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lundi, 13 août 2018

Bouaké : Des policiers en colère

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Les fonctionnaires de Police fraîchement affectés pour la plupart dans la ville de Bouaké (340 km au nord d’Abidjan) ne sont pas, du tout contents. Ils sont même en colère au regard, selon eux, de leurs piteuses conditions de travail.

En effet, ces policiers sont ceux qui ont été présentés et installés pompeusement au nouveau commissariat de Broukro, le 6e dans la ville de Bouaké, le vendredi 20 juillet 2018, par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, en présence du maire Djibo Youssouf Nicolas.

« Ils nous ont simplement offert des bureaux. C’est tout. Il n’y a ni électricité ni eau courante. Dès 17h45mn, nous prenons les dispositions pour fermer le commissariat. Nous sommes exposés à n’importe quel petit délinquant. Et ce n’est pas normal ! », s’est emporté l’un d’eux, le mercredi 8 août 2018, par téléphone. Il a ajouté que cette colère est partagée par la plupart des personnels qui « veulent travailler dans de meilleures conditions »

A cela, s’ajoute l’emplacement de ce 6e commissariat, qui n’est pas du goût de ces fonctionnaires. « Il est mal situé puisqu’il n’est pas loin des autres commissariats. Il aurait fallu l’ouvrir vers le corridor nord, route de Katiola. Sinon, nous pensons que nous sommes plus à un poste de Police que dans un commissariat », a expliqué un adjudant.

Rappelons que selon des sources sécuritaires, le commissariat de Broukro est bâti sur un espace de 1600 m2, et aurait coûté 49 millions de Fcfa. Il est doté d’une cellule pour hommes, une autre pour les femmes. Il a également cinq bureaux, deux secrétariats, une armurerie et une salle d’attente.
Les mêmes sources précisent que ce 6e commissariat de Bouaké est le seul qui ne sera pas loué, au contraire des cinq autres arrondissements de la ville qui sont logés dans des bâtiments privés baillés par l’Etat.

 

Auteur: Linfodrome

14:40 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Côte-d’Ivoire: Simone Gbagbo interrompt toute visite avant “un message à la Nation”

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Après sa première sortie, Simone Gbagbo très attendue pour un discours plus solennel de sortie de prison.

Elle avait déclaré qu’elle souhaitait ne pas parler ce jour-là (mercredi 8 aout 2018) parce que pour qu’elle dise ce qui est dans son ventre, il faut que ça passe par le tamis de Sangaré. Elle s’était alors permis un petit “commentaire”.

Ceux qui critiquent ses premiers mots estiment :

– Qu’elle n’a pas évoqué l’époux encore en détention, Laurent Gbagbo et elle a tracé le canevas à suivre pour “le combat”:

– Qu’elle ne devrait pas adouber Sangaré afin d’être celle par qui l’unité au Fpi doit revenir
– Qu’elle a fait un speech qui ne concerne que son seul camp, le Fpi là où elle aurait dû laisser transparaître sa disposition à être un vecteur de réconciliation nationale
– Qu’elle doit proscrire les termes comme ”combat” qui ont une connotation guerrière.

Pour sa prochaine sortie, prenant en compte toutes les bonnes critiques qui sont faites, nul doute que Mme Gbagbo qui, dit-on, a interrompu les visites durant une semaine pour prendre quelques jours de repos, saura se rattraper pour séduire au-delà de son camp comme elle l’avait démontré lors de sa première comparution devant la cour d’assise.

 

11:30 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Côte d'Ivoire: Le FORSCI (société civile) présente un avant-projet de loi sur la réconciliation nationale

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Le Forum des organisations de la société civile ivoirienne (FORSCI) a présenté son avant-projet de loi sur la réconciliation, au cours d’un atelier de validation dudit texte, samedi après-midi, à la Maison de la presse d’Abidjan.

Cet avant-projet de loi, a pour objectif, selon Mme Pullchérie Gbalet, présidente du FORSCI pour « d’apporter la contribution du Forum à l’épineux problème de la réconciliation, qui pour les politiciens est beaucoup plus un slogan qu’autre chose ».

« Depuis le 24 décembre 1999, la Côte d’Ivoire, notre pays, traverse d'incessantes crises institutionnelles, politiques et militaires qui ont fini par la plonger dans une instabilité chronique. Ces crises ont négativement impacté les différents compartiments de la vie politique, économique et sociale, et par conséquent la vie de tous les citoyens », a relevé Mme Gbalet dans son discours d’ouverture de l’atelier.

A l’approche des échéances électorales de 2020, a-t-elle poursuivi, « le contexte est inquiétant car de graves menaces sur la paix sociale se font déjà observer avec une absence de dialogue entre le gouvernement et l’opposition, une division au sein des principaux partis politiques … ».

« C'est dans ce contexte de ressentiments et de rancœurs que toute la classe politique prépare 2020. Si nous voulons que 2020 ne soit pas aussi tragique que 2010, nous devons réagir et nous ne devons pas compter sur les autres pour le faire, encore moins les politiciens », a ajouté Pulchérie Gbalet.

Selon l’exposé des motifs du texte qui comporte quatre Titres composés de trente-huit articles, « cette proposition de loi relative à la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire, vient prendre en compte les attentes de la majorité des Ivoiriens qui réclament la fermeture de ce paragraphe douloureux de la Nation qui tarde ou peine à refaire son unité ».

« Le Titre premier porte sur la définition des concepts portant sur la réconciliation nationale, le Titre II est relatif à la mémoire nationale, le Titre III porte sur l’Amnistie générale et le Titre IV est relatif à la création d’une Autorité pour la réconciliation, à la mise en d’un fonds spécial dédié à l’indemnisation, à la réparation des préjudices et à la solidarité nationale en faveur des victimes des crises successives intervenues en Côte d’Ivoire », explique l’exposé des motifs.

Après des amendements faits par les participants (une cinquantaine) issus de partis politiques, syndicats, mouvements associatifs.., l’atelier a recommandé une séance de consolidation prévue le samedi prochain avant le dépôt du texte sur la table du parlement.

HS/ls/APA

10:38 Écrit par Lavane Murphy dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg