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samedi, 12 décembre 2015

Attaque imminente en Cote d'Ivoire : Après l'attaque d'Olodio/ Des assaillants menacent encore de frapper: Voici leurs cibles

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Le vent des attaques horribles des villes de l’ouest s’oriente désormais vers Toulépleu… (Photo d'archives)
Les assaillants de l’ouest de la Côte d’Ivoire ne se lasseront peut-être pas, de si tôt, de faire des incursions meurtrières dans les localités frontalières avec le Liberia. Seulement quelques jours après leur horrible attaque de Grabo, visiblement, ils semblent n’avoir pas encore dit leur dernier mot.

Et les messages qu’ils font ventiler, çà et là, dans le département de Toulépleu où nous avons séjourné quinze jours durant, récemment, en sont une parfaite illustration de leur détermination à enquiquiner, voire importuner le régime d’Abidjan. Selon un haut gradé des Forces républicaines de Côte d’Ivoire ( Frci) que nous avons rencontré à Toulepleu, le vendredi 4 décembre 2015, « des assaillants ont fait parvenir un message clair, dans lequel, ils menacent d’attaquer, dans les prochains jours, le département de Toulépleu, après Grabo ». Leurs cibles, toujours selon lui, « les sous-préfectures de Tiobly et de Bakoubly ».

« Ils ont fait parvenir un message à notre base pour dire qu’ils vont attaquer Toulépleu. Nous avons pris ce message très au sérieux. C’est ainsi que nous nous sommes rendus dans les sous-préfectures de Tiobly et Bakoubly pour, non seulement, informer les autorités traditionnelles, mais aussi mettre en garde les populations contre toute attitude de collaboration avec ces assaillants, car, très souvent, des jeunes anciens miliciens sont de mèche avec ces assaillants » nous a confié cet adjudant de la marine, présenté comme étant le chef des opérations de sécurisation dans le département de Toulépleu.

Cette alerte serait venue, selon plusieurs sources sécuritaires, militaires et administratives, que nous avons interrogées, d'un camp des refugiés ivoiriens au Liberia, tenu par le Hcr. Entre 16.000 et 60.000 refugiés ivoiriens sont encore au Liberia dans l’attente d’un rapatriement. La Sous-préfecture de Tiobly, frontalière du Liberia et première ville ivoirienne située à peine à cinq kilomètre de la frontière de Pehé-Barrage, a été la cible d’assaillants, aidés d’anciens miliciens venus du Liberia, dans la nuit du 20 au 21 mars 2013. Un an plus tôt, dans la nuit du 12 au 13 août 2012, ce sont les postes des Frci de Pékan-Barrage et Pehekan-Village qui étaient visés par des personnes non identifiées, faisant plusieurs blessés graves dans le camp des Frci.

Psychose

Ces assaillants, après avoir mis la main sur des armes et munitions des Frci, ont tranquillement sauté la frontière avec le Libéria, pour disparaître dans la nature. Ils ont remis le couvert dans la nuit du lundi à mardi 14 août 2012, en attaquant les positions Frci à Bakoubly, sous-préfecture de Toulépleu, également adossée à la frontalière avec le Liberia. Depuis, la psychose n’a pas vraiment baissé…

A l’approche des élections présidentielles du 25 octobre 2015, le niveau de sécurité, pour minimiser davantage les risques des attaques dans le département de Toulépleu, a été considérablement relevé, avec, notamment, le déploiement massif, de tous les corps des Frci (Marins commandos, gendarmerie nationale, armée de terre) ainsi que les Douanes, les Eaux et Forêts, la Police nationale. A ce jour, ces forces sont toujours mobilisées sur place, et sont placées en alerte maximale, nous renseigne notre interlocuteur. Les cargos des militaires et des gendarmes, dont certains venus de Danané, sont observables dans les villages frontaliers avec le Liberia, notamment, Toyébly, Klaon, Ziwebly, Seybli, Bakoubly et autres Pahoubly, Péhékan-village.

A travers la ville de Toulépleu, il n’est pas rare de rencontrer, à des coins de rue, en particulier dans le centre-ville, c'est-à-dire au quartier commerce, des militaires, kalachnikov en bandoulière, le doigt sur la gâchette. « Nous sommes en alerte maximale. Les bruits courent qu’ils veulent attaquer Toulépleu avant les fêtes de fin d’année. C’est pourquoi nous sillonnons la ville », soutient un caporal croisé derrière le commissariat de Police, vers l’Eglise Baptiste, niché au flanc du Mont Séité.

Patrouilles motorisées et pédestres sont monnaies courantes, soutenues par des reconnaissances aériennes des hélicoptères de l’Onuci, le long de la ligne frontalière avec le Liberia. Les populations se disent exaspérées par les menées meurtrières « et invitent le gouvernement, en accord avec le Liberia, à prendre des mesures draconiennes qui consisteraient, par exemple « à fermer ce camp en question et à déplacer, le plus loin possible, les refugiés de la frontière ». « Il faut éloigner ces (...). Ce sont des actions subversives qui n’ont rien à voir avec des problèmes de terre à Toulépleu », s’est emporté un notable de Séizimbly, gros village situé à trois kilomètres de Toulépleu.
 

 

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09:29 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Commentaires

SI OUATTARA N'AVAIT PAS DONNÉ DES ARMES AUX JEUNES EN 2002 POUR ATTAQUER LE PAYS, TOU CELA N'ALLAIT PAS ARRIVER. ILS EST LA SOIRCE DE TOU CECI. C LUI ET SON SORO QUI ONT CRÉÉ TOU ÇA DONC, ILS SAVENT COMMENT FAIRE POUR REGLER ÇA CERTAINEMENT

Écrit par : Séka | dimanche, 13 décembre 2015

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