout en pariant " qu’aucun d’entre les soutiens d’Alassane Ouattara ne sera jamais poursuivi ici".

Mireille (Mimi) Kouamé

 

09:48 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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