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mercredi, 14 octobre 2015

Burkina Faso: 28 plus tard, 1ères inculpations dans les assassinats de Sankara et de ses camarades

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Les rapports d’autopsie et d’expertise balistique montrent que les supposés restes du chef de la révolution burkinabè, le capitaine Noël Isidore Thomas Sankara (1983-1987) a été « criblés de balles », a affirmé mardi un des avocats des familles des victimes du coup d’Etat du 15 octobre 1987, Me Ambroise Farama, face à la presse à Ouagadougou.

Après plus de quatre heures d’audience avec le juge d’instruction militaire sur les résultats de l’autopsie et de l’expertise balistique, Me Farama qui soutient que des « éléments probants » montrent que les restes exhumés en mai pour des besoins d’enquêtes, « sont bel et bien » ceux des victimes du coup d’Etat de 1987, a confié que le capitaine Sankara a été « criblé de près d’une dizaine de balles ».

Selon l’avocat, ce qu’ils ont « pu relever » c’est que le père de la révolution renversé par son « ami » le capitaine Blaise Compaoré, ex-président du Burkina (1987 à 2014), a reçu « des balles un peu partout, dans sa poitrine, les jambes et même les aisselles ». Cela « montre certainement qu’il avait les bras en l’air », a-t-il précisé.

« Huit à neuf » soldats de « l’ex-Régiment de sécurité présidentielle ont été inculpés » pour l’assassinat de Thomas Sankara et de ses douze compagnons, ainsi que le médecin qui a établi l’acte de décès du chef de la révolution, le colonel Alidou Guebré, s’est réjoui Me Bénéwendé Sankara, également l’un des avocats des familles des victimes, présent à la présentation des rapports d’autopsie et d’expertise balistique à la justice militaire.

« Quinze jours » sont donnés aux avocats des familles des victimes du coup d’Etat et à ceux des personnes inculpées, qui sont « libres de demander une contre-expertise », pour faire des observations concernant les rapports qui leur ont été présentés, selon Me Sankara.

Quant aux résultats des tests d’ADN, Me Sankara a indiqué qu’ils « ne sont pas encore prêts » et ils sont toujours dans l’attente.

Après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre, le gouvernement de la transition mis en place fin novembre 2014, a affirmé sa volonté à faire la lumière sur l’affaire Thomas Sankara attendue, dont le dossier était classé sous Blaise Compaoré, qui a démissionné le 31 octobre à la suite de manifestations.

En mai, les tombes présumées de Thomas Sankara et celles de ses compagnons ont été mises sous scellés en vue de procéder à l’exhumation des corps. Plusieurs auditions ont eu lieu dans le cadre de cette enquête depuis la réouverture du dossier début mars.

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15:25 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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