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jeudi, 20 août 2015

A Deux mois des élections, Entre Insécurité et Menaces: Le message troublant des microbes à Alassane Dramane Ouattara

 

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Le phénomène des microbes fait plus que battre son plein actuellement dans la capitale économique ivoirienne. Les populations sont de plus en plus apeurées. Mais à seulement 90 jours de l'élection présidentielle, le message qu'ils ont décidé d'adresser au président de la république n'est pas rassurant

 "Je ne nomme amazia, il n' y a rien de grave , nous voulons juste passer un message au président "Ado". Nous (les microbes ndlr) voulons lui faire sentir notre présence, nous sommes là. Ce ne sont pas les gens de bureau seulement qui doivent avoir l'argent, nous aussi qui sommes dans la rue nous devons recevoir quelque chose. Mais si le président refuse de nous donner notre part à nous qui sommes dans la rue, nous aussi nous allons la prendre de force en usant de moyens que vous connaissez sur les gens. Si la population aussi veut qu'on arrête ces choses, qu'elle nous donne de l'argent. Parce que nous, on est pas là pour jouer, on massacre seulement." rapporte la première partie du message qu'ils ont publié et qui circule depuis hier mercredi sur les réseaux sociaux.

Loin de manifester une envie d'arrêter leurs pratiques, les microbes n'ont pas seulement prévenu le président mais ils ont aussi exprimé ce qu'ils attendaient du gouvernement.

"Ce que nous attendons du gouvernement, c'est qu'il se soucie des personnes comme nous qui n'ont pas eu la chance d'aller à l'école comme les autres qui sont dans les bureaux et c'est la raison pour laquelle nous sommes dans la rue et que nous faisons ces choses. On doit nous payer aussi sur goudron. Ce n'est pas parce que nous ne sommes pas aller à l'école que vous n'allez pas nous considérez dans le pays. C'est parce que nous n'avons pas de travail que nous agressons les gens, si nous le faisons , c'est pour gagner notre pain. Si on nous donne du travail, si nouss avions un travail, nous ne serons pas en train de faire d'agresser les gens partout dans les gares et dans les rues."

"Si le président ne veut pas "sciencer" (ndlr réfléchir dans le jargon local dit nouchi) pour nous qui sommes dans la rue, on va continuer à mounou-mounou ( ndlr:agreser) les gens’’. 


Agés de quinze (15) à vingt-et-un (21) ans, ces jeunes ont trouvé dans les couteaux, armes blanches et autres matériaux dangereux le salut de leur ventre. Jusqu'à ce jour et malgré toutes les atrocités perpétuées par le "gang", le gouvernement ivoirien n'a pas trouvé de solutions définitives à ce problème.


De moins en moins, on aperçoit les troupes du CCDO, l'organe policier désigné pour veiller à l'ordre intérieur. Cette aubaine pour les bandits ne fait qu'accroître l'insécurité dans le pays et non seulement à Abidjan comme en témoigne l'agression armée à Korhogo, du garde du corps du député Alphonse Soro, le cambriolage des églises à l'intérieur et même la séquestration de prêtres notamment ceux de Ouragahio par des bandits lourdement armés. 

A deux mois de l'élection, alors que les ivoiriens se préparent activement à aller voter, il faudrait définitivement en finir avec ce fléau au risque de plonger le pays dans une peine inconsolable. 

Thaëïl'D. 

SourceImatin.net

16:16 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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