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jeudi, 27 juin 2013

Situation sociopolitique : Le Fpi se prononce aujourd’hui

 

 

Sauf changement de dernière minute, le Front populaire ivoirien (Fpi), tiendra une importante conférence de presse ce matin à 11 h à son siège provisoire de Cocody Attoban (Qg de campagne du candidat Laurent Gbagbo). Selon des sources proches de la direction du parti, cette rencontre avec la presse sera consacrée à la situation sociopolitique du pays. Le principal parti d’opposition va, sans nul doute, aborder de nouveau les sujets majeurs qui dominent la vie nationale du moment. Il s’agira notamment du procès du président Laurent Gbagbo, injustement maintenu en prison à la Cpi malgré l’absence de preuves suffisantes pour justifier son procès, de la situation des prisonniers politiques du régime Ouattara et de la reprise annoncée du dialogue politique avec le gouvernement. Ces sujets, faut-il le rappeler, étaient au menu de la dernière session ordinaire du secrétariat exécutif du Fpi tenue le 20 juillet dernier et dont les conclusions ont été rendu publiques. S’agissant du procès à la Cpi, le parti créé par Laurent Gbagbo demande la libération sans condition de son leader vu la faiblesse du dossier d’accusation présenté par la procureure et qui se caractérise par la vacuité des charges retenues contre le prévenu. Le Fpi exige du gouvernement la libération des prisonniers politiques et la création d’un environnement propice à un dialogue politique serein, crédible et efficace. Cet environnement, selon Miaka Ouretto et ses camarades, doit être débarrassé des enlèvements, des emprisonnements, de la traque des militants de l’opposition et de la Justice des vainqueurs. Les échanges avec les journalistes permettront au Fpi de développer davantage ses différentes positions et d’évoquer biens d’autres questions d’intérêt national.

Jean Khalil Sella

Source : Notre voie

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Crise post-électorale: Koné Katinan fait des révélations sur le rôle de la France et de Christine Lagarde dans la « crise des banques » en Côte d’Ivoire


 

La crise postélectorale de 2010-2011 n’a pas encore fini de révéler ses secrets. Dans un entretien réalisé par Théophile Kouamouo, le fondateur du Nouveau Courrier, dans le cadre du projet Côte d’Ivoire Voices de Nicoletta Fagiolo, Justin Koné Katinan, ministre du Budget dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, dirigé par Gilbert Aké N’Gbo, raconte les méandres de ce qu’on l’a appelé « la crise des banques ». Une crise au cours de laquelle la France et les autres pays de l’UEMOA ont décidé de s’immiscer dans la querelle de légitimité qui opposait Gbagbo, investi par le Conseil constitutionnel, et Ouattara, autoproclamé président au cours d’une cérémonie surréaliste à l’hôtel du Golf, à la suite d’une parodie de proclamation de résultats provisoires de l’élection présidentielle faite à son siège de campagne par un président de la Commission électorale indépendante (CEI), en l’absence des commissaires de ladite Commission. Quelques phrases fortes de son témoignage.
- « Le 23 décembre 2010, des ministres se rencontrent à Bissau, et prennent une décision sous l’instigation de l’Elysée [il s’agit de la « transmission » de l’autorité sur les comptes de la Côte d’Ivoire à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest à Alassane Ouattara, alors retranché à l’hôtel du Golf d’Abidjan, ndlr]. Nous avons toutes les preuves selon lesquelles l’ambassadeur de France en Guinée-Bissau était présent pratiquement dans la salle. Un émissaire de l’Elysée était venu. Les ministres décident de contester la décision du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, et de choisir, eux, celui qui devait être « leur » président de la République. (…) Cela a été une agression inacceptable que l’on ne pouvait pas accepter. C’était illégal. Même la Conférence des chefs d’Etat, organe suprême de la BCEAO, ne pouvait pas prendre une telle décision. (…) Ils prennent une décision selon laquelle désormais ils ne reconnaissent pas la « signature de Gbagbo ». (…) L’Etat intervient à travers la direction générale du Trésor qui est la banque de l’Etat qui ouvre un compte à la BCEAO, géré par des fonctionnaires, des agents comptables publics (…) qui ne peuvent pas quitter leur poste s’il n’y a pas eu passation de charges. (…) On s’est dit que c’était un défi intellectuel et technique lancé à la Côte d’Ivoire (…) Le ministre de l’Economie et des Finances a saisi le gouverneur de la BCEAO, qui était notre compatriote, pour lui dire qu’ils n’ont pas compétence pour nous refuser ce droit. »
- « Trois ou quatre chefs d’Etat se sont réunis à Bamako [le 7 janvier 2011] et débarquent notre compatriote dont ils pensaient qu’il était notre complice alors que le pauvre n’avait pas de marge de manœuvre puisque la loi était pour nous. On le débarque et on nomme son adjoint. Nous savions que les choses allaient changer puisque son adjoint était l’homme de Blaise Compaoré. Il fallait que nous réagissions très vite. (…) Nous avons regardé la législation, et l’une des options qui nous étaient données était celle de la réquisition. Parce que nous n’avons pas nationalisé la BCEAO, nous l’avons réquisitionnée. Nous avons réquisitionné le personnel ivoirien de la BCEAO sur la base d’un délai qui date de 1964 et permet à l’Etat en cas de situation difficile de nature à perturber son fonctionnement de réquisitionner les nationaux pour travailler.
- La veille du jour où cette réquisition devait prendre effet, le nouveau gouverneur de la BCEAO a appelé tous les cadres pour leur dire de ne pas venir travailler. Nous sommes passés sur les antennes [de la RTI, ndlr] pour lire la réquisition et appeler au travail. Tenez-vous bien : ce jour-là, plus de 95% du personnel ivoirien est venu travailler – et parfois même d’autres Africains. Les gens pensent que la BCEAO a été forcée. Pas du tout. (…) Nous avons fait une réunion. Nous avons lu la réquisition. Quand nous l’avons lue, la salle a explosé de joie. Je savais que le président Gbagbo avait gagné les élections, mais ce jour m’a donné encore plus de convictions. Nous n’avions pas le droit de reculer parce que ces personnes étaient décidées à travailler.
- L’autre solution que Dakar a trouvé, c’est le système informatique. Tout est centralisé à Dakar. Les succursales nationales sont en relation avec Dakar par des canaux informatiques. Ils ont empêché aux banques d’avoir accès à leurs positions pour fonctionner. (…) Nous avons appelé le personnel et nous leur avons demandé de revenir au système de compensation manuelle.
- J’ai vu la Françafrique de mes yeux ! (…) J’ai vu comment nos systèmes financiers restent totalement sous domination de la France, dans l’intérêt exclusif de la France. J’ai vu qu’un seul fonctionnaire en France peut bloquer tout un pays. (…) J’ai vu la Françafrique le jour où Christine Lagarde m’appelle au téléphone.
- Allo, Monsieur le ministre Diby ?
- C’est de la part de qui ?
- Ici, le ministre Christine Lagarde.
- Mais ce n’est pas le bureau de Diby. Diby n’est plus ministre.
- Oui, c’était pour lui donner QUELQUES INSTRUCTIONS.
- Vous voulez donner des INSTRUCTIONS au ministre Diby ?
- Oui, nous avons quelque chose à nous dire.
- Monsieur le ministre Diby n’est plus ministre de l’Economie et des Finances. (…) Le ministre de l’Economie et des Finances s’appelle Désiré Dallo. Là vous êtes dans le bureau du ministre chargé du budget. Il s’appelle Koné Katinan. Le ministre Diby n’est plus ministre. Si c’est personnel, vous pouvez l’appeler sur son portable pour lui donner des instructions.
- Si nous n’avions pas eu les événements du 11 avril et si la BCEAO continuait dans sa logique, le 15 mai 2011 nous avions notre monnaie. Nous n’avions pas le choix, parce que nous aurions été à un certain moment en rupture de coupures d’argent. Parce que notre succursale de la BCEAO est alimentée à partir de Dakar, qui renouvelle les coupures. (…) Le système que la France avait mis en place pour nous asphyxier était d’empêcher la BCEAO de recycler la monnaie, afin que nous soyons en rupture de monnaie fiduciaire.
- La monnaie ivoirienne, contrairement à ce qu’on dit, aurait pu marcher. Je pense que l’une des raisons de la guerre réside dedans. La Côte d’Ivoire aurait eu sa monnaie et cela aurait entrainé toute la sous-région. (…) Quand vous avez 40% de la masse monétaire qui vient d’un pays, vous détenez forcément 40% de l’économie. Ou bien les choses adoptaient cette monnaie ou ils l’auraient utilisée comme devise : elle se serait imposée d’elle-même.
- Le problème que nous aurions eu (mais nous avions déjà trouvé la parade) était que nous anticipions que la France refuse de nous rétrocéder notre position nette dans leur Trésor qui était de 2 000 milliards de FCFA. »

LNC

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La Côte d’Ivoire sous Alassane Dramane Ouattara: La justice des vainqueurs et l’insécurité font fuir les investisseurs.

 


Depuis qu’il a été brutalement installé à la tête de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara nourrit l’obsession de faire venir en Côte d’Ivoire tous les investisseurs du monde. Du sommet du G8 à Deauville au récent séjour au Cameroun, en passant par la rencontre avec le patronat français (le Medef), la visite en Côte d’Ivoire de François Fillon et la réunion du groupe consultatif sur le financement du Programme national de développement (Pnd), le “Magellan national” distribue les invitations à la pelle à investir en Côte d’Ivoire. Alors, plus par curiosité que par respect, les hommes d’affaires font leurs bagages et débarquent sur les bords de la lagune Ebrié.

Le réseau des hôteliers de Côte d’Ivoire révèle que plus de 1500 porteurs d’affaires, déclarés tels sur les fiches de renseignements, ont franchi les portes de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny entre septembre 2012 et avril 2013. Sans compter ceux qui étaient déjà présents au pays juste après la prise du pouvoir d’Alassane Ouattara dans le sillage des intérêts français à préserver. Ils attendaient des opportunités claires pour investir. Mais, selon des enquêtes menées par des sources indépendantes, ils sont repartis pour la plupart pendant que d’autres attendent encore avant de se décider définitivement.
Au niveau du Cepici, on est confiant que la situation va s’améliorer, même si on souligne quelques appréhensions sur le climat sécuritaire. « On fait notre travail de faire venir les investisseurs. On les convainc d’investir en leur présentant toutes les opportunités. Le reste, c’est une décision personnelle», explique un agent.
Peut-on invertir sans crainte en Côte d’Ivoire ? On se rappelle encore cette sortie du vice-président du Medef international, Michel Roussin, à l’ouverture du forum Ubifrance. « Nous n’allons pas utiliser la langue de bois. Il y a des remarques que nous ferons aux ministres qui voudront bien nous recevoir. Nous ferons le compte rendu de nos rencontres, au retour dans nos provinces», a-t-il fait observer, à la tête d’une délégation de 70 chefs d’entreprises françaises. Ces propos traduisent, de toute évidence, la crainte des investissements français - et aussi tous les investisseurs - de faire des affaires en Côte d’Ivoire où il règne un climat d’insécurité généralisée. Et si Michel Roussin annonce un retour de consultation, c’est par prudence. Il veut surtout attirer l’attention d ses compatriotes sur les risques qu’encourent leurs entreprises s’ils investissent massivement dans le pays où la corruption s’érige en règle de fonctionnement dans le monde des affaires, où la justice est aux ordres, une justice des vainqueurs. « Il y a des besoins importants dans le pays. Mais il y a d’abord des problèmes à traiter en matière fiscale, judiciaire, sécuritaire », soutenait le président des chefs d’entreprises France-Afrique de l’Ouest, a lancé Marc Rennard.

Insécurité, corruption, dictature

De fait, la décision d’investir dans un pays tient compte de plusieurs facteurs. Dont les plus importants sont la situation sécuritaire et la manifestation de l’Etat de droit. Ce en rapport avec cette déclaration de l’Onu: « Dans le système des Nations unies, le concept d’État de droit désigne un principe de gouvernance en vertu duquel l’ensemble des individus, des institutions et des entités publiques et privées, y compris l’État lui-même, ont à répondre de l’observation de lois promulguées publiquement, appliquées de façon identique pour tous et administrées de manière indépendante, et compatibles avec les règles et normes internationales en matière de droits de l’homme. ».
Or, tous les observateurs de la vie sociopolitique ivoirienne s’accordent à dire que depuis la chute du président Laurent Gbagbo, des personnes sont détenues de manière arbitraire et torturées, pour le seul crime d’être de la majorité présidentielle ou sur des bases identitaires. Nombreux sont les prisonniers qui sont détenus sans jugement depuis plus de deux ans. 135 détenus militaires, 176 détenus civils croupissent sans jugement dans les geôles du régime.
Le statut de l’opposition est bafoué et aucune liberté de réunion extérieure ne lui est accordée. Le cas plus flagrant est l’arrestation du président par intérim de la jeunesse du Fpi, Koua Justin, par un commando censé lutter contre le grand banditisme, au siège provisoire de ce parti, au cours d’une réunion des cadres. La liberté de la presse est constamment menacée et des journaux, exclusivement ceux proches de l’opposition, ont même été interdits. Les domiciles privés des partisans de Laurent Gbagbo, après avoir été totalement pillés, sont par la suite réquisitionnés par les militaires de régime qui en font soit une caserne à torture soit une résidence privée. Au su des nouvelles autorités ivoiriennes qui se contentent de protestations de forme.
Il y a encore plus mauvais. Il y a cette insécurité créée par les supplétifs Frci et les chasseurs traditionnels dozo qui sont disséminées sur l’étendue du territoire et qui imposent leur loi. Ils dressent des barrages pour racketter, attaquent les populations et les domiciles avec les armes que leur ont distribuées les pontes du régime pour faire la guerre.. Ils attaquent aussi des barrages Frci pour se venger du pouvoir Ouattara qui les a jetés dans la rue après les avoir utilisés dans sa guerre pour parvenir au pouvoir.
La situation est « fragile », comme le qualifie l’expert indépendant de l’Onu, Doudou Diène. « La situation est fragile parce que ces institutions de l'Etat qu'on tente de mettre en place, et qui sont mises en place sur le plan formel, ont un manque de moyens pour exercer leurs responsabilités. Dans un certain nombre d'endroits, il n'y a même pas de prisons. (...) La police ou la gendarmerie n'ont pas de véhicules. Quand on signale une violation ou une violence quelque part, ils ne peuvent même pas y aller et, plus grave, ils n'ont pas d'arme », décrit-il dans un rapport remis à l’Onu.
Il y a pire. Tous les rapports des organisations des Droits de l’Homme soulignent l’existence d’une justice de vainqueurs. Rappelons-nous. Le 21 mai 2011, lors de son investiture à Yamoussoukro, Alassane Ouattara déclarait à la face du monde : «Plus d’impunités en Côte d’Ivoire, tous les responsables de crimes seront poursuivis quels que soient leur couleur, leur choix politique ou leur grade militaire». Ceux qui y croyaient ont applaudi des deux mains. Les autres, sceptiques, attendaient de voir. Finalement, malgré la multiplication de cet engagement, euphoriques et attentistes ont vu : Ouattara n’a pas dit la vérité. En Côte d’Ivoire, il existe bel et bien une justice des vainqueurs. On voit peu de signes concrets de cette justice impartiale qui a été promise. Pour Phlippe Bolopian, représentant de Human Rights Word auprès des Nations-unis, «la justice des vainqueurs ne permettra pas la réconciliation, elle ne permettra pas de rassurer les personnes appartenant ou étant sympathiques au clan Gbagbo. Il est temps de tourner cette page sombre de l’histoire de la Côte d’Ivoire et ça ne pourra se faire qu’au prix d’une justice vraiment impartiale et pas d’une justice de vainqueurs.» Et pour appuyer cette remarque «HRW exhorte la communauté internationale à peser de tout son poids sur les autorités ivoiriennes, pour qu’elles traduisent leurs paroles en actes». Pour l’Ong américaine, les partenaires de la Côté d’Ivoire dans l’Union européenne, la France et les Etats-unis devraient accroître leur pression diplomatique et établir un lien entre leur soutien financier et les efforts de justice impartiale. En filigrane, une invitation à mettre un embargo économique sur la Côte d’Ivoire. Surtout que pour Human Rights Watch , « la forte reprise économique » de la Côte d'Ivoire, ne doit pas faire oublier que « l'absence d'une justice impartiale et le non-traitement d’autres problèmes pourraient compromettre les perspectives à long terme de stabilité et de développement». Autrement dit, l’absence d’une justice impartiale menace la stabilité à long terme du pays.


Côte d’Ivoire, pays
à risques

Comment l’investisseur, national comme étranger, peut-il mettre son argent dans un système où la justice manque volontairement d’équité ? La mise en place d’un tribunal du commerce, brandi comme paravent, n’est pas la solution au problème de la partialité de la justice. Car un opérateur é&économique reste d’abord un citoyen, national ou étranger. Et ,à ce titre, il est passible de justice.
Comment un opérateur économique ivoirien peut-il avoir le courage d’investir quand il sait qu’il y a des supplétifs Frci qui peuvent lui ravir son affaire en toute impunité ? L’actualité regorge d’exemples d’entreprises qui ont été « visitées » par des hommes en armes et qui en sont repartis avec leur butin sans être inquiétés et dont on connaît pourtant l’identité.
L’environnement actuel des affaires en Côte d’Ivoire n’est pas favorable pour engager des investissements sûrs et rentables dans la durée. « il ne faut pas perdre de vue que le développement est impossible dans un environnement de conflit où l’unité nationale est mise à mal comme c’est le cas actuellement. Aucun investisseur n’ira mettre son argent dans un pays, où il y a des attaques armées au moins une fois par mois contre les forces de l’ordre censées assurer la sécurité des biens et des personnes. Avec les prisons qui sont attaquées par des groupes dont personne ne connaît l’identité, la Côte d’Ivoire n’est pas aujourd’hui une destination sûre pour les investissements, car nul ne sait comment la situation va se dégrader dans le pays », déclaration de Doumbia Major, ancien porte-parole des Forces nouvelles. Il sait de quoi il parle.

Source: Notre Voie

J-S Lia liasylve@yahoo.fr

10:47 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg