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mardi, 19 novembre 2013

DISCOURS DU PRÉSIDENT AFFI N'GUESSAN A KOUIBLY


«Un pouvoir qui s’installe dans la violence et se bâtit sur le sang est forcément maudit. Il ne peut donc prospérer. Et tout le monde le voit, le pays est tombé. Rien ne marche. Il n’y pas l’argent pour tout le monde. On dit que l’argent travaille. Mais il travaille où ? Quel est ce travailleur dont on ne connait pas le bureau et qui ne rentre jamais à la maison pour que la famille le voie? En réalité, ils ont mis la Côte d’Ivoire en faillite. Le pays est tellement tombé bas qu’ils vont demander crédit au Congo. Ça, ce n’est pas la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo. C’est pour aller prendre crédit au Congo qu’ils ont fait ce qu’ils ont fait ? C’est la honte ! Mais Dieu a décidé de réhabiliter notre pays. Et l’amour est en train de triompher de la haine. C’est pourquoi Dieu nous a libérés. Et si Dieu a permis qu’on nous mette en prison pour qu’il nous libère par la suite, c’est pour que notre discours soit crédible. Nous n’avons aucune haine en nous. Nous avons pardonné à Mourou Ouattara pour tous les sévices qu’il nous a fait subir à la prison de Bouna. Nous avons aussi pardonné à Alassane Ouattara qui nous a arrêtés et nous a livrés à Mourou Ouattara. Je lui tends la main pour la réconciliation. Notre pays ne peut s’installer indéfiniment dans la violence. Nous sommes condamnés à nous réconcilier. Pour cela, Alassane Ouattara doit faire preuve de lucidité, de sagesse et de responsabilité en posant des actes qui favorisent la réconciliation. Le premier de ces actes, c’est la libération de tous les prisonniers politiques avec en tête le président Gbagbo et son retour en Côte d’Ivoire. C’est la clef de la vraie réconciliation. C’est aussi le retour apaisé de tous les exilés politiques » « Alassane Ouattara a trompé tout le monde. C’est un affabulateur. Il nous a fait croire qu’il avait la solution aux problèmes du pays alors qu’il est lui-même le problème de la Côte d’Ivoire. Il a surtout trompé le Pdci, le Rdr et les ex-rebelles et dozos. C’est donc le moment des choix, chers frères du Pdci, du Rdr et vous aussi les ex-combattants. C’est le temps de la réconciliation pour remettre notre pays sur le chemin du progrès. Le Fpi a pris les devants en proposant les états généraux de la république. Rejoignez-nous car c’est dans ce cadre que les problèmes nés de la crise peuvent trouver des solutions dans la vérité. Vous aussi, les ex-combattants, vous voyez vous-mêmes qu’on s’est servi de vous pour rien. Vous n’avez rien eu. C’est dans le cadre des états généraux de la république que votre situation peut être réglée » « Nous n’allons pas laisser le pouvoir dans les mains de ceux qui ne savent pas gouverner. Sinon notre pays va sombrer définitivement »


(Source Notre Voie)

15:24 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

lundi, 18 novembre 2013

Declaration du FPI : La Chambre Préliminaire I de la CPI retient en otage le président Laurent Gbagbo

 

Le 11 novembre 2013, à la surprise de la Direction du FPI, la Chambre Préliminaire I de la CPI a conclu que, « malgré l’amélioration de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, la détention de M. Gbagbo est encore nécessaire pour garantir sa comparution de devant la Cour et veiller à ce qu’il ne fasse pas obstacle à l’enquête ou à la procédure judiciaire ».

Selon le même communiqué de la CPI, « concernant la mise en liberté provisoire sous conditions, la Chambre n’examinera pas cette possibilité jusqu’à ce qu’elle reçoive toutes les informations nécessaires sur l’état de santé de M. Gbagbo. Par conséquent, la Chambre ordonne au Greffe et à la Défense de soumettre d’ici le 2 décembre 2013 un rapport sur ce qui a été fait jusqu’à présent pour traiter ses problèmes de santé. Une fois ce processus terminé, la Chambre examinera la possibilité d’accorder une mise en liberté provisoire sous conditions. »

Comme pour préparer l’opinion à cette décision, quelques jours plus tôt, « à la requête de la procureure de la CPI, la Chambre Préliminaire I a décidé la suspension du calendrier de présentation d’éléments supplémentaires, préalablement établi par la décision d'ajournement faisant l’objet d’un appel du Procureur, en attendant qu’un autre calendrier soit fixé par la Chambre préliminaire, dès que la date de l'arrêt de la Chambre d'appel sera connue ».

L'Analyse du FPI

En prolongeant anormalement la détention du président Laurent Gbagbo, la CPI donne de la justice internationale l’image d’un traquenard. Sinon, comment comprendre que le juge qui avait délivré une opinion dissidente lors de l’audience de confirmation des charges soit le seul en charge de l’examen des revues périodiques à 120 jours pour le maintien de Laurent Gbagbo en prison ? Comment comprendre que la Chambre Préliminaire I n’ait pas pu faire examiner le président Laurent Gbagbo [pourtant à sa disposition dans la prison de La Haye] pour qu’elle rende une décision sans connaitre son état de santé et qu’elle demande un délai nouveau à cet effet ?

La Direction du FPI, qui a toujours placé beaucoup d’espoir en l’équité de la Justice, note aujourd’hui que ni les arguments judiciaires pertinents de Me Emmanuel ALTIT, ni l’incapacité de la Procureure  à  produire les preuves suffisantes pour confirmer les charges qu’elle dit avoir contre Laurent Gbagbo, ni les impératifs de paix et de réconciliation en Côte d’Ivoire n’ont été assez pertinents pour justifier la mise en liberté provisoire du président Laurent Gbagbo, au motif « qu’il pourrait fuir et/ou pourrait faire obstacle à l’enquête ».

La Direction du FPI rappelle que lorsque son pays a été attaqué, dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002 par la rébellion de Soro Guillaume, le président Laurent Gbagbo était en mission en Italie. Au lieu de s’enfuir, le président Gbagbo, au péril de sa vie, est revenu immédiatement auprès de son peuple pour organiser la résistance. Mieux, en dépit des bombes des forces franco-onusiennes déversées sur sa résidence officielle en avril 2011, Laurent Gbagbo est demeuré présent à son poste jusqu’à son arrestation. Pourquoi celui qui, au péril de sa vie, a toujours fait face à l’adversité fuirait-il une justice pour laquelle il se bat depuis plus de 40 ans ? 
Pour preuve, de 2000 à 2011, durant sa gouvernance, la justice ivoirienne n’a jamais subi la moindre pression de la part du président Laurent Gbagbo. Du reste, chaque fois que cela s’est avéré nécessaire, il a instruit lui-même le procureur de la République à l’effet de rechercher les preuves de certains crimes allégués. Et nul, en Côte d’Ivoire, ne peut donc affirmer aujourd’hui que Laurent GBAGBO a tenté [même une fois] d’étouffer un scandale ou un crime incontestable. Alors, sur quel fait certain le juge unique de la Chambre Préliminaire 1 se fonde-t-il pour affirmer que Laurent Gbagbo pourrait faire « obstacle à l’enquête ou à la procédure judiciaire » s’il était provisoirement libéré ? Que craint-on en réalité ?

Au regard de tant de circonvolutions à la limite du juridisme, la Direction du FPI constate à l’évidence que la CPI, faute de preuves suffisantes pour confirmer les charges qui pèsent contre le président Laurent GBAGBO, use de subterfuges pour le retenir dans les liens de la détention préventive. Tout se déroule comme si, convaincu de la culpabilité de Laurent Gbagbo sans preuves suffisantes, la CPI se donne indûment le temps de garder à disposition « son coupable ». Or, au nombre des règles qui en assure l’équité, la justice pénale est assise sur des principes universels de protection des droits du prévenu : il est réputé innocent tant que sa culpabilité n’est pas prouvée. Dans le cas « le procureur de la CPI contre Laurent Gbagbo », la Direction du FPI constate que « le Président Laurent Gbagbo est présumé coupable », en flagrante violation des règles universelles et élémentaires de la justice pénale.

La Position du FPI

C’est pourquoi,

La Direction du FPI exige, ici et maintenant, la libération du président Laurent Gbagbo.

La Direction du FPI, qui n’a eu de cesse de calmer la colère et le ressentiment des militants et sympathisants du Parti, en appelle une fois encore au calme et à la retenue car « quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever ».

La Direction du FPI remercie infiniment


    Me Emmanuel ALTIT et toute son équipe pour le travail remarquable effectué et toujours en cours ;

    L’Union Africaine pour son soutien inébranlable à la cause continentale ;

    Les chefs d’Etat africains qui s’investissent dans la recherche de la paix en Côte d’Ivoire ;

    La Diaspora ivoirienne et africaine dont le soutien sans faille à la cause de Laurent Gbagbo n’a jamais fait défaut ;

    Tous les militants et sympathisants du FPI qui n’ont jamais cessé de croire en l’innocence du président Laurent Gbagbo

    Les 86% d’Ivoiriens qui souhaitent le retour de Laurent Gbagbo pour donner un coup d’accélérateur au processus de réconciliation.


Fait à Abidjan, le 17 novembre 2013

Le Secrétaire Général & Porte-parole


14:19 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

mardi, 12 novembre 2013

Me Norbert Tricaud ( avocat à la cpi):« C’est une décision pour préparer la libération de Gbagbo»

 

Contrairement aux apparences, les conclusions de la Chambre Préliminaire I de la CPI ce 11 novembre 2013 dans l’affaire Gbagbo, ouvrent une vraie brèche à la prochaine libération de Laurent Gbagbo. Joint au téléphone juste à l’énoncé de la décision, c’est ce qu’explique Maître Norbert Tricaud, spécialiste des arcanes de la CPI et membre de la défense du sénateur Congolais Jean Pierre Bemba…

LA LIBÉRATION SE POINTE A l’HORIZON

Selon l’avocat Français, la libération provisoire de Laurent Gbagbo serait presqu’acquise. Tout n’est plus qu’une question de forme. Etant entendu que sur le fond, Fatou Bensouda a échoué à produire des preuves supplémentaires contre Gbagbo. « Cette décision est une préparation psychologique pour aller à la libération de Laurent Gbagbo. La chambre laisse du temps au bureau du procureur pour mener des négociations afin de trouver un pays signataire du Statut de Rome afin que Laurent Gbagbo y soit transféré. Il faut donc comprendre que l’arrêté de la CPI de ce jour est une décision intermédiaire

pour préparer la libération de Gbagbo…» fera savoir Norbert Tricaud, l’avocat international.

Pour le défenseur du congolais Jean Pierre Bemba, la vraie question qui se pose aujourd’hui est de trouver un pays signataire du statut de Rome pour y transférer Laurent Gbagbo étant entendu que la CPI ne voit plus d’un bon œil les pays Africains qui se sont manifestés pour accueillir l’ex-président Ivoirien. Pour le bureau du procureur, ces nations seraient sous influence de la récente grogne de l’union Africaine contre les pratiques de la CPI, mais surtout presque « contaminés » par la décision du Kenya de se retirer du Statut de Rome. En clair, la CPI a peur de perdre son colis Laurent Gbagbo en cour de route. D’ici au 02 décembre donc, ça va négocier fort et serré c’est sans doute pourquoi les juges de la CPI veulent reculés pour mieux sauter.

source : eventnewstv

10:08 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg