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mardi, 14 avril 2015

Damana Pickass: "Affi s'est grillé. Que fera-t-il dans 7 mois quand Ouattara ne sera plus là ?"

Damana Pickass:

 

Que pensez-vous de la décision des juges qui interdit l'utilisation du logo par le président Sangaré et le contraint au payement d'une amende de 10 Millions à chaque activité organisée par lui ? Affi est finalement la main de Ouattara pour frapper le FPI, n'est-ce pas ?

DAP: C'est une décision absolument ridicule et grotesque qui n'a aucun fondement juridique et même moral. C'est une parodie de justice. Je suis au regret de le dire car je n'ai pas l'habitude de critiquer l'institution judiciaire que je respecte beaucoup. Mais pour une fois, je ne peux me taire quand l'honorabilité, l'intégrité et la crédibilité de cette noble institution sont mises à mal par certains magistrats véreux, militants du Rdr, qui instrumentalisent cette institution au profit de leur parti et contre les valeurs de la république.
Le palais de justice est devenu une annexe de la rue Lepic, siège du Rdr.
La volonté et les opinions gouvernementales sont transformées en force de loi ou d'autorité de la chose jugée par ces militants Rdr magistrats qui ont pris l'institution en otage.
Affi N'Guessan a intentionnellement prêté le flanc et ce régime s'en régale avec délectation et sans limitations. L'ex president du FPI a accepté d'intégrer la famille, que dis-je, la société sécrète des colporteurs pour sinon casser le FPI à tout le moins le maintenir dans l'inaction et l'immobilisme face aux défis presents auxquels la nation fait face. C'est regrettable, c'est honteux d'en arriver là pour quelqu'un en qui à une certaine époque nous avons cru.

Le président Sangaré a répondu que cela ne l'empêchera pas d'être en contact avec les militants. Cela dit, de nombreux militants ont encaissé le coup
DAP: - Evidemment que le president Sangare et l'ensemble du FPI ne peuvent pas se soumettre à des décisions de magistrats qui abusent du droit pour imposer des décisions politiques. C'est tout aussi normal que les militants frustrées se révoltent contre cette justice qui en réalité n'en est plus une. 
Ces magistrats mercenaires en mission commandées sont lentement mais surement en train de créer les conditions de la chienlit en Cote d'Ivoire. Toute atmosphère dont le pays n'a nullement besoin actuellement compte tenu de sa fragilité sociale et politique.
Dans tous les cas, le FPI et ses militants ne s'en laisseront pas compter. C'est un climat qui nous convient parfaitement.

Finalement le droit interne au FPI peut-il régler la question Affi
DAP: - La question Affi a été deja réglée par le droit interne au FPI. Sachez-le une bonne foi pour toute, il n'y a plus de problème Affi au FPI, notre constitution interne a deja règle ce détail. Meme si c'est Affi qui est mis en avant et qui porte plainte à tout vent, l'adversaire ce n'est plus lui. L'adversité n'est plus interne. Affi n'est plus qu'un pion que nos ennemis extérieurs actionnent, instrumentalisent, manipulent à souhait. Et nous allons dès à présent nous occuper à régler cette adversité encagoulée.

Comment à titre personnel percevez-vous le double-discours d'Affi sur le président Gbagbo, lui qu'il prétend défendre alors que tout ce qu'il fait ne contribue qu'à marginaliser l'ancien président ? 
DAP: - J'ai été personnellement très touché par le double discours du président Affi à l'encontre du président Laurent Gbagbo. J'ai été sincèrement affecté par cette volte-face subite et inattendue de Affi. J'ai travaillé pratiquement six ans de façon sincère, loyale et fidèle aux cotés de Affi et je n'ai jamais pensé ou même soupçonné un seul instant qu'une telle personnalité sommeillait en lui au point qu'il se braque et s'attaque aussi lâchement au président Gbagbo au moment où celui-ci avait le plus besoin de lui. Je ne sais pas ce qui s'est passé pour qu'il disjoncte à ce degré et c'est vraiment dommage pour lui car le gros perdant c'est lui. Il s'est anéanti politiquement et moralement. Actuellement il ne survit politiquement que par la volonté de Mr Alassane Ouattara. Alors que dans 7 ou 8 mois maximum, Ouattara ne sera plus le chef de l'Etat de la Cote d'Ivoire. Que deviendra Affi à partir de cet instant?
Finir une carrière aussi riche et prometteuse comme le " petit de Ouattara"? ce Ouattara là? c'est une fin vraiment pitoyable et sans gloire. Et pourtant, Et pourtant, mille fois et Pourtant...
Il n'aurait jamais dû s'aventurer si c'était pour finir de la sorte.

Comment dénouer l'écheveau de cette crise au FPI? 
DAP: - Vous me demandez comment dénouer l'écheveau de cette crise au FPI. Je disais dans une intervention antérieure qu'à bien observer cette crise on se rend compte que ceux qui ont attaqué la Cote d'Ivoire en 2002 et qui sont parvenus au pouvoir en 2011 grâce au coup d'Etat de la France version mafieuse de Sarkozy, sont les mêmes qui à l'approche des élections veulent anéantir et disqualifier le FPI. De ce qui précède, il ressort qu'il n'y a pas de solution particulière interne au FPI qui serait détachable de la solution de la crise ivoirienne dans son ensemble. En d'autres termes, la solution de la crise interne au FPI se retrouve dans la solution globale de la crise ivoirienne.

Au moment où le FPI semble affaibli, l'opposition, elle, se réorganise autour de plusieurs questions. A savoir la mise en place d'un nouveau processus électoral excluant Youssouf Bakayoko mais aussi la nécessité de la libération de l'ancien président, Laurent Gbagbo. En fait que pensez-vous de ce collectif en gestation ?
DAP: - Je vous arrête tout de suite pour vous dire que le FPI n'est nullement affaibli. Il devient simplement plus fort, plus irrésistible en s'épurant et bientôt comme le phénix, nous renaitrons de nos cendres. Et à ce moment là, pitié pour nos adversaires. Nous sommes en lutte étape par étape avec des méthodes et des comportements propres à chaque étape.
Ceci étant, j'accueille avec enthousiasme l'avènement de ce collectif de l'opposition qui rappèlera à Mr Ouattara que ce pays est loin et très très loin d'être sa propriété privée. La Cote d'Ivoire est notre patrimoine à tous, ce qui implique que sur certaines questions afferantes à la vie de la nation, le pouvoir doit avoir une approche de consensus minimal. En effet relativement aux questions électorales, de réconciliation, des libertés individuelles et collectives, de la justice sociale, le pouvoir doit consulter les ivoiriens , les partis politiques, les sociétés civiles etc... Et tenir compte de leurs avis avant de décider.
L'union sacrée de l'opposition doit rappeler à Ouattara qu'il y a d'autres ivoiriens que lui en Cote d'Ivoire. J'ai foi en cette opposition en gestation car elle n'est pas la resultante d'émotion spontanées. Chaque acteur ou entité de cette opposition a bien réfléchi pendant toutes ces années de braise et en est arrivée à la sage conclusion que pour sauver ce pays il faut se mettre ensemble. Dès que cette union aura été parfaitement élaborée et mise en ordre de bataille alors il va se mettre à souffler sur la Cote d'Ivoire des airs de fin de règne. Le compte à rebours pour la parenthèse Ouattara aura commencé des lors.

Que pensez-vous des visites de leaders ivoiriens et africains à La Haye. Le journal Le Monde qualifie ces voyages de pèlerinage et s'inquiète que cela remette en scelle l'ancien président
DAP: - Les visites à répétition de leaders ivoiriens et africains à la Haye confirment ce que nous savons déjà nous autres, que Gbagbo Laurent est innocent de tous les chefs d'accusation portés contre lui. Gbagbo est et demeure, même éloigné arbitrairement de son pays, l'épicentre de la politique en Cote d'Ivoire. La réconciliation nationale c'est Gbagbo, la clé de l'élection de 2015 c'est encore Gbagbo. C'est ce que voudra et décidera le president Gbagbo que nous ferons. 
Ce que vous ne savez pas certainement c'est qu'il y'a un ballet invisible de personnes insoupçonnées qui font aussi le pèlerinage à la Haye mais de façon discrète. Nous ne cesserons de le dire, ce procès est un procès politique et il finira comme il n'a pas commencé. Les portes de la Haye s'ouvriront triomphalement dans un futur proche et il en sortira avec toujours ce large sourire du pardon et de la réconciliation vraie.
Laurent Gbagbo n'a pas encore fini avec la Cote d'Ivoire. Que ceux qui ont des oreilles entendent.

Pensez-vous qu'on soit plus proche de la libération de Gbagbo qu'avant ?
DAP: - La réconciliation, la paix et la concorde nationale sont intimement liées à la libération de Gbagbo. Oui je crois en la libération prochaine du président Laurent Gbagbo.

Le Ghana a récemment abrité une grande rencontre sur le panafricanisme au cours de laquelle l'arrestation puis l'emprisonnement du président Gbagbo a été condamné. De quelle façon cela peut contribuer à accélérer sa libération ?
DAP: - Ce qui fut émouvant dans cette conférence panafricaniste, c'est que ce sont des personnes d'autres nationalités qui mettent sur la table et défendent la cause de Gbagbo. De toutes les façons le tribunal populaire a déjà absout Laurent Gbagbo.
L'opinion nationale et internationale est convaincue aujourd'hui que Gbagbo est victime d'un complot de certaines officines mafieuses qui instrumentalisent la Cour Pénale Internationale. Force est de constater que la Cour Pénale est aujourd'hui coincée dans le dossier Gbagbo. Je voudrais souligner pour finir l'activisme du porte-parole du president Laurent Gbagbo, Kone Katinan qui a été un grand artisan du triomphe de la cause Gbagbo lors de ce sommet panafricaniste. En tout cas fière chandelle et félicitations à Katinan.

Le président Mbéki s'est rendu récemment en Côte d'Ivoire. Quelle lecture politique avez-vous faite de ce rendez-vous ?
DAP: - j'avoue que j'ai pas suivi le passage de M'Beki en Cote d'Ivoire qui demeure un grand ami de Gbagbo et un défenseur du dossier ivoirien.

Le FPI a-t-il plus de partenaires extérieurs aujourd'hui que lorsqu'il était au pouvoir ? Ou alors plus concrètement les lutes internes peuvent-elles compter sur des appuis extérieurs ?
DAP: - En ce qui concerne cette question, je puis vous dire que c'est dans les difficultés qu'on reconnait ses vrais amis et soutiens. Hier au pouvoir nous avions beaucoup d'amis et non des moindres mais quand les difficultés ont commencé à surgir, on n'a vu personne. Meme l'international socialiste dont le FPI assurait la vice-présidence n'a pas daigné lever le petit doigt. Le vice-président de l'époque Affi a fait injustement 2 ans de prison sans meme aucune visite de cette organisation internationale. Etaient-ils réellement des amis ou des soutiens ou de simples opportunistes? Cela nous amène à des réflexions profondes que je ne vais pas exposer ici.
Les luttes internes peuvent en effet bénéficier de soutiens extérieurs. Tout est une question de cohérence, de cohésion et savoir ce qu'on veut réellement et faire des options sans équivoques. La sensibilité de la question ne m'autorise pas à vous en dire plus. Sinon quand nous serons au FPI définitivement et irrémédiablement retombés sur nos deux pieds, vous verrez nos vrais amis. Nous avons compris beaucoup de choses.

Le Ghana et la Côte d'Ivoire ont un différent frontalier, notamment sur la question d'un gisement de pétrole. L'affaire est pendante devant la justice. Peut-elle mettre en péril les relations séculaires de paix entretenues avec le Ghana depuis longtemps ?Les guerres étant souvent motivées par les convoitises sur les richesses des autres pays, risque-t-on la guerre avec le Ghana qui revendique en même temps que la CI le même gisement de pétrole ?

DAP: - Les litiges frontaliers sont des questions délicates qui nécessitent la dextérité, le calme et le consensus afin d'éviter les débordements.
Nos gouvernants doivent comprendre que nous avons hérité des frontières artificielles imposées par les colonisateurs au détriment de nos Etats dont les mêmes populations se retrouvent de part et d'autres des lignes de démarcations frontalières. C'est ainsi que vous avez par exemple des N'Zima ivoiriens, des N'Zima ghanéens, des lobis ivoiriens, des lobis burkinabés ou ghanéens, des guérés ivoiriens, des guérés libériens etc...
Les crises frontalières sont consubstantielles à ces frontières issues de la colonisation.
Il faut éviter quand surviennent ce genre de litige, des attitudes de belligérances et privilégier le dialogue. Il s'agit de gérer avec pondération et intelligence en évitant de poser des actes de souveraineté sur le site en question ou à proximité de celui-ci en y déployant la force militaire.
La crise ivoiro-ghanéenne est née lorsque le Ghana a découvert et s'est mis à exploiter le champ pétrolier "Le Jubilé" dans une portion de territoire que l'Etat ivoirien revendique comme étant également le sien. Vous convenez avec moi que cette crise frontalière est particulière en ce qu'elle porte sur un conflit frontalier qui regorge de quantité importante de pétrole évaluée à plusieurs centaines de millions de dollars. Il faut faire très attention à ce genre de situation car par le passé de tels conflits ont donné lieu à des guerres.
En 1974 et en 1986 le Burkina Faso et le Mali en sont arrivés à un conflit armé en raison d'un différend frontalier portant sur la bande d'Agaché. C'est finalement la CIJ ( Cour Internationale de Justice) qui a réglé le litige par la démarcation de la frontière de 1285 kilomètres de long. Ce n'est qu'en 2009 que cela a été définitivement achevé.
Le Nigeria et le Cameroun en ont eu à échanger des coups de feu à propos de la presqu'île de Bakassi.
Oui il peut y avoir la Guerre entre le Ghana et la Cote d'Ivoire si la sagesse et l'intelligence n'habitent pas les uns et les autres.

Comment les citoyens ghanéens perçoivent-ils ce litige ? Leur arrive-t-il de regretter la politique de paix entretenue par l'ancien régime ?
DAP: - Les citoyens ghanéens discutent beaucoup de cette crise dans les taxis, les marchés, au service. Surtout quand ils savent que vous êtes ivoiriens, ils abordent directement la question de ce litige en indexant les réflexes belliqueux de nos dirigeants. En tout cas pour le citoyen lambda, c'est la Cote d'Ivoire qui veut faire la guerre au Ghana pour du pétrole qui appartient aux ghanéens et cela, ils ne peuvent pas l'admettre surtout qu'en son temps, ils furent au parfum que le president Gbagbo avait proposé un règlement pratiquement à l'africaine qui les avait séduits. Gbagbo et feu Atta Mills avaient convenu de régler le litige au profit de nos deux peuples. Et cette approche devrait inspirer les groupes techniques de travail mis en place par ces deux pays. Personnellement je cautionne cette méthode inclusive de la pure tradition africaine plutôt qu'un arrêt du Tribunal International du Droit de la Mer (TIDM) qui siège en Allemagne à Hambourg, si loin du theatre du conflit.

Le pays est en proie à des convulsions sociales qui se sont arrêtées à l'occasion de la fête de Pâques mais doivent reprendre à la rentrée. Comment les analysez-vous au regard de l'enracinement du parti au pouvoir?
DAP: - Mr Ouattara a basé sa gouvernance sur le mythe, les incantations, la communication et la terreur. Aujourd'hui les ivoiriens ont compris que Mr Ouattara n'est ni fiable ni crédible encore moins humain. C'est inadmissible l'escroquerie morale et intellectuelle qui a lieu dans la prétendue rénovation de l'université. Comme c'est tout aussi inquiétant le non respect de la parole donnée du chef de l'Etat. La population et les travailleurs ploient sous le coup des difficultés sociales. Aucune couche n'est épargnée: la santé, l'administration, l'education nationale, les paysans, la défense et la sécurité etc... Mr Ouattara est mis à nu et il est désormais à découvert. Son régime ne fait plus peur et les ivoiriens sont de plus en plus déterminés à le braver pour se faire entendre.

Face à ces luttes, le pouvoir semble avoir installé un double rideau comme réponse:la répression et la justice. Cela compromet-il les luttes pour les acquis sociaux en côte d'ivoire ?
DAP: - Les forces de l'ordre et la justice font partie de l'arsenal répressif du pouvoir. A travers cette ligne dure, le pouvoir pousse les couches sociales à la confrontation directe car les syndicats n'ont d'autres choix des lors que d'engager le bras de fer pour voir la satisfaction des problèmes sociaux qu'ils posent depuis maintenant plusieurs années. En se refusant au dialogue et à la conciliation pour se réfugier derrières des mesurettes comme la restriction ou la négation du droit de grève, le pouvoir s'enferme dans une voie sans issue pour lui.
En violant les libertés d'association et de manifestation, le pouvoir ouvre la voie au radicalisme et aux troubles graves. Le pouvoir gagnerait à envisager un dialogue et une grande concentration sociale.

Beaucoup d'observateurs pensent que les Ivoiriens ne défieront jamais Ouattara dans les rues à cause de ses milices particulièrement violentes.
DAP: - Je l'ai déjà dit, les milices du régime ne font plus peur à aucun ivoirien. Ces milices, elles-mêmes ne font plus confiance à Ouattara pour les récompenser mais surtout pour garantir leur impunité. Ces milices ou ces chefs de guerre qui ont tué hier pour Ouattara, savent qu'ils répondront tôt ou tard de ces tueries et cela Ouattara n'y pourra rien, donc ils sont suffisamment avertis. Des illuminés entretiennent encore l'illusion de la terreur pour freiner le peuple dans sa quête de liberté. Mais ils le disaient pour Houphouet et je m'en souviens très bien dans les années 89 et 90 tout jeune lycéen que j'étais, nos parents nous mettaient en garde contre l'omniprésence, l'omniscience de Houphouet. Mais on l'a démystifié et il y a eu le multipartisme le 30 avril 1990.
Ces mêmes illuminés prenaient le peuple burkinabé pour des rêveurs face au dictateur Blaise Compaore. Mais en une journée seulement, ce vaillant peuple malgré toute la soldatesque de Blaise Compaoré a soldé un conflit qui durait depuis 27 ans. Alors ce sont les mêmes mythomanes qui entretiennent la peur et la terreur mais le peuple ivoirien à travers les organisations sociales est déjà en lutte. Les étudiants, les enseignants, les médecins, les paysans et les élèves savent que c'est dans la lutte que réside leur salut.
Malgré les difficultés, ils iront au charbon à la conquête de leurs droits.

Que pensez-vous de la lettre de Michel Amani N'Guessan au ministre de l'interieur ?
DAP: - Cette lettre de Michel Amani traduit tout le désarroi et la panique qui se sont emparés de Affi et de ses suiveurs. Convaincus qu'ils ont perdu la bataille interne au parti et face au plébiscite dont la direction du FPI incarnée par Sangaré est l'objet, ils appellent à la rescousse leurs véritables commanditaires et leur mentor pour freiner ou briser cet élan triomphaliste du president Sangare. 
Pour ceux qui en doutaient encore, ce courrier est la preuve que Affi est le couteau dont se sert Ouattara pour poignarder le FPI. Pour nous c'est un courrier rassurant et réconfortant car ce n'est plus à Affi et ses suiveurs dont nous avons affaire mais à Alassane Ouattara qui abuse de l'appareil de l'Etat à des fins partisanes. 
L'adversaire ayant été identifié au grand jour, nous en appelons à la mobilisation des militants et militantes du Front Populaire Ivoiriens, des sympathisants et de tous les democrates car le FPI a décidé de ne pas plier les genoux mais de faire front à l'injustice à la dictature rampante en Cote d'ivoire. Nous n'accepterons pas le recul des acquis de la lutte démocratiques tout comme nous défendrons crânement les libertés individuelles et collectives telles que protégées par la constitution.

SourceAujourd'hui

15:35 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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