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lundi, 11 janvier 2016

CÔTE D'IVOIRE: GBAGBO LAURENT, LA REVOLUTION FAITE HOMME

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Laurent Gbagbo président de la République de Côte d`Ivoire depuis 2000 est Originaire de Mama (village de la sous-préfecture de Ouragahio, département de Gagnoa), il a épousé en secondes noces Simone Ehivet Gbagbo, syndicaliste marxiste, très proche des milieux évangéliques états-uniens.

Il obtient son baccalauréat de philosophie au lycée classique d`Abidjan en 1965, puis une licence d`histoire à l`Université d`Abidjan en 1969. Il devient en 1970 professeur d`histoire au lycée classique Abidjan Cocody. Chercheur à l`Institut d`Histoire, d`Art et d`Archéologie africaine (IHAAA) à partir de 1974, Gbagbo est également titulaire d`une maitrise d`histoire de la Sorbonne. Il soutient en juin 1979 une thèse de doctorat en histoire intitulée Les ressorts socio-économiques de la politique ivoirienne: 1940-1960.

Membre du syndicat national de la recherche et de l`enseignement supérieur (SYNARES), il participe aux mouvements de grève de l`enseignement en 1982, et fonde dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien. Il part en exil pour la France en 1985, afin selon lui de lutter contre la dictature du PDCI, alors parti unique et promouvoir le multipartisme. En France, il se lie d`amitié avec Guy Labertit, membre du PSU, même si ses rapports avec le parti socialiste au pouvoir en France sont difficiles, du fait de son opposition à Houphouët-Boigny.

Gbagbo rentre en Côte d`Ivoire le 13 septembre 1988, Houphouët ayant implicitement accordé son pardon en déclarant que l`arbre ne se fâche pas contre l`oiseau.


L`OPPOSANT À FÉLIX HOUPHOUËT-BOIGNY

Gbagbo est un syndicaliste actif dans les années 1970, dont l`enseignement est jugé subversif ; il est emprisonné à Séguéla et à Bouaké de mars 1971 à janvier 1973. Devenu directeur de l`IHAAA en 1980, il se révèle lors des manifestations étudiantes du 9 février 1982, qui provoquent la fermeture des universités et des grandes écoles. C`est durant cette année que naît dans la clandestinité le futur Front populaire ivoirien (FPI). Son exil en France est l`occasion de promouvoir le FPI et son programme de gouvernement. Idéologiquement proche du PS, il reste officiellement ignoré du gouvernement socialiste français de l`époque puis de celui de Jacques Chirac. Cependant, il subit des pressions françaises pour retourner dans son pays, Houphouët s`inquiétant de le voir développer un réseau de contacts, et trouvant que « son remuant opposant serait beaucoup moins encombrant à Abidjan qu`à Paris ».

En 1988, il rentre en Côte d`Ivoire, et devient secrétaire général du FPI, lors du congrès constitutif de ce parti les 19 et 20 novembre 1988. Le 28 octobre 1990 a lieu l`élection présidentielle, avec pour la première fois une autre candidature que celle de Félix Houphouët-Boigny, celle de Gbagbo, qui remporte 18,3 % des suffrages, ce qui lui confère le statut de leader de l`opposition. Les élections législatives du 25 novembre 1990 sont les premières sous le signe du multipartisme. Le FPI obtient 9 sièges (sur 175); Gbagbo lui-même est élu dans la circonscription de Ouaragahio, où se trouve sa ville natale.

En mai 1991, puis en février 1992 ont lieu d`importantes manifestations étudiantes. Le 18 février, Alassane Dramane Ouattara étant alors premier ministre, Gbagbo est arrêté, et condamné le 6 mars à deux ans de prison (libéré en août).

L`APRÈS HOUPHOUËT

En 1995, Gbagbo appelle au boycott de l`élection présidentielle du 22 octobre, à cause de la réforme du code électoral (8 décembre). Henri Konan Bédié est élu avec 96,44% des suffrages. Lors d`élections législatives partielles le 30 décembre 1996, Gbagbo est réélu dans sa circonscription, le FPI remportant 5 des 8 sièges vacants. Désigné candidat officiel du FPI lors du 3e congrès de ce parti les 9, 10 et 11 juillet 1999, il se présente à l`élection présidentielle du 22 octobre 2000 contre le dirigeant militaire Robert Guéï. Cette élection est marquée par l`élimination par la Cour suprême de plusieurs candidatures dont celle d`Alassane Dramane Ouattara pour nationalité douteuse et faux et usage de faux sur la filiation. Gbagbo l`emporte face à Guéï, qui refuse sa défaite ; une révolte populaire en faveur de Gbagbo (qui affirme avoir gagné avec 59,4 % des suffrages) éclate dans la principale ville du pays, Abidjan. Guéï est forcé de partir, et Gbagbo devient président le 26 octobre. Le général Guéï reconnaît la légitimité de Gbagbo le 13 novembre. Lors des élections législatives du 10 décembre, le FPI apporte à Gbagbo une majorité de 91 sièges, contre 70 au PDCI et 16 indépendants.

UNE VISION

Le Président GBAGBO fascine parce qu’il a une vision de l’avenir. Ce que le Président Mandela disait de lui-même peut se dire du Président GBAGBO : « Je suis une girafe. Avec mon long cou, ma tête est haut perchée et je regarde loin. ». Le Président GBAGBO admire tous ceux qui ont tracé une route, sans repère, sans recette, sans précédent pour les aider. Il en va ainsi de George Washington, de Lénine, de Gandhi ou « des pères de la Nation » en général. Il sait que la gestion sans perspective ne peut suffire à apporter le bien-être aux populations. Il suit en cela le précepte du Nouveau Testament : « Celui qui, ayant la main à la charrue, regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu ». Toute sa vie, il a été l’homme du «devandougou», l’homme d’avenir, préparant la Côte d’Ivoire aux échéances des siècles à venir, lui rendant l’espérance et lui donnant les moyens de sa grandeur, c’est-à-dire de sa prospérité. C’est la raison des 3 dimensions (modernité, prospérité et démocratie) qu’il veut atteindre. « Je veux construire un Etat moderne avant de partir de la présidence. C’est la seule raison pour laquelle je suis venu au pouvoir. Je ne suis pas venu pour être riche, mais pour laisser mon nom. Pour graver dans la mémoire collective mon passage à la présidence. Surtout que mon ambition est de construire l’Etat moderne, l’Etat prospère et démocratique ». Comme on le voit, alors que les autres se confinent dans une perspective politicienne, lui se place dans la perspective de l’histoire. Il est venu pour lutter avec l’Histoire. Il ne voit pas son action dans l’instant. Mais dans le temps et dans l’espace. C’est sûr : il porte la marque des bâtisseurs. Que disait Napoléon ? « On ne conduit le peuple qu’en lui montrant un avenir. Un chef est un marchand d’espérance.». Parce que le Président GBAGBO a une vision, parce que le Président GBAGBO est un montreur d’avenir, le peuple sait où il veut l’emmener et lui fait confiance.

UNE ÉTHIQUE

Homme de grande valeur, le Président Laurent GBAGBO incarne des valeurs prisées par le peuple : le courage, la vérité, le parler vrai, l’intégrité, le respect des engagements pris, l’humilité, l’humanisme et la justice. C’est le «woody», le «jal Afrique», «le garçon pile ». Autant d’appellations affectueuses qui retracent sa constance, sa persévérance et sa témérité dans la lutte. Il estime d’ailleurs que Dieu l’a préparé pour les temps difficiles. Ce leader courageux a seulement deux peurs : la peur du jugement de Dieu et la peur du jugement du peuple. Il peut dormir tranquille car il vit dans la foi et ses actions plaident pour un jugement bienveillant du peuple.
Le Président GBAGBO dit la vérité parce que c’est par la vérité qu’on suit les traces. C’est par rapport à ce que tu dis qu’on sait ce que tu es. Il fustige le comportement de tous ceux qui croient que la politique, c’est l’art de mentir. Il sait aussi que le peuple aime la vérité. «Du reste, le Président de la République est un homme prédisposé à aimer et à cultiver la vérité. Le nom GBAGBO, nom prémonitoire, est une invitation à l’amour de la vérité. En effet, ce nom dans une de nos langues nationales, de nos langues du terroir, signifie «n’aie pas peur, n’aie aucune crainte de dire la vérité, de faire éclater la vérité», «GBA-GBO». Oui, «GBA-GBO ! Monsieur le Président, votre nom est une invitation, mieux, une injonction à toujours dire la vérité.».
Il est le «Tiantigui». Il rejette la tricherie à un point tel qu’il n’aime pas passer par l’exercice du maquillage lors d’une prestation télévisée. Le peuple doit le découvrir tel qu’il est et non tel que l’on voudrait qu’il soit. Une illustration de son parler vrai nous est fournie par ses propos tenus lors du débat sur le vote des étrangers en 1995 pourtant proscrit par la Constitution : «Je ne comprends pas ou plutôt j’ai peur de trop bien comprendre. Je ne fais pas de la politique selon les humeurs de mon voisin de palier et j’ai pris l’habitude de dire ce que je pense». L’intégrité est une règle d’or dans la gestion de l’Etat. Du temps de l’exil du Camarade Laurent GBAGBO, temps de grande galère pour lui, le pouvoir PDCI a voulu porter atteinte à son honorabilité et à son intégrité afin de le discréditer à jamais et mettre ainsi un terme à sa carrière politique. Par un émissaire, le Président Houphouët Boigny lui proposa une forte somme d’argent pour mettre fin à son exil, rentrer en Côte d’Ivoire, et certainement militer au PDCI. A chaque fois, il a rejeté l’offre et posé plutôt une condition politique claire : que s’instaure une discussion sur un multipartisme effectif en Côte d’Ivoire. Pendant qu’il était en exil, le pouvoir PDCI a continué à verser son salaire sur son compte bancaire alors qu’il avait pris acte de son abandon de poste par l’arrêté rectoral n° 82-373 du 7 juillet 1982, signé par le recteur d’alors, Monsieur VALY Charles Diarrassouba. Non seulement Laurent GBAGBO ne s’est jamais servi de cet argent, mais au cours de plusieurs conférences publiques données en France, il a indiqué ce que devrait être la démarche du gouvernement : retirer ces quelque 2 millions et demi d’un compte qu’il ne considère plus comme le sien depuis le 7 juillet 1982, et les reverser au Trésor public. Le 30 août 1985, un individu retire une somme de 200 000 F de ce qui fut jadis son compte afin d’insinuer que depuis Paris Laurent GBAGBO signe des chèques sur Abidjan. Etonnée de cette rumeur, EHIVET Simone saisit le gérant de la SIB qui, à son tour, saisit la police. Les 200 000 F sont alors revenus miraculeusement dans le compte et le coupable a été retrouvé : un certain ADAMA Koné né en 1957 à Yamoussoukro. Il possède la carte d’identité n° 430/00685/76. «Le jour où je suis devenu Président de la République, j’ai réuni tous mes enfants. Je leur ai dit : «Ce poste, je vais l’occuper avec honneur. Je vais faire en sorte qu’on ne dise jamais que votre père a volé 5 francs. Je vais faire en sorte que celui qui porte mon nom n’ait pas honte. Je vais faire en sorte qu’on ne regarde pas mes enfants en disant : «Voilà le fils du voleur ou le fils du traître». Mais vous, le seul héritage que je vous laisse, comprenez-le dès aujourd’hui, c’est mon nom. Qu’il m’arrive quelque chose tôt ou tard, je n’ai aucun compte à l’étranger. Je n’ai aucune maison à l’étranger. Le seul héritage que je vous laisse c’est mon nom. Soyez dignes de ce nom, parce que ce nom est propre. S’il n’était pas propre, j’aurais été écrasé par mes adversaires pendant toute ma lutte. C’est cela ma foi et c’est cela ma voie. Parce que j’estime que c’est par cette voie-là que les jeunes africains peuvent avoir un réveil. Mon rôle, ce n’est pas d’accumuler l’argent. Mon rôle c’est d’aider les jeunes à gagner de l’argent, pour gagner leur vie. Voilà le sens de ma lutte». Le Président Laurent GBAGBO a également pris l’engagement de ne pas mêler la gestion des affaires de l’Etat avec des activités économiques privées. L’histoire montre que chaque fois qu’un homme politique a voulu mêler les deux activités, il a trouvé le malheur sur son chemin. Sur cette question, il admire deux hommes politiques français : le Général de Gaulle qui est de droite et François Mitterrand qui est de gauche. Face à l’argent public, ils ont eu la même attitude. Aucun d’entre eux n’était un homme d’affaires. Ils ont eu des partenaires qui ont été salis mais ils n’ont jamais eux-mêmes été cités dans une affaire.
Aujourd’hui, l’intégrité sans faille des hommes appelés à diriger le pays répond à l’aspiration des Ivoiriens. Le Président GBAGBO a le sens de la parole donnée. Quand il prend un engagement, il le respecte. C’est en respectant sa propre parole que le citoyen ordinaire peut respecter la parole des autorités. Entre autres promesses tenues, nous retiendrons essentiellement l’appel qu’il a lancé, depuis son élection, au Rassemblement des Républicains, le RDR, à ses dirigeants et à ses militants : « J’invite le RDR à rejoindre le gouvernement de coalition nationale où siègent déjà le FPI, le PDCI, l’UDPCI et le PIT.
Chers amis, chers camarades, vous avez votre place, nous vous attendons. Cet appel répond à un engagement que j’ai pris avant les élections. D’abord au nom du Front Populaire Ivoirien (FPI), à la Fête de la Liberté 2000, le 6 août 2000 précisément, en indiquant qu’une transition civile allait commencer après les élections. Ensuite devant les Présidents Eyadéma du Togo, alors Président en exercice de l’OUA, et le Président Kérékou du Bénin, Président en exercice du Conseil de l’Entente. Il a été convenu que le vainqueur de l’élection présidentielle appelle toutes les formations politiques dans un gouvernement de coalition nationale. Il s’agit, aujourd’hui, d’honorer cet engagement au nom de la République, au nom de la réconciliation nationale que notre peuple appelle de tous ses vœux.». A ces valeurs, il convient d’ajouter son sens élevé de l’Etat, sa simplicité et son humilité, son sens de l’humain et de la justice. Humain, il est compassionnel avec les victimes des tragédies, souffre avec elles, comme s’il prenait pour blessure personnelle la violence qui leur a été causée. Comme s’il a le don d’ubiquité, il est toujours aux côtés d’un parent, d’un proche, d’un ami ou d’une relation afin de partager ses joies et peines. Il est le Président qui verse publiquement des larmes d’émotion. L’humilité et la simplicité sont sa ligne de conduite. Son humilité découle de sa foi. Il est le premier Chef d’Etat en Côte d’Ivoire à dire qu’il était pauvre. Il sait reconnaître ses erreurs et va jusqu’à présenter ses excuses. Cette démarche humble ne cesse de le grandir aux yeux du peuple. Son courage, sa sérénité, sa décontraction, son optimisme illustré par un sourire de tous les instants, son sens de l’humour, sa fermeté aussi rassurent le peuple dans les moments de grande bourrasque.

UN PARCOURS

Candidat du FPI à l’élection présidentielle d’octobre 2000, porté à la magistrature suprême le 26 octobre 2000, le Président Laurent GBAGBO n’a jamais connu la tranquillité. Il est né adulte, le parti unique et son engagement précoce au service des libertés et de la démocratie lui ont volé sa jeunesse. «Appelé à se présenter devant le Forum de la Nation, il a dit les difficultés d’être enfant, puis adolescent dans une famille modeste, avec un père fonctionnaire moyen et une mère au foyer, dans un contexte tourmenté. L’histoire l’a très tôt projeté dans la vie en lui donnant des responsabilités parfois trop lourdes pour son âge. ». C’est ainsi qu’après l’arrestation, le 11 juillet 1964, de son père pour participation à un complot, il est devenu à 19 ans l’aîné de la famille. Un aîné sans aucun sou. Pendant 30 années de combat dans l’opposition au service des libertés et de la démocratie, la prison a été pour sa famille et lui une compagne fidèle : lui-même a fait la prison 4 fois : 1966, 1969,1971, 1992. Sa sœur Djakouéyi KOUDOU Jeannette a été frappée et arrêtée dans des circonstances douloureuses en 1971. En 1992, son épouse EHIVET GBAGBO Simone, son fils Michel GBAGBO ont fait la prison en même temps que lui. Il y avait bien là une reconstitution de famille à la MACA ! Le Camarade Laurent GBAGBO a été vilipendé, humilié tout comme sa famille et toute sa région. Il a fait six ans et demi d’exil en France, fuyant la Côte d’Ivoire parce qu’il ne se sentait pas en sécurité. Le 26 octobre 2000, il ne connaîtra pas non plus la tranquillité. Le Président GBAGBO accède au pouvoir dans des «conditions calamiteuses». Il n’a pas connu d’état de grâce mais un état d’action pour ne pas tomber en disgrâce, parce que confronté à une stratégie de harcèlement permanent. La guerre cauchemardesque du 19 septembre 2002 est venue couronner tout ce cortège d’intranquillité. Face à l’adversité multiple et multiforme, il n’a pas renié ses origines, il n’a pas pleuré sur sa condition. Il n’est pas né riche mais il est né courageux. Avec un courage tranquille, il s’est battu pour sortir de l’anonymat. Et tendant la main à ceux qui souffrent parce qu’il a lui-même souffert, il a enseigné au peuple comment se battre pour recouvrer sa liberté. Car c’est grâce à la liberté que les petits peuvent devenir grands. A cette fin, il a tracé des routes pour aller là où vivent les hommes, rencontré les populations, murmuré à leur oreille, pour se faire comprendre et accepter. Convaincu qu’un destin ne se construit qu’avec un parti politique, il a créé son propre parti politique, son propre organe d’information pour que les populations aient droit à la parole. Il leur a proposé un projet de société et un programme de gouvernement qui prennent en compte leur vécu quotidien afin de les soulager de tous leurs maux. En acceptant lui-même de souffrir pour le peuple, il lui a montré le chemin de la lutte et de l’espoir. Il savait que tôt ou tard ce peuple qu’il défendait allait le reconnaître et lui donner le «six» menant au pouvoir. Peu à peu, son lien avec le peuple est devenu plus profond, plus confiant, plus affectif. Progressivement, ce lien n’a plus été de nature partisane. Le peuple, qui a de la mémoire, lui a ouvert son cœur et lui a transmis le pouvoir. C’est à ce moment précis que M. Laurent GBAGBO est passé de l’homme politique à l’homme d’Etat.

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15:25 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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