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vendredi, 31 mai 2013

Souvenir! Souvenir! En cette 68ème année du Président Laurent GBAGBO, voici un de ces messages à la nation ivoirienne.

MESSAGE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO A LA COTE D'IVOIRE.

 

 

Ivoiriennes,

Ivoiriens,

Mes chers compatriotes,

Chers amis de la Côte d’Ivoire.

Le vendredi 03 décembre 2010, le Conseil constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire a proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Ces résultats sont connus de tous, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

J’ai remporté le scrutin, avec 51, 45 % des suffrages. Je suis le Président de la République de Côte d’Ivoire.

Je remercie les Ivoiriens de m’avoir renouvelé leur confiance.

Conformément à l’article 39 de la Constitution, j’ai prêté serment, devant le Conseil constitutionnel réuni en audience solennelle au Palais de la Présidence de la République, le samedi 04 décembre 2010.

Le lundi 6 décembre j’ai nommé un premier ministre et le premier  conseil des ministres du nouveau mandat s’est tenu au Palais présidentiel le mardi 7 décembre 2010.

Le pays s’est aussitôt remis complètement au travail. Les mesures de sécurité, en vigueur durant le scrutin, sont levées ou allégées, dès le lundi. Les frontières sont rouvertes et les horaires du couvre-feu  aménagés. L’Etat fonctionne. L’économie est en route.

Durant tout ce processus je m’en suis tenu, scrupuleusement, aux règles établies par notre constitution. Et les Ivoiriens, dans leur immense majorité, ont choisi de suivre la voie de la légalité républicaine qui garantit le fonctionnement démocratique des institutions.

Je remercie les Ivoiriens pour leur attachement à notre patrie et aux institutions de la République.

Les troubles que l’on observe aujourd’hui en Côte d’Ivoire sont nés du refus de mon adversaire de se soumettre aux lois, règlements et procédures en vigueur dans notre pays.  

Je tiens donc pour responsables des tueries, des incendies et des pillages, perpétrés au cours de la marche insurrectionnelle du RHDP le 16 décembre 2010, ceux qui, à l’intérieur comme à l’extérieur, ont décidé d’agir contre les lois ivoiriennes. Ils nous font la guerre, non pas parce que nous aurions  empêché l’expression démocratique des Ivoiriens, mais parce qu’ils renient au peuple ivoirien son droit souverain de choisir lui-même ses dirigeants, de respecter les institutions qu’il s’est donné et de vivre dans un pays libre.

Selon les lois ivoiriennes, en effet, la Commission Electorale Indépendante (CEI), organise les élections et en proclame les résultats provisoires. Il revient au Conseil constitutionnel, et à lui seul, de proclamer les résultats définitifs.

L’article 59 alinéa 2 du code électoral stipule que la Commission Electorale Indépendante « procède aux opérations de collecte et à la proclamation des résultats provisoires, au niveau national et en présence des représentants des candidats. »

Dans une note circulaire en date du 13 novembre 2010, la  CEI elle-même, a indiqué que cette « proclamation des résultats globaux par le Président de la CEI se fait en séance publique en présence des Commissaires Centraux. »

Au lieu de cela, à quoi avons-nous assisté ? Le jeudi 2 décembre 2010, Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la CEI, se retrouve, contre toute attente, à l’hôtel du Golf, quartier général de campagne de mon adversaire. Là-bas, seul, sans les commissaires centraux ni les représentants des candidats, il a proclamé des résultats de l’élection présidentielle en violation de toutes les dispositions légales et réglementaires régissant la CEI.

Il est évident que ces résultats sont nuls et de nul effet. Et c’est en se fondant sur ces résultats que la communauté internationale déclare la guerre à la Côte d’Ivoire. Cela n’est pas acceptable et cela ne sera pas accepté.

La vérité c’est qu’à la fin du deuxième tour de l’élection présidentielle, la CEI n’a pas été capable de proclamer les résultats provisoires dans les délais prescrits par la loi, soit 72 heures après la clôture du scrutin. Elle a plutôt donné au monde entier, le spectacle affligeant d’une institution bloquée par ses contradictions internes, étant composée de représentants des partis politiques et de la rébellion armée. 

La CEI a failli. Il revenait au Conseil constitutionnel de se saisir du dossier. Ce qu’il a fait.

Je rappelle que la Commission Electorale Indépendante (CEI) est une  autorité administrative tandis que le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction de la Côte d’Ivoire. Les deux institutions ne sont pas comparables et il est illégitime de les comparer. Leurs décisions sont de natures différentes. Elles n’ont pas les mêmes fondements, ni la même portée.

Aux termes de l’article 2 du code électoral, les missions de la CEI sont d’assurer notamment :

 -   La garantie sur toute l’étendue du territoire national et à tous les électeurs, du droit et de la liberté de vote ;

 -   Le contrôle de la régularité du déroulement des opérations de vote, de dépouillement des bulletins de vote et de recensement des suffrages ;

 -   La collecte des procès-verbaux des opérations de vote et la centralisation des résultats ;

 -   La proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l’exception de l’élection présidentielle et du referendum pour lesquels la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel.

Mes chers compatriotes,

Chers amis de la Côte d’Ivoire.

L’élection du 28 novembre 2010 est bien une élection présidentielle. Il fallait attendre la décision du Conseil constitutionnel pour connaître les résultats définitifs et le nom du vainqueur. J’ai attendu que le droit soit dit.

Les troubles qui endeuillent aujourd’hui mon pays font suite aux déclarations tendant à faire croire que la qualité de Président de la République de Côte d’Ivoire peut échoir à une personne autre que celle qui est proclamée élue par le conseil constitutionnel.

Le bilan de ces troubles est lourd : Pour la seule journée du jeudi 16 décembre 2010, nous avons enregistré 20 morts dont 10 membres des forces de l’ordre, tués par balles. 

Je salue la mémoire de nos hommes, nos Forces de Défense et de Sécurité, tombés au champ d’honneur. Je salue la mémoire de toutes les personnes mortes au cours de ces journées de folie. Elles sont nos martyrs, les martyrs de la République. Elles sont mortes pour défendre la Constitution ivoirienne et les institutions qui l’incarnent.

Je souhaite prompt rétablissement à tous ceux et à toutes celles qui sont blessés.  Je souhaite du courage à ceux, et ils sont nombreux, qui ont vu leurs maisons pillées et incendiées.    

On veut nous terroriser mais il ne faut pas croire que les légalistes vont le céder à ceux qui ont pris la voie de l’illégalité. Ceux qui respectent la constitution et donnent leur vie pour la défendre ne vont pas le céder à ceux qui veulent saper les fondements de la République et de la démocratie.

Mes positions sur la conquête et l’exercice du pouvoir sont connues. Pour moi, il ne faut pas vouloir le pouvoir pour le pouvoir. On veut le pouvoir pour servir le peuple. Le pouvoir ne peut pas servir de moyen pour faire souffrir le peuple. Je ne veux plus que le sang  soit versé. Je ne veux plus de guerre. Je ne veux pas que le sang d’un seul ivoirien soit versé. Je ne veux pas d’une guerre en Côte d’Ivoire qui peut s’étendre aux pays voisins ou les affaiblir. 

Je suis donc prêt, dans le respect de la constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement données, à accueillir un comité d’évaluation sur la crise post- électorale en Côte d’ivoire. Ce Comité, dirigé par un représentant de l’Union Africaine, et comprenant des représentants de la CEDEAO, de l’UEMOA, de la Ligue Arabe, des Nations Unies, des Etats-Unis, de l’Union Européenne, de la Russie et de la Chine, aura pour mission d‘analyser objectivement les faits et le processus électoral, pour un règlement pacifique de la crise.

Ce Comité devra également comprendre des Ivoiriens de bonne volonté.

Je lance un appel à toutes les personnalités qui se trouvent encore à l’hôtel du Golf de regagner leurs domiciles. Personne ne les a contraints à se réfugier dans cet hôtel. Personne ne les empêchera d’en sortir. Elles sont libres de leurs mouvements.

J’appelle les Ivoiriens à la retenue. Nous avons demandé le départ de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et des forces françaises qui la soutiennent. Notre démarche s’est faite par la voie diplomatique. C’est par la voie diplomatique que nous entendons obtenir satisfaction sur cette exigence capitale, pour notre souveraineté.

Je demande aux jeunes de rester calmes. L’ONUCI et les Forces françaises partiront de Côte d’Ivoire mais nous ne voulons pas de morts inutiles. Nous avons encore tous en mémoire les douloureux souvenirs des événements de novembre 2004.

Aujourd’hui en 2010, comme hier en 2002, 2003, 2004, 2007, je tends la main du dialogue. Je tends la main à l’opposition, à Monsieur Ouattara, comme à la rébellion armée qui le soutient.

J’ai confiance en notre capacité à construire une nation dans la paix, la démocratie et la prospérité. Quittons le chemin de la guerre. Reprenons notre marche vers le progrès dans la paix.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Que Dieu bénisse les Ivoiriens !

Que Dieu bénisse l’Afrique !

Je vous remercie.


12:55 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

mardi, 28 mai 2013

Les crimes oubliés de l’ex-rébellion: Enfin la vérité sur le massacre des «danseuses d’adjanou »

 

Les populations de Sakassou ont payé un lourd tribut dans la crise du 19 septembre 2002. Sur dix personnes enlevées ce 2 décembre 2002, par les rebelles, dans les villages d’Assandrè et Assafou (département de Sakassou), une seule a eu la vie sauve : Koffi N’goran, une dame originaire d’Assandrè (Agnibonou-Kanouan). Les rebelles reprochaient à leurs victimes d’avoir exécuté la danse « Adjanou » (danse d’exorcisme des femmes en pays Baoulé et Agni) à leur arrivée dans les villages précités. Une action qui, selon eux, visait à leur lancer des sorts qui entraîneraient leur mort. Retour sur les crimes crapuleux de rebelles dans le Walèbo. Lumière sur des crimes dont personne (ou presque) ne veut parler.

 

Assandrè. Sans doute, le plus important regroupement de villages dans la sous-préfecture de Sakassou. Au nombre de onze villages rassemblés sur le même site depuis 1971, ces populations cultivatrices vivaient, dit-on, dans une harmonie exemplaire jusqu’à l’éclatement de la crise militaro-politique dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002.
Le 2 décembre 2002, selon des témoignages concordants, recueillis sur place dans le village, tout va basculer. Des rebelles du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI de Guillaume Soro) venus de Bouaké entrent à Agnibonou, l’un des villages d’Assandrè et celui de feu Amani Goly François, ancien directeur général des Impôts, sous le régime d’ Houphouët Boigny.

 

Les rebelles, selon les témoignages du village étaient en train de piller la résidence de M. Amani quand l’une des femmes, membres de la danse « Adjanou » a commencé à faire tinter la cloche, instrument qui, d’après les pratiques de l’ »Adjanou », invite du coup tous les autres membres à la danse. L’attitude n’est pas du goût des rebelles. Plusieurs coups de kalachnikov, aux dires des témoins sont tirés en l’air. C’est la débandade totale des populations dans le village. Les rebelles sont aux trousses des danseuses qui n’ont même pas eu le temps de se regrouper. Dame Koffi N’goran est capturée sous le prétexte que c’est elle qui aurait fait tinter la cloche. Une accusation qu’elle a rejetée lors de nos échanges avec elle. Aussi, pour les rebelles, cet acte précède-t-il des malédictions que ces danseuses d’ »Adjanou » proliféreront à leur endroit. Aux mains des rebelles, sous les regards impuissants des siens, dame Koffi N’goran est battue à sang, humiliée et séquestrée.
Interdit de danser de l »Adjanou »

 

Comme si cette bastonnade ne suffisait pas, les rebelles, selon les témoignages, l’amènent avec eux, dans leur base de Sakassou. Dans la soirée de sa capture, les rebelles reviennent avec l’infortunée à Assandrè et lui exigent de désigner toutes celles qui sont membres de l’ »Adjanou ». Toutes les danseuses ne sont plus dans le village. Chacune d’elles s’étant réfugiée dans la brousse. Pour les rebelles, c’est un refus d’exécuter leur ordre. Des nouvelles bastonnades s’ensuivent. Plusieurs balles de Kalachnikov sont tirées sur des toits, murs et sur d’autres biens dans des maisons.

 

À cette occasion, le vieux Kouadio Yao, plus connu sous le sobriquet de Sadjou, est arrêté. La raison ? Pour les rebelles, l’arrière de sa maison est contiguë au siège de l’ »Adjanou ». Pour eux, il ne fait guère aucun doute : c’est Sadjou qui a permis aux femmes du village d’installer  » l’Adjanou » qu’ils considèrent comme un dangereux fétiche.

 

Déterminés à montrer aux habitants du village que personne ne saurait les freiner dans leur élan (pillage de domiciles privés) encore moins les défier, ils arrêtent le vieux Sadjou, sa femme Kouassi Amenan, sa fille Moh Tanou et Kouamé Peubo, un vieillard, malentendant, cousin du vieux Sadjou. Tous sont amenés à Sakassou avec toujours dame Koffi N’goran.

 

A Assafou, village situé sur l’axe qui conduit à Assandrè, les rebelles marquent une halte, brutalisent des habitants, terrorisent la population et finissent par arrêter cinq danseuses d’ »Adjanou » sans motif valable. Sans motif valable ? En effet, l’argument avancé par les rebelles est surréaliste : « notre voiture à l’entrée de votre village s’est renversé et a causé la mort d’un de nos compagnons. C’est clair que ce sont les danseuses d »’Adjanou » qui ont fait ce coup par leur danse diabolique qu’elles exécutaient à notre passage», martèle à qui veut l’entendre, un membre du commando.

 

 

 

21 jours dans un conteneur.

 

« (.) Il fait nuit, je ne sais pas. Il fait jour, je ne sais pas. (.) ». Ce bout de propos est de dame Koffi N’goran. En effet, enfermée pendant trois semaines dans un conteneur, elle n’a eu la vie sauve que grâce à une connaissance résidant à Bouaké.

 

« C’est grâce à une parente qui était venue vérifier sur le terrain, le fait que des personnes ont été enlevées dans le village d’Assandrè, que j’ai eu la vie sauve. En me voyant assise à même le sol, elle a poussé un grand cri d’étonnement en me posant ces questions : Eh ! N’goran es-tu ici aussi ? Depuis quand ? Sans attendre la réponse, elle accourut en ville pour appeler un frère. Celui-ci est venu sans tarder sur les lieux. C’était au carrefour de Béoumi-Sakassou, dans les environs du village de Tchêlêkro. Il a demandé avec instance de me libérer et sur place. Et au chef rebelle de répondre que cette dame sera exécutée dès ce soir comme les premiers avec qui elle est arrivée d’Assandrè et Assafou. À l’issue de tractations, mes parents acceptent de payer 50000 Francs CFA exigés par les rebelles. Ce sont sur les conseils du même chef rebelle qui ne voulait plus que je retourne à Assandrè que je suis allée à Yamoussoukro. Le corps couvert de blessures infectées et traumatisées, j’ai longtemps résidé et, continue de résider dans la capitale politique du pays auprès d’un frère », confie dame Koffi N’goran.

 

En effet, notre passage à Assandrè a coïncidé avec la période des obsèques du frère chez qui dame Koffi N’goran a trouvé refuge à Yamoussoukro.

 

 

 

 

Minakro, la terre des exécutions.

 

Minakro est un village à proximité de Bouaké. Notre interlocutrice le situe sur l’axe routier Bouaké-Katiola. Des renseignements pris avec dame Koffi N’goran et vérifiés à Bouaké confirment la position géographique de ce village. Ils sont cinq au village d’Assafou et quatre à Assandrè, qui ont été sommairement exécutés par les rebelles de Bouaké conduits par le commandant N’Toh Julien, alors chef de guerre de la zone de Sakassou.

 

Aussi, a-t-on apprit que ce dernier est mort en 2004. Son remplaçant, Bakary « Djan » (le grand) qui est resté à ce poste jusqu’à la fin de cette rébellion ivoirienne a perdu la raison. Il vit à Bouaké. Nos tentatives de le rencontrer se sont heurtées à des volontés contraires à nos besoins. Mieux, une source qui a requis l’anonymat nous a conseillé la méfiance.  » Attention, cher frère. N’oubliez pas la réalité de la calebasse vide de la poudre de piment », a-t-il évoqué. Comme pour dire que bien que le conflit ait pris fin, les velléités de représailles, de la part des ex-rebelles, demeurent intactes.

 

 

 

Quelles actions pour les Walèbo ?

 

Vengeance, réparation, silence. ? Que doivent faire les parents de victimes ? Des hommes et des femmes sont morts. Tués par la rébellion dont Guillaume Soro Kigbafori, député de Ferkessédougou, actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, en était le numéro un, le secrétaire général. Il est vrai que dans les réalités des peuples africains, le cadet du méfait suprême est le pardon. Ce que le temps moderne ne réfute point. Cependant, dans un pays organisé comme la Côte d’Ivoire, il y a un véritable problème du droit qui se pose. Les spécialistes du droit parleront de dédommagements. Aussi, faut-il engager des actions en justice pour y parvenir. Des ressortissants du village d’Assandrè, avec qui nous avions échangé avant notre départ dans ce village, confirment l’inexistence de la moindre action entreprise auprès de tribunaux ; par les parents de victimes. Pis, l’État de Côte d’Ivoire n’a jusque-là rien fait pour réaffirmer son rôle de protecteur de l’ensemble de tous ceux qui vivent dans son territoire. Cependant, dans nos investigations, nous avons découvert que le chef principal (le chef des onze chefs) d’Assandrè, Kouakou Kouamé et Yao Attoungbré Zéphirin, instituteur de son état et témoin des faits, ont été entendus par un juge de Première Instance au niveau du Tribunal d’Abidjan.

 

Ils ont été entendus et rien de plus. Sans en donner l’impression, les habitants d’Assandrè et d’Assafou, en ont encore gros sur le coeur, onze ans après ces assassinats qui ont endeuillé leurs villages. Des crimes qui seront passés par pertes et profits ? il faut espérer que non.

 

Brussi Kouano

 

 

 

Source: Lebanco.net

17:06 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

DÉCLARATION DU président en exercice de l'Union Africaine (UA), le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn,



La Cour pénale internationale (CPI) mène une sorte de chasse raciale en ne poursuivant que des Africains, a affirmé lundi le président en exercice de l'Union africaine (UA), le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, après la clôture du sommet des chefs d'Etat de l'organisation à Addis Abeba.

Lors de la création de la CPI, l'objectif était d'éviter toute sorte d'impunité, mais désormais le processus a dégénéré en une sorte de chasse raciale, a-t-il déclaré, à l'issue d'un sommet qui a réclamé le transfert à la justice kényane des poursuites engagées par la CPI contre les président et vice-président kényans, pour crimes contre l'humanité.

Les dirigeants africains ne comprennent pas les poursuites contre ces présidents (les deux chefs de l'exécutif kényan), je pense donc que la CPI doit bien voir qu'elle ne devrait pas pourchasser des Africains, a-t-il poursuivi devant la presse.

Uhuru Kenyatta et William Ruto, élus respectivement en mars président et vice-président du Kenya, sont poursuivis par la CPI pour leur rôle présumé dans l'organisation des terribles violences ayant suivi le scrutin présidentiel de décembre 2007 au Kenya.

Ces violences s'étaient rapidement muées en affrontements entre communautés, accompagnés de meurtres brutaux, viols et mutilations, faisant plus de 1.000 morts et des centaines de milliers de déplacés en quelques semaines.

Le procès d'Uhuru Kenyatta doit commencer le 9 juillet à La Haye, siège de la CPI. Celui de William Ruto aurait dû débuter ce mardi, mais a été reporté sine die début mai.

99% des inculpés de la CPI sont Africains, cela montre donc que quelque chose est biaisé au sein du système de la CPI et nous contestons cela, a poursuivi le Premier ministre éthiopien.

Depuis sa création, la CPI a en fait inculpé une trentaine de personnes, tous des Africains, pour des crimes survenus dans huit pays d'Afrique (République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Soudan (Darfour), Kenya, Libye, Côte d'Ivoire, Mali).

Mais les enquêtes ouvertes en RDC, Centrafrique, Mali et Ouganda l'ont été à la demande des Etats concernés, parties au Statut de Rome, fondateur de la CPI. Les affaires concernant le Darfour et la Libye - non signataires - l'ont été à la demande du Conseil de sécurité de l'ONU, tandis que le procureur de la CPI s'est autosaisi sur les dossiers kényan et ivoirien.

La CPI avait autorisé en 2010 le procureur à engager des poursuites en raison de l'inaction des autorités kényanes en vue d'établir les principales responsabilités dans les violences post-électorales de fin 2007-début 2008.

Plusieurs chefs d'Etat africains ont récemment accusé la CPI de cibler exclusivement des Africains.

11:26 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg