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mardi, 30 décembre 2014

PLAINTE CONTRE LA CANDIDATURE DE GBAGBO: ME ALTIT ENVOIE UN COURRIER À LA JUSTICE IVOIRIENNE

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Il n'a pas voulu rester silencieux. L'avocat principal de Laurent Gbagbo, Me Emmanuel Altit, a transmis, a-t-on appris de bonnes sources, au Tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau, un courrier, pendant le mois en cours (décembre 2014), pour confirmer que la signature au bas de la lettre de candidature à la présidence du Fpi, objet de la plainte de Pascal Affi N'Guessan, est bel et bien de son client.

 

Déjà, l'avocat français de Laurent Gbagbo avait saisi, mardi 4 novembre 2014, à La Haye, l'opportunité de l'audience de mise en l'état dans le procès contre l'ancien président ivoirien, pour saluer le fait que des cadres du Front populaire ivoirien (Fpi) souhaitent « se mettre sous les auspices » de son célèbre client. « Le procureur (de la Cpi) reproche à des cadres du Fpi de vouloir se mettre sous les auspices du président Laurent Gbagbo, mais pour nous, c'est une bonne chose. Car cela confirme la légitimité du président Gbagbo. Cela montre qu'il est présent dans le débat politique et cela facilitera la réconciliation nationale », avait déclaré Me Altit, avant même qu'un courrier portant la signature de Laurent Gbagbo, affichant sa volonté de reprendre le Fpi, n'arrive à Abidjan fin novembre 2014. Dans la lettre signée du fondateur du Fpi, le 25 novembre 2014, à La Haye, il a dit notamment qu'il accepte d'être candidat pour la présidence du Fpi. Une copie de cette lettre avait d'ailleurs été remise par l'un des conseils de Laurent Gbagbo, Me Dakouri Sylvain Tapi, avocat au barreau de Bruxelles, à Affi N'Guessan le jeudi 27 novembre 2014.

Ce courrier n'a, apparemment, pas convaincu l'actuel président du Fpi et ses partisans. En conférence de presse, le mercredi 10 décembre 2014, M. Affi a dit avoir « porté plainte pour faux et usage de faux, et saisi la justice pour le report du Congrès et pour obtenir l'invalidation de la décision du Comité de contrôle concernant la candidature du président Laurent Gbagbo ». Pour lui, « la signature imitée sur le courrier est une imitation non maîtrisée ». Ni plus ni moins. L'ex-chef du gouvernement avait juré avoir « fait expertiser la signature du président Gbagbo par un cabinet d’experts international » et que celui-ci a conclu que « la signature est une imitation mal maîtrisée ». « Le document est faux, spécialement fabriqué par un réseau de faussaires à la solde des frondeurs, donc on en tire toutes les conséquences », avait... rugi « Le lion du Moronou » (un surnom d'Affi N'Guessan). La justice avait donné une suite favorable à cette demande de report du congrès du Fpi, plongeant les partisans de la candidature de Laurent Gbagbo dans un émoi indescriptible.

Dans cette ambiance, pour le moins, polémique, Gbansé Douadé Alexis, membre de l’Association des journalistes Néerlandais (Nvj) et de la Fédération internationale de journalistes [IFJ], cofondateur et chef de la rédaction du site connectionivoirienne.net depuis 2007, a révélé, lui, avoir mené une démarche, vendredi 5 décembre 2014, vers le notaire Robert Buurke à Amstelveen (au Pays-Bas). C'est lui qui a authentifié, faut-il le savoir, le courrier portant la signature de M. Gbagbo. « Le notaire Robert Buurke à Amstelveen ici au Pays-Bas que j’ai donc contacté par téléphone puis par courriels [sur sa demande], n’a pas démenti sa signature sur la Lettre de candidature de Laurent Gbagbo », a écrit Gbansé Douadé Alexis.

 

Me Tapi apporte la réplique Suite à la conférence de presse d'Affi N'Guessan, Dakouri Sylvain Tapi, avocat inscrit au barreau de Bruxelles, a produit un communiqué de presse en sa « qualité de conseil du président Laurent Gbagbo ». « Le notaire est un officier public assermenté. Remettre en cause son acte revient à dire que le notaire aurait menti, ce qui est absurde. Le notaire Hollandais n’aurait jamais pris le risque de mentir eu égard aux sanctions susceptibles de peser sur lui, et de surcroît, étant conscient que son acte authentique ferait l’objet d‘une publication internationale par voie de presse.Il s’ensuit que la signature apposée sur le document notarié du 25 novembre 2014 est bel et bien l’authentique signature du président Laurent Gbagbo. Le président Gbagbo constate avec peine et tristesse que, nonobstant le déplacement de son conseil récemment à Abidjan, dûment mandaté par lui et muni de l’acte authentique, Monsieur Affi continue de douter de la réalité de sa candidature à la présidence du Front populaire ivoirien », a réagi Me Dakouri Sylvain Tapi.

 

Comme si cela ne suffisait pas, Me Emmanuel Altit, avocat principal de Laurent Gbagbo, a cru bon d'envoyer un courrier au Tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau pour souligner que la signature de son client n'est pas « une imitation mal maîtrisée ».

09:29 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

lundi, 29 décembre 2014

SIMONE GBAGBO ET LA JUSTICE DES VAINQUEURS

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Le procès de Simone Ehivet Gbagbo et de ses 82 compagnons d’infortune n’aurait jamais dû s’ouvrir ce vendredi 26 Décembre 2014, parce que tous les signes extérieurs de l’organisation matérielle de la salle d’audience manifestaient un parti pris évident du pouvoir contre les présumés coupables.

Un fait, un seul, démontrait à l’ envi que Alassane Dramane Ouattara mettait sur le billot la tête des Pro-Gbagbo, dans un procès d’assises déséquilibré et inéquitable. Or la cour était supposée être neutre, indépendante et libre. Voilà qu’une mise en scène agressive, martiale, presque mortifère a été organisée pour impressionner le personnel politique incriminé mais surtout pour marquer la puissance de l’Etat contre les Pro-Gbagbo sans défense dans ce prétoire dont tous les actes à partir de maintenant vont être dirigés contre eux. L’élément important de cette mise en scène grotesque, est le fait d’avoir installé le tribunal, ses Juges et ses Jurés au milieu d’un décor totalement recouvert d’un Drapeau National.

La force de la justice ivoirienne est-elle devenue subitement si insuffisante au point d’être obligée de chercher à s’appuyer sur les couleurs ORANGE BLANC VERT de l’Emblème National ?

Le glaive et la balance sont-ils si peu sûrs de leur fait cette fois pour être obligés de demander l’appui du Drapeau National, signe de ralliement de tous les enfants de ce pays ?

Voilà qu’au lieu de laisser aux enfants de Côte d’Ivoire le choix de se ranger sous les couleurs nationales pour y rechercher quelques réconforts et protection, c’est la justice elle-même qui cherche refuge dans ce cocon protecteur de l’Etat ! Dans ce pays tout commence à marcher sur la tête. Que fait ont de la séparation des pouvoirs ? La conclusion à tirer de cette situation déplorable est que notre justice est aux ordres.

Or nous sommes des Républicains et nous voulons absolument la respecter parce qu’elle compte en son sein des hommes et des femmes remarquables qui méritent considération. La justice de ce pays ne peut avoir besoin de protection sous aucune forme. IL LUI SUFFIT D’ÊTRE JUSTE.

Les avocats de Simone Gbagbo auraient dû soulever cette exception qui nous ramène à une époque plutôt dramatique, même quand les drapeaux du troisième Reich étaient agrémentés par NABUCCO, l’effrayante musique de GIUSSEPE VERDI. Si ce tribunal veut respecter les présumés coupables et protéger les droits de la défense, ce méga drapeau orange blanc vert doit disparaitre de cette salle d’Audience.

Ceux qui poursuivent les PRO-GBAGBO prétendent sans gène qu’ils appliquent "la justice des vainqueurs". Quand on est vainqueurs on n’a pas peur, on n’a pas besoin de se cacher derrière le drapeau National en l’opposant aux soi-disant "vaincus" pour se donner de l’assurance.

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO

ANCIEN DÉPUTÉ A L’ASSEMBLÉE NATIONALE

EN EXIL AU GHANA

Le 28/12/2014

 

17:07 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

CÔTE D’IVOIRE/CONFIDENTIEL:UNE VISITE CHEZ SORO FATALE AU COMMANDANT FRCI « TRACTEUR »

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La nuit de son enlèvement musclé par plus de 200 hommes lourdement armés et encagoulés, le «commandant FRCI »Tracteur rentrait selon nos informations d’une rencontre nocturne avec Soro Guillaume et d’autres militaires, entre 23H et 1H du matin. Tracteur est aussi très proche de Wattao, l’ex chef d’état major adjoint de la rébellion, envoyé récemment « en exil » au Maroc par le ministre ivoirien de la Défense, le chef de l’Etat Alassane Ouattara  

 

Connectionivoirienne

 

LE COMMANDANT « TRACTEUR » EST UN PROCHE DE SORO

 

On le sait. Le chef de guerre arrêté il y a quelques jours à son domicile d’Attoban s’appelle Traoré Salif dit commandant « Tracteur ». C’est lui qui occupait la résidence de Marcel Gossio sise à la Riviéra 3. Mais ce que de nombreux Ivoiriens ignorent, c’est que Traoré Salif est un chef de guerre proche de Soro Guillaume. Lors de la visite du président de l’Assemblée nationale dans la région du Goh en août 2013, c’est le commandant ‘’Tracteur’’ qui jouait le rôle d’aide de camp du patron des Forces nouvelles. Et selon certaines sources, c’est sa proximité avec Soro Guillaume qui pousse le pouvoir à le soupçonner d’être de mêches avec les soldats grévistes du nouveau camp d’Akouédo. Assurément la guéguerre Soro-Hamed Bakayoko nous réserve des surprises.

 

Le Quotidien

11:28 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg