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jeudi, 31 juillet 2014

POUTINE, LE TEMPS DE LA REVANCHE EST VENU

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Le premier sur le terrain remporte la mise et une personne comme le président Barack Obama qui a grandi sous les tropiques d’Hawaï et d’Indonésie devrait le savoir bien mieux que son homologue russe, Vladimir Poutine de Leningrad. L’empressement avec lequel Obama s’est rué pour prendre très tôt la tête de la guerre de propagande sur l’Ukraine par rapport à Moscou donne presque l’impression qu’il espérait qu’une telle tragédie se produise. Jusqu’à présent, il n’a eu aucune conversation téléphonique avec Poutine – pas même pour établir certains faits avant toute chose.

 

C’est tout le contraire pour la Chancelière allemande Angela Merkel et les deux chefs d’Etats les plus affectés par la tragédie de ce malheureux avion malais – le Premier ministre néerlandais Mark Rutt et le Premier ministre malais Najib Razak. En fait, Rutt a déjà discuté à deux reprises de cette tragédie avec Poutine et ils se sont mis d’accord sur la suggestion de ce dernier d’ouvrir une « enquête indépendante et équitable » sur le tragique événement de Donetsk, menée par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale avec la participation de « toutes les parties concernées », et, dans l’attente, d’exiger « un cessez-le-feu inconditionnel et immédiat » en Ukraine de l’Est.

 

Obama acceptera-t-il une telle approche ? Merkel et Razak ont tout deux été immédiatement d’accord avec Poutine. Or, un cessez-le-feu en Ukraine est la dernière chose qu’Obama a en tête, avec le vive-président Joe Biden qui presse constamment le Président Petro Porochenko d’aller de l’avant dans la répression militaire contre la région rétive et rebelle de Donetsk, afin que d’une manière ou d’une autre un point de non-retour soit atteint dans les relations entre la Russie et l’Europe, dont l’équilibre est pour le moins délicat.

 

Certes, Moscou a perdu la guerre de propagande vis-à-vis de Washington. On en revient à la période de la Guerre Froide. Les USA ont toujours eu des kilomètres d’avance sur l’Union Soviétique en matière d’opportunisme – que ce soit durant la crise des missiles à Cuba, en Afghanistan ou le Dr Jivago de Boris Pasternak.

 

Pour moi, la Russie est à la faute ici. C’est ce qui arrive à une maison divisée. Tout observateur chevronné a pu s’apercevoir que Moscou a été tiraillé dans des directions opposées par ceux que l’on appelle les « occidentalistes » et ceux que l’on appelle les « orientalistes », ces derniers étant en retrait. La crise ukrainienne devrait être un signal d’alarme. Le fait est que l’histoire n’est pas finie et que la Russie ne pourra jamais faire partie du monde occidental. Elle est trop grande, trop différente, trop puissante et ingérable. La présence de la Russie dans la maison européenne serait un défi au leadership transatlantique des Etats-Unis et remettrait en cause la raison d’être de l’Otan, et avec elle l’euro-atlantisme comme leitmotiv des stratégies mondiales des USA.

 

Il est grand temps que les « occidentalistes » au sein des élites moscovites réalisent que ce à quoi ils s’accrochent n’est qu’une chimère. Il n’y a aucun précédent dans l’Histoire où les USA ont jamais traité un autre pays – y compris la Grande-Bretagne – sur un pied d’égalité. Par conséquent, le destin de la Russie est dicté par le besoin de consolider sa position en tant qu’acteur mondial indépendant. Elle a la capacité de le faire, mais, hélas, la volonté et l’intérêt de discerner qui est un allié potentiel et qui ne l’est pas lui fait trop souvent défaut.

 

Cela fait de l’appel téléphonique, [samedi dernier], du Président iranien Hassan Rouhani à Poutine une chose des plus intéressantes pour un observateur de la Russie. Bien sûr, Rouhani n’a pas abordé l’Ukraine. Il aurait été surprenant qu’il le fasse.

 

Certes, c’est un moment poignant dans les relations russo-iraniennes. Le Kremlin a dû coopérer avec l’administration Obama dans l’esprit de la (tristement) célèbre « réinitialisation » américano-russe pour faire pression sur l’Iran et isoler ce pays à un moment où Téhéran avait le dos au mur. Bien sûr, c’était à un moment où les « occidentalistes » à Moscou faisaient la loi et qu’ils débordaient de confiance, pensant qu’ils avaient un accord avec Obama, en montrant sans retenue qu’ils partageaient les valeurs américaines. Pour eux le monde entier semblait tourner à l’heure américaine.

 

A présent, la roue a fait tour un complet. La réinitialisation s’est avérée être une farce macabre que l’administration Obama a jouée à ceux du Kremlin. Et la plus grande ironie de toutes est que la Russie est aujourd’hui traitée avec une avalanche de sanctions par les Etats-Unis, à moins qu’elle n’agisse de façon appropriée vis-à-vis de l’Ukraine, de façon très similaire au traitement subi par l’Iran jusqu’à l’année dernière.

 

Et pourtant Rouhani n’a pas abordé l’Ukraine avec Poutine. Mais il a laissé à Moscou de quoi réfléchir. Le fait est que la Russie est tout simplement un ami sincère et un partenaire stratégique de l’Iran à ce moment précis où les discussions entre les Etats-Unis et l’Iran sont finalement prêtes à avancer. Moscou peut prendre l’avantage sur les Etats-Unis et rendre des coups aux partisans de la guerre froide à Washington là où ça fait le plus mal.

 

Il est assez évident que l’avantage américain dans les négociations avec l’Iran faiblit. Un retour en arrière (avant que les pourparlers directs n’aient commencé) est impossible ; une frappe militaire contre l’Iran n’est pas réaliste ; si les pourparlers n’aboutissent pas, Téhéran reprendra son programme nucléaire à pleins gaz. En somme, l’Iran a rompu l’encerclement par les Etats-Unis. C’est la signification de la date limite du 20 juillet pour trouver un accord sur le nucléaire. Il n’y a rien d’autre à dire.

 

A présent, ce que la Russie peut faire est de faire des confettis avec le régime des sanctions américaines contre l’Iran en procédant simplement à étendre à leur pleine capacité ses relations avec ce pays – que ce soit dans le domaine de l’énergie ou en matière de coopération de défense. Après tout, l’argument de la Russie a tout du long été qu’elle se conforme uniquement aux sanctions des Nations Unies. Pour le dire simplement, mettre en pratique ce que prêche Moscou. Par ailleurs, ce sera également la chose correcte à faire vu sous l’angle des relations d’affaires – être à Téhéran avant les entreprises américaines.

 

On peut le dire autrement : obliger les Etats-Unis à négocier dans l’urgence avec l’Iran qui a le soutien total de la Russie. Il n’y a aucune confrontation ici avec les Etats-Unis de la part de la Russie, d’autant plus que la Russie ne fera que renforcer et élargir ses relations avec un pays ami.

 

Le fait est que les Iraniens donneront du fil à retordre aux Américains. Il n’y a aucune chance pour que Téhéran renonce à ses énormes actifs qui représentent des centaines de milliards de dollars, que les Etats-Unis ont confisqués dans le sillage de la chute du Shah ; c’était un vol manifeste. Les Iraniens n’oublieront jamais non plus que les Américains ont délibérément abattu un avion civil iranien en 1988 – sachant parfaitement bien qu’il s’agissait d’un avion civil – tuant 300 personnes à bord.

 

J’ai commencé à m’occuper de l’Iran pour la première fois en 1989, lorsque j’étais un diplomate de carrière, et je me suis rendu dans ce pays de si nombreuses fois que je suis incapable de dresser toute la liste de mes visites dans ce pays. Si je connais bien l’Iran, je peux aller jusqu’à affirmer : Rouhani est venu en aide à Poutine à un moment capital de la politique mondiale de notre époque.

18:49 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

VICTIMES DE DÉCHETS TOXIQUES ET ÉLÈVES EAUX ET FORÊTS MARCHENT SUR LA PRÉSIDENCE

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Le front social en ébullition Le Plateau, centre des affaires de la capitale abidjanaise était en ébullition hier avec la marche des victimes des déchets toxiques sur la Présidence de la République, ainsi que le sit-in des élèves officiers, sousofficiers et ingénieurs des Eaux et Forêts au même endroit. Tout a commencé vers 7 h. Dans le but de connaître le délibéré de l’affaire concernant le détournement des 4,658 milliards qui leur étaient destinés, les victimes des déchets toxiques ont pris d’assaut le palais de justice aux premières heures de la matinée. Elles étaient encadrées par un dispositif sécuritaire ayant encerclé le palais. Aux environs de 9h, dès le début de l’audience, les victimes sont déçues d’entendre que l’affaire est reportée au 11 novembre, soit au retour des vacances judicaires. La présidente du tribunal, Mme N’Dri, a justifié le report par le recours demandé par un des avocats d’Access Bank devenue (ndlr : actuel Afriland Firts Bank) mais aussi par la volonté de comparaître de Moto Esaïe, président de l’association des victimes des déchets toxiques créée par Gohourou Claude, afin de dire sa part de vérité. Il n’en fallait pas davantage pour que les victimes, suspectant des interférences politiques, décident de façon spontanée d’organiser une marche sur la présidence de la République. Cela sous une pluie battante. Brandissant une banderole géante, les manifestants criaient à tue-tête, « Bictogo voleur, Koné Cheick voleur » tout en faisant mouvement vers le palais présidentiel, précisément du côté de l’entrée faisant face à la maison de la presse d’Abidjan (MPA). Après y avoir passé plus d’une demi-heure, ils ont été sommés de quitter les lieux par les forces de l’ordre qui les ont stoppés à cette entrée. Rencontré au milieu des manifestants, Charles Koffi, le porte-parole des victimes s’est dit déçu de la justice ivoirienne. Il a indiqué ne pas comprendre comment un procès où les prévenus sont reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés puisse être repris. Il voit à travers ce report, une manoeuvre de Koné Cheick Oumar pour ne pas que la vérité soit dite. Opposé à toute reprise de ce procès, le leader des victimes a menacé d’investir à nouveau, dans les prochains jours, le Plateau, les jours de tenue des conseils des ministres afin que ce problème soit porté devant le président de la République pour que solution y soit trouvé une fois pour toutes. Pour rappel, c’est 1er juillet dernier que s’est déroulé le procès des victimes des déchets toxiques. Le parquet, ayant estimé que les faits reprochés aux prévenus étaient établis, avait requis 20 ans d’emprisonnement contre les nommés Gohourou Claude François, Digbeu Léocadie et Koné Cheick Oumar. A l’Ex- Accès Bank, il a été demandé de payer 21 milliards aux victimes des déchets toxiques pour avoir participé au blanchiment de l’argent qui leur était destiné. Pendant que les victimes de déchets toxiques quittaient les lieux sous haute surveillance policière, de leur côté, les élèves officiers, sous-officiers et ingénieurs des Eaux et Forêts, qui, depuis le matin avaient investi le parking du palais présidentiel pour manifester subissaient le même sort. Ces mécontents des promotions de 2006- 2013 ont été repoussés jusqu’au niveau du jardin public du Plateau. Djenoi Lucien, élève-officier, expliquera que : « à travers cette manifestation nous réclamons notre intégration pure et simple à la fonction publique ». Selon lui, depuis 2006, les élèves Eaux et Forêts qui sont sortis des écoles de formation, au nombre de 1000, n’ont pas encore été intégrés à la fonction publique. « Nous avons exposé cette situation à nos autorités hiérarchiques et même au Premier ministre qui a promis le 5 septembre 2013, donner une suite favorable à notre préoccupation. Mais, contre toute attente, le ministre de la Fonction Publique vient de décider de recruter seulement 188 agents des Eaux et Forêts pour les intégrer à la fonction publique et ce, après un test. Nous refusons de passer un test d’intégration », a-t-il poursuivi. Le jeune leader dit ne pas comprendre que l’Etat puisse les former pendant trois ans et ensuite exprimer des difficultés à les recruter alors que plus de 1000 ex-combattants peu outillés au maniement des armes et à la protection de la forêt, sont formés à la halte et insérés dans les fichiers de la fonction publique.

 

Source: Aujourd'hui

17:37 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Eric Cantona s'adresse à François Hollande dans une vidéo

 

L'ancien footballeur invite François Hollande à lire une lettre concernant le conflit israélo-palestinien qui lui est adressée par Edwy Plenel sur Mediapart.

Dans une vidéo publiée sur internet, l'ancien footballeur français Eric Cantona demande à François Hollande de consulter une lettre d'Edwy Plenel intitulée «Palestine: Monsieur le Président, vous égarez la France», dans laquelle le fondateur de Mediapart dénonce «sept erreurs» commises par le président de la République par rapport au conflit à Gaza.

«Monsieur le président, cher François Hollande, si cela n'est pas encore fait je vous invite vivement, expressément, à lire la lettre d'Edwy Plenel, sur le site Mediapart, qui vous est adressée. Si vous aussi comme moi avez été sensibles à cette lettre, faites-la circuler, faites-la partager, filmez-vous, pour demander au président François Hollande de la lire expressément», déclare Eric Cantona filmé devant un mur.

Une vraie-fausse candidature aux présidentielles de 2012

Ce n'est pas la première fois que l'ancien milieu offensif de l'équipe de France et de Manchester United s'exprime en public sur des sujets de société et de politique. En 2010, le «King» de 48 ans, devenu acteur, incitait dans une interview à retirer son argent des banques. «La révolution, aujourd'hui, se fait dans les banques. (…) S'il y avait 20 millions de gens qui retirent leur argent, le système s'écroule». Une mobilisation qui avait finalement fait un flop.

Puis à l'occasion des présidentielles de 2012, Eric Cantona avait écrit aux maires de France afin de récolter les 500 parrainages qui lui auraient permis de se présenter aux élections: «Je suis un citoyen engagé. Cet engagement m'impose aujourd'hui de prendre la parole, plus gravement qu'à l'accoutumée, mais aussi avec un sens aigu de ma responsabilité, à l'heure où notre pays est au devant de choix difficiles et déterminants pour son avenir». En réalité, il ne s'agissait pas d'une vraie candidature et cette sortie médiatique, orchestrée avec la Fondation Abbé-Pierre, visait à mettre au centre de la campagne présidentielle les problèmes de logement.

 

15:27 Écrit par Lavane Murphy dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg