topblog Ivoire blogs

jeudi, 31 octobre 2013

L’imam El Hadj M. T. Bombonsiba (103 ans) persiste « Dans le plan de Dieu, Gbagbo arrive !».

 

 



El Hadj Mamadou Traoré dit «Bombonssiba», 103 ans, a dirigé la mosquée d’Adzopé pendant plus d’une décennie . Dans un entretien à Notre Voie, le 25 septembre dernier, il avait prédit la libération de Laurent Gbagbo.
Le guide religieux récidive.

Notre Voie : Depuis un certain temps, la libération du Président Laurent Gbagbo n’est plus un sujet tabou à la Cour pénale internationale (CPI). Ce qui suscite en ce moment des tractations et autres manœuvres à tous les niveaux. Quel est le regard du religieux et du visionnaire que vous êtes, sur la question ?
El Hadj Mamadou Traoré : Je l’avais déjà prédit le mois dernier et j’insiste aujourd’hui encore : Dieu a déjà décidé que le moment est venu pour lui d’agir en faveur de la libération du Président Gbagbo, en vue de mettre fin à la souffrance du peuple ivoirien. A la CPI comme partout ailleurs, Dieu est maintenant au contrôle. Les signes sont désormais perceptibles. Le dossier concernant le Président Laurent Gbagbo échappe désormais aux humains. Les hommes ont fait leurs jugements et ont montré leurs limites. Dieu a pris le dossier en main.

N. V. : Quels signent le prouvent-ils ?
M. T. : Voyez autour de vous, vous-même. Aujourd’hui, tous les ennemis de la Côte d’Ivoire sont pris de honte. La sérénité ne semble plus habiter nos gouvernants. Ceux qui étaient chargés de condamner systématiquement le Président Gbagbo s’embrouillent désormais sur la question. Il y a plusieurs mois en arrière, la libération du Président Gbagbo n’était même pas à l’ordre du jour tant à la CPI et dans les rangs de tous ceux qui sont trempés dans ce vaste complot international. Si on parle de cette libération sans gène aujourd’hui, c’est que le moment n’est plus loin. C’est d’ailleurs ce qui explique les bruits rassurants qui courent en ce moment sur le sujet et que nous pouvons mettre pour l’instant sur le compte des rumeurs. Dans tous les cas, dans le plan de Dieu, le Président Gbagbo est en route pour venir parler aux Ivoiriens et non Ivoiriens qui habitent ce beau pays. Seulement, il faut que dès maintenant , nos compatriotes disposent leurs cœurs à aller au pardon, à la réconciliation véritable et à la paix.

N.V : Oui, mais pour la réconciliation, il y a un processus déjà en cours dans le pays…
M.T : C’est vrai. Mais, pour l’ampleur du drame qu’a vécu la Côte d’Ivoire, cette forme de réconciliation ne sied pas à la situation. En plus de cela, ses initiateurs sont mal placés pour s’adresser aux Ivoiriens. Sur la question, Dieu m’a révélé que dans cette histoire, c’est celui qui a été offensé et humilié publiquement qui pourra ramener la paix et la cohésion nationale. En réalité, c’est Gbagbo qui a été offensé et humilié publiquement. C’est ce que Dieu a retenu. Et donc, pour arranger la situation, Dieu a décidé que ce soit lui, Gbagbo, l’homme qui va réussir à réconcilier les cœurs en Côte d’Ivoire et garantir à ce pays, une paix durable et une stabilité politique. Gbagbo réussira cette réconciliation et une chose va étonner : Des musulmans d’ici et d’ailleurs qui avaient soutenu systématiquement les malfaiteurs trouveront la nécessité de se réconcilier avec Dieu. Et pour se repentir, ils choisiront la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro où ils trouveront que Dieu est encore plus vivant et présent que dans les mosquées. Notez-le bien. Cela va se passer ici en Côte d’Ivoire, sous le pouvoir de Laurent Gbagbo. C’est la volonté de Dieu. Elle va se manifester à tout prix. Ce n’est plus qu’une question de temps. Et ce temps n’est plus loin.

N.V : Dans ces conditions, qu’en sera-t-il du pouvoir actuel et de tous ceux qui sont à la base des malheurs que vit la Côte d’Ivoire depuis plus de 10 ans ?
M.T : Retenez-ceci : Chaque acteur, quel qu’il soit, subira le châtiment de Dieu à la dimension de la haine qu’il a voué pour le Président Gbagbo et pour la Côte d’Ivoire. Tous ceux qui ont hébergé ces malfaiteurs à un moment ou à un autre de cette crise, tous les quartiers et sous-quartiers d’Abidjan qui ont servi de base à ces malfaiteurs connaîtront des calamités naturelles de tous genres. Au moment où je vous parle, certains de ces malfaiteurs qui se disent désormais riches, sont en train de faire des démarches en vue de se trouver des terres d’asile le moment venu. D’autres, moins nantis, ont commencé à jouer le jeu, en vue de réintégrer la société ivoirienne comme des hommes saints. Mais Dieu regarde tout cela avec amusement car c’est peine perdue. Dieu les frappera en temps opportun.

N.V. : Vous ne répondez pas à la question concernant l’actuel pourvoir…
M. T. : Oh, vous savez, l’actuel pouvoir est lui-même conscient du sort qui lui est réservé. Car selon ce qui m’a été révélé par Dieu, un grand vent qui marque la fin d’un monde soufflera sur le pays et balaiera tout ce qui est impureté. Un monde nouveau naîtra pour les Ivoiriens avec le Président Gbagbo au pouvoir. Comme toute délivrance, celle que la Côte d’Ivoire vivra dans peu de temps sera difficile mais de courte durée. Et la tranquillité ainsi que la joie reviendront dans le pays pour toujours.

N.V : Comment l’Ivoirien doit-il se préparer psychologiquement à vivre cet autre événement ?
M.T : Le prophète Mahomet a dit dans le Saint Coran que lorsque la fin du monde approchera, le soleil se lèvera à l’Ouest et se couchera à l’Est. C’est ce que nous vivons à présent avec tout ce qui marche aujourd’hui à l’envers. Par ailleurs, tant que la panthère qui te poursuit ne s’est pas encore arrêtée, continue ta course en vue de sauver ta peau. Dans le cas contraire, tu es un homme mort.
Chacun doit tirer les leçons du passé et prendre ses précautions. Non pas pour tomber dans le piège de la vengeance systématique, mais pour décourager d’une manière ou d’une autre des âmes perdues qui se lanceront certainement dans leurs derniers actes de violence avant de sombrer.

Source: Notre Voie
Entretien réalisé par Patrice Tapé

10:29 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

mercredi, 30 octobre 2013

Laurent Gbagbo, ce n’est pas fini : le verdict de "la chance" en novembre



Juste après la décision de la Cour d’Appel de la Cour Pénale Internationale (CPI), ce matin, rejetant les moyens d’appel introduits par la Défense de Laurent Gbagbo en vue de la libération provisoire de l’ex-président ivoirien, nous avons joint Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cour.

Dans le mail qu’il nous a envoyé, Fadi Abdallah a relevé que la décision de la Chambre d’appel, aujourd’hui, est relatif à « l’appel de la défense contre une décision du 11 juillet de la chambre préliminaire sur la question du maintien en détention de M. Gbagbo ». Interrogé quant à la suite de cette affaire, étant donné que Laurent Gbagbo ne figure pas dans le programme officiel des audiences du mois de novembre, à la CPI, le porte-parole de la haute juridiction internationale a déclaré que « la chambre préliminaire rendra une décision sur la même question au plus tard le 11 Novembre 2013 ».

Cette décision pourrait ne pas faire l’objet d’une audience, à en croire Fadi. En effet, le porte-parole de la CPI n’a pas manqué de faire cette précision : « Il n’est pas nécessaire que ce soit en audience publique, la décision peut aussi être rendue par écrit seulement ». Cette décision de la Cour d’appel, qui suit celle rendue au sujet de la requête du vice-président William Ruto, toutes les deux négatives, peut-elle être vue comme une réponse de la CPI aux dirigeants africains qui, ces derniers temps ont haussé le ton contre la Cour ? Non! répond notre correspondant, indiquant que les actions de l’instance judiciaire ne sont sujettes à aucune action politique.

Il a estimé que « la Cour est une institution judiciaire indépendante, elle applique les règles de droit établis dans son Statut de Rome (qui a été rédigé et adopté par les États). La CPI ne peut entrer dans des débats politiques et ne prend pas ses décisions en réaction à des déclarations politiques, mais seulement en vertu des éléments de droit et de preuve présentés aux juges ».

Ceci dit, ce n’est pas encore fini pour Gbagbo qui aspire à la liberté. Il a encore une chance de sortir des geôles de Scheveningen où il a été incarcéré depuis novembre 2011. Ses partisans peuvent donc espérer.


Source : Autres Presses

11:49 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

lundi, 28 octobre 2013

Côte d'Ivoire : Tentative de diabolisation. Voici le dernier kata contre Gbagbo

 

 


Marketing politique de la haine. Un documentaire de propagande contre Gbagbo sort le 30 octobre
Un «consultant en communication» annonce la sortie d’un film à charge contre le premier président de la Deuxième République ivoirienne, alors que la CPI doit statuer sur une éventuelle mise en liberté provisoire. Une seule question vaut la peine d’être posée : puisqu’il est consultant, qui est donc son client - ou son commanditaire ?

Se présenter malhonnêtement comme un enquêteur impartial, brûlant de donner la parole à toutes les parties en présence, pour finir par jeter le masque en apothéose et trahir ses motivations premières par quelques maladresses évitables. Ainsi peut-on résumer la geste de Saïd Mbombo Penda, ancien journaliste de la BBC, d’origine camerounaise reconverti en «consultant en communication» basé à Abidjan selon son profil Twitter.
 Un «consultant en communication» qui gagnerait à être plus transparent sur l’identité des clients qui le paient. En effet, un peu de transparence sur cet aspect de son activité professionnelle aiderait les observateurs à se faire une idée sur une question inévitable : le documentaire qu’il vient de commettre sur le président Laurent Gbagbo, qui s’intitule assez pompeusement «Laurent Gbagbo, despote ou anticolonialiste… le verbe et le sang», est-il un film de propagande commandé par une officine quelconque, un documentaire militant et qui s’assume comme tel, ou une froide oeuvre d’impartialité détachée ? Bien entendu, les trois genres sont légitimes, mais il faut avoir le courage de le montrer sans ruser avec le public.

Saïd Penda fait mine de se comporter comme un Candide au pays des Eléphants qui se ferait raconter Gbagbo tel qu’en lui même «par des personnes qui l’ont bien connu». Comme pour donner des gages d’équilibre, il fait parler Toussaint Alain, ancien conseiller en communication du «portraitisé», et César Etou, patron du quotidien «Notre Voie».

Mais en réalité, celui qui structure idéologiquement le documentaire – et les téléspectateurs auront le loisir de s’en rendre compte – est l’universitaire camerounais Franklin Nyamsi, «nègre» officiel de Guillaume Soro dont il rédige les discours, avec (et aux frais de qui) il voyage. Et qui a fourni à son «patron» le concept d’«anticolonialisme dogmatique» qui se veut un parefeu aux accusations de servilité néocoloniale qui colle à la peau des tirailleurs de la Françafrique qui se recrutent au sein de l’actuel pouvoir ivoirien, aux affaires grâce aux missiles de Nicolas Sarkozy.

Des indices du parti pris flagrant

Quelques indices permettent de décrypter le parti pris brutal et la démarche biaisée de Saïd Penda. Et ils se trouvent notamment sur son compte Twitter. Alors qu’il est en plein tournage de son documentaire qui dit ne s’attacher qu’aux faits sans a priori, il «twitte» névrotiquement… contre Gbagbo et ses partisans, qu’il courtise par ailleurs pour ses interviewsprétexte.
 Le 25 août 2012, il écrit : «Partisans de Gbagbo: encore et toujours la même arrogance. Et pourtant... ». Il continue : «C'est à croire que les charniers et escadrons de la mort de son régime n'ont jamais existé. J'étais pourtant journaliste en Côte d'Ivoire… ». Et il finit en atteignant le point Godwin – le fameux moment où Hitler est convoqué. «Pas de quoi se désoler cependant. Même Hitler avait et a toujours des partisans... prêts à tuer et mourir pour lui». Aucune différence avec le plus sectaire des «adorateurs », donc.

Le 7 août dernier, il en remet une louche, glorifie la libération provisoire d’un certain nombre de cadres du FPI pour flatter Ouattara tout en faisant la moue. «Courageuse décision de libérer les prisonniers pro-Gbagbo. Les victimes semblent pas contentes. L'opinion a presque oublié qu'il en existe ». « Anticolonialisme et anti-impérialisme incompatibles avec la démocratie? Quelle trajectoire pour Lumumba et Nkrumah s'ils étaient toujours vivants», fait-il mine de s’interroger, comme pour criminaliser le légitime désir d’indépendance de l’Afrique.

Un casting déséquilibré et révisionnisme sur Duékoué

Abdoulaye Wade, Antoine Glaser, Franklin Nyamsi, Sidiki Kaba, Tiémoko Koné, Gilles Yabi, etc… Une fois qu’il a interviewé César Etou et Toussaint Alain, Saïd Penda donne la parole à toute une brochette d’analystes qui martèlent les théories auto-justificatrices de la «communauté internationale» et surtout de la France, qui n’a cessé d’imposer ses vues à l’ONU et au sein des « grandes ONG ». C’est son droit.
 Mais là où sa démarche commence à sentir très très mauvais, c’est quand, dans la logique de protection d’Alassane Ouattara et de son régime, il relaie le révisionnisme le plus nauséeux sur le massacre à caractère génocidaire de Duékoué Carrefour, perpétré en mars 2011 et toujours impuni. «Le massacre a été commis par les différentes communautés malinké, sénoufo, baoulé et les ressortissants de la CEDEAO – les Burkinabés et les Maliens – qui avaient assez souffert. Sinon, c’est pas les Forces républicaines d’Alassane Ouattara», ose ainsi Sylla Vazoumana, présenté comme le président des jeunes originaires du Nord de la Côte d’Ivoire à Duékoué, à qui la parole est complaisamment donnée.
 Faut-il rappeler à Saïd Penda qu’en l’occurrence, la vérité sort (aussi) de la bouche des victimes et des enquêteurs de terrain qui, comme ceux d’Amnesty International, ont conclu à la culpabilité des nervis armés (et protégés) du régime actuel ? Le révisionnisme est un sport de combat, mais c’est une entreprise perdue d’avance dès lors que le travail de mémoire est fait consciencieusement.

Philippe Brou

11:27 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg