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vendredi, 03 avril 2015

Monde/Religion: Le Vendredi saint, vendredi qui précède le Dimanche de Pâques

 

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Le Vendredi saint est une fête religieuse célébrée par les chrétiens le vendredi précédant le dimanche de Pâques. Il marque le jour de la crucifixion et de la mort de Jésus-Christ.

Ce jour est férié dans presque tous les pays de tradition chrétienne protestante ; la fin du jeûne pour les catholiques.

Le Vendredi saint, les chrétiens commémorent l’arrestation, le procès et la mort de Jésus sur la croix. L’office du Vendredi saint comporte le récit de la Passion et la vénération de la croix. Le chemin de croix n’est pas un office liturgique mais un exercice de piété.

La mort du Christ et la foi en sa Résurrection sont fondamentaux pour le christianisme ; ce jour donc est célébré dans toutes les Églises chrétiennes.

Il s'agit d'un jour de tristesse et de méditation sur la signification de cette mort.

Jeûne et coutumes privées. L'Église catholique préconise de jeûner le Vendredi saint, et à tout le moins de manger maigre (pas de viande en particulier), ce qui est pratiqué par de nombreux catholiques, même non pratiquants.

Il était autrefois également d'usage de s'agenouiller où que l'on se trouvât à l'heure traditionnellement retenue comme celle de la mort du Christ, à savoir à quinze heures, pour un instant de recueillement et de prière silencieuse.

 

VENDREDI SAINT : JOUR DE SOUFFRANCE

Rogier_van_der_Weyden_-_Deposition_(detail)_-_WGA25578.jpg D.R Wikimedia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici le jour où la pauvreté s'abat sur l'humanité dans le visage humilié du serviteur souffrant : "Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s'humilie, il n'ouvre pas la bouche ; comme un agneau conduit à l'abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n'ouvre pas la bouche". (Isaïe 53, 6-7) Isaïe dessine ici deux fois l'immensité du malheur :" dans le corps laineux de l'agneau sacrifié et dans le deuil de l'amour, de la beauté et de la bonté qui défigurent le serviteur. Toute promesse divine est retournée, broyée dans ce passage vers les ténèbres. Et nous mourons deux fois, avec le Christ dans la main des tondeurs et avec nos prochains oubliés dans la nuit de leur malheur".

 

Au pied de la croix

 

Toute l'humanité souffrante se rassemble là, dans ce déni de l'être et de sa nature divine que réfléchissent aussi les trois dénégations de Pierre : "Non je n'en suis pas" (Jean 18, 17) ainsi que nos reniements qui vont et viennent comme des migrations de printemps et d'hiver au gré de notre inconstance, de nos joies et de nos épreuves. Alors nous restons inachevés au pied de la croix comme des enfants mal poussés au cœur de ce Vendredi saint. Et Celui qui vient à nous nous emporte dans ses membres endoloris, assailli par cette soif inextinguible de l'abandon et de la peur que rien ne peut consoler.

 

Et en se donnant tout entier, il est le tout du don "se laissant être le froment de Dieu", "moulu par la dent des bêtes pour être un pur pain", "recevant la pure lumière" comme l'évoquait Ignace d'Antioche dans sa lettre aux Églises de Rome sur le chemin de son martyre (Sources Chrétiennes, Paris, 1975, p. 47 et 48). Et dans les gestes des hommes qui accompagnent les derniers moments du Christ sur la croix, quelque chose d'imperceptible se dessine sous l'endurcissement des cœurs et l'exiguïté des intelligences, le désenchantement de l'espoir et l'absolue nudité de la nuit du meurtre de Dieu par laquelle il faudra passer pour entrer dans le temps de l'accomplissement.

 

 

12:12 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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