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jeudi, 08 octobre 2015

Côte d'Ivoire: RESEAUX SOCIAUX, LA CHUTE DRAMANE OUATTARA C’EST MAINTENANT

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En attendant la libéralisation de l’espace audio-visuel - si hypothétique soit-elle, en ce règne d’Alassane Ouattara - l’opposition significative et consciente peut se targuer d’avoir réussi une mobilisation exceptionnelle, mais aussi et surtout, d’avoir gagné le pari de la communication. C’était hier à l’espace Ficgayo, à Yopougon. Ils étaient des milliers d’ivoiriens venus écouter leurs leaders politiques mais aussi manifester leur refus de cautionner la mascarade électorale à venir en Côte d’Ivoire. En effet, cela a été possible grâce, notamment aux réseaux sociaux, qui s’imposent désormais et sans conteste comme un véritable cinquième pouvoir, très loin devant les mass-média classiques. J’ai entendu dire qu’après la Corée du nord, la Côte d’Ivoire serait le second pays au monde, où l’espace audio-visuel reste encore sous l’emprise d’un régime totalitaire. Mais aujourd’hui, aucune dictature si sanguinaire soit-elle ne peut empêcher la mise à nu de ses dérives, tant que les réseaux sociaux existent. Désormais l’opinion sait que les vérités qu’on veut lui cacher se trouvent sur ces réseaux et non dans les médias classiques. Il suffit pour cela de se connecter pour le découvrir. L’on sait que les « printemps arabes » ou « révolutions arabes » doivent leur réussite pour s’être appuyés ces réseaux sociaux. Les ivoiriens auront donc compris l’importance de ce puissant outil. Car ce qui frappe en observant de près les images dudit meeting, c’est le geste naturel qu’on désormais les ivoiriens, à sortir, qui sa tablette, qui son téléphone portable et de filmer le moindre évènement qui se déroule près de lui, puis de le diffuser sur les réseaux sociaux. Du coup, l’information est sue à la minute près, disons, en temps réel, bien longtemps avant que la presse ordinaire ne s’en empare. Entendez bien par là que le peuple sait toujours s’adapter face au péril qui le menace. Il saura toujours adapter son combat pour vaincre tout ce qui s’oppose à son bien-être. En ce 21ème siècle, le nouvel outil de lutte par excellence, contre les régimes autocratiques, ce sont bel et bien les réseaux sociaux. La dictature ouattarienne face au peuple débout de Côte d’Ivoire, le peuple ivoirien privé de vraies informations ou plutôt victime de propagandes et de manipulations nauséabondes à travers ses médias nationaux, certes, mais un peuple qui désormais recourt aux réseaux sociaux pour obtenir la vraie information et se mobiliser en vue de barrer la route à l’arbitraire et pour s’en défaire, voici l’enjeu de ce qui se joue véritablement en Côte d’Ivoire.

Il y a quelques années nous étions une bonne frange de blogueurs, de chroniqueurs, de cyber-activistes… de divers horizons, au creux de la vague du 11 avril 2011, aux heures de braises de la guerre post-électorale, lorsque régnaient sans partage les géants médias occidentaux et singulièrement français et qu’ils diffusaient sans répit, leurs mensonges, falsifiant à souhait l’histoire de la crise post-électorale à propos à de Laurent Gbagbo et de la lutte pour la véritable indépendance de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Nous étions cette poignées de patriotes sur les réseaux sociaux, à mener la lutte au bout de la plume, à publier au monde entier les informations que l’on voulait lui cacher, armés de  nos convictions, de notre patriotisme, derrière nos claviers, cachés sous des pseudos, de peur de nous faire prendre, car l’heure était - comme aujourd’hui encore d’ailleurs - à la chasse aux pro-Gbagbo. Aujourd’hui, on peut le dire, les ennemis de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire ne pourront plus tenter de cacher le soleil avec leurs mains. Mieux, ils sont sur le point de capituler. Les ivoiriens l’ont bien compris : la vérité ne se trouve pas à la RTI, ni sur RFI, encore moins sur France 24 et consorts… elle se trouve à portée de main, sur Internet, sur les réseaux sociaux. Certes ces réseaux ne doivent pas être une fin en soi. Mais ils doivent nous permettre, en ces heures très graves, de vaincre la peur, comme ce fut le cas à Ficgayo. Ils doivent permettre de nous mobiliser d’avantage, à aller plus loin, à passer à l’action pour mettre fin à l’arbitraire, pour barrer la route à celui qui œuvre pour son seul clan, pour son seul prestige ; mettre un terme au règne de celui qui œuvre à la perpétuation de l’hégémonie des forces impérialistes. Il est temps de concrétiser le travail abattu sur les réseaux sociaux en actes sur le terrain, comme au « printemps arabe ». il est temps de faire des réseaux sociaux ce qu’ils représentent réellement, c'est-à-dire une redoutable arme de combat pour renverser les dictatures. Celle de Dramane Ouattara ne doit pas y échapper. Une seconde plus pour un tel homme à la tête de ce pays est intolérable.

Je lance pour ce faire, un appel à tous les cyber-activistes, résistants, patriotes de tous bords, à ceux qui aiment l’Afrique et particulièrement la Côte d’Ivoire, à se rapprocher d’avantage, à mieux s’organiser. Car c’est ensemble qu’on est plus fort. La chute de Dramane, c’est maintenant !

De: Marc Micael​

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16:01 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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