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mercredi, 29 octobre 2014

LA CPI DÉSAVOUE FATOU BENSOUDA

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L’annonce de la candidature de Laurent Gbagbo à la présidence du Front populaire ivoirien (Fpi) fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de son parti, de l’opinion nationale et internationale.

Sur le sujet, la Cpi a déclaré dans un courriel qu’elle n’est pas l’autorité compétente pour répondre à la question. «La Cpi est une institution indépendante et purement judiciaire. La Cpi n’intervient pas dans les questions d’ordre politique. Il appartient aux autorités du pays concerné d’appliquer ou d’interpréter leur Constitution et leurs lois. La Cpi n’est pas l’autorité compétente donc pour répondre à cette question », a répondu, hier, dans un courriel, l’Unité des affaires publiques de la Cpi. Si la Haye ne semble pas être opposée à la candidature de Laurent Gbagbo, est-ce que le ministère de l’Intérieur validera les résultats du Congrès s’il venait à être élu à la présidence du Fpi ?

Pour rappel, après son élection en 2000, Laurent Gbagbo a démissionné du poste de président du Fpi, comme le disent les textes de son parti. L’article 54 de la Constitution stipule également que «les fonctions de président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de tout emploi public, de toute activité professionnelle et de toute fonction de dirigeant de parti politique». C’est conformément à ces textes que Laurent Gbagbo a rendu le tablier de président du Fpi, redevenant un militant de base.

 

Le Mandat 

15:20 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

CPI-LIBERTÉ PROVISOIRE/ BENSOUDA BRANDIT LA CANDIDATURE DE GBAGBO AU FPI

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De plus en plus, la candidature de Laurent Gbagbo à la tête du Front populaire ivoirien (FPI) est évoquée par certains membres du FPI. Récemment, Michel Gbagbo, son fils ainé avait même indiqué être favorable à cette idée.

 

Cependant, cette campagne pour une élection de Laurent Gbagbo au Congrès du parti en 2015 pourrait faire plus de mal que de bien au natif de Mama.

 

De fait, Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI) estime que cette situation est un motif pour justifier le maintien en détention de l’ancien président ivoirien. « Le Procureur note que le Fpi a créé un comité chargé de la « Coordination des actions pour la libération du président Gbagbo ». Le Secrétaire national a été nommé en août 2014 pour présider ce comité (…). Selon un rapport des médias, lors d’une réunion tenue dans le village de M. Gbagbo à Mama, plus de 40 secrétaires fédéraux du parti ont proposé la désignation de Laurent Gbagbo en tant que président du parti lors du prochain congrès, et également en tant que candidat pour la présidentielle de 2015 (…). Le Procureur observe également que le Fpi a publiquement et politiquement plaidé pour la libération de M. Gbagbo. Le Procureur soutient qu’une telle influence politique sur le  processus judiciaire est inappropriée  et que des considérations politiques ne devraient pas être perçues comme pertinentes pour la question judiciaire du maintien en détention de M. Gbagbo. L’Accusation soutient  qu’en vertu de l’article 58 (1) (b) (i) et (ii) du Statut de Rome, le maintien en détention est nécessaire », a écrit la Gambienne dans un communiqué publié hier, mardi 28 octobre 2014 par la Cour.

 

Notons que c’est le 4 novembre prochain que la Cour va se prononcer sur la mise en liberté ou non de Laurent Gbagbo.

11:22 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

USA : AU PRÉSIDENT COMPAORE ET SES PAIRS. WASHINGTON INSISTE « DEUX MANDATS ET C'EST FINI ! »

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L'administration américaine dirigée par le président Barack Obama reste catégorique : en Afrique, les présidents se doivent de respecter la constitution qui leur a permis d'accéder au pouvoir.

 C'est Linda Thomas-Greenfield, Sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines qui a tenu à le rappeler à ceux qui, en Afrique ont décidé volontairement de l'oublier : « Deux mandat et c’est fini ». Cette piqûre de rappel intervient alors qu'au Burkina Faso, le président Blaise Compaoré a décidé de rempiler une nouvelle fois en modifiant la constitution de son pays. Chose qui ne semble pas plaire à l'administration Obama.

 Obama s'était déjà, lors de son premier mandat opposé à la volonté de certains chefs d'état africains de s'éterniser au pouvoir. Il avait alors retenu la formule : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes ». Mais plusieurs années après sa déclaration au Ghana, certains font encore la sourde oreille. Si il est vrai qu'une ingérence extérieure n'est pas toujours recommandable, il n'en est pas moins que la plupart de ces éternels présidents utilisent les moyens de l'état pour arriver à leurs fins.

 D'ici 2016, plusieurs pays africains organisent des élections présidentielles avec des présidents sortants normalement incapables, d'après la constitution en vigueur dans leur pays, de se représenter. Les peuples des pays concernés doivent davantage s'investir sur le plan légal pour empêcher ces présidents d'accéder au fauteuil éternel.

 

La Nouvelle Tribune

10:43 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg